285/2013 - L'argent et l'argent du beurre!

Publié le par JaneDo


Samedi, 12 octobre 2013  - 285/2013 - L’argent et l’argent du beurre!

Samedi, j’avais des trucs à faire, alors durant la journée, je n’ai pas beaucoup pensé à Pascal. Ma puce dormait chez sa copine ce soir, et lundi matin, la maman à Alizée les conduisait au Camp d’Equitation en Valais. Entre deux, Kaya avait rendez-vous avec son petit copain en ville. J’attendais son appel pour l’emmener chez Alizée. J’avais quelques courses à faire aussi. Ensuite, le soir, on m’a demandé d’aller jouer aux cartes.

Pascal avait déjà un truc ce soir, alors, j’ai été jouer aux cartes. Ce soir, je n’ai pas eu de chance aux jeux, alors je ne devais pas être cocu! Pendant la soirée, Pascal m’a demandé si je ne voulais pas aller chez lui. Je lui ai dit que j’avais quelque chose. Il a eu l’air d’insister, alors en rentrant, j’ai préparé quelques affaire, après avoir déposé Tchoy, et j’ai été chez Pascal.

J’ai drôlement bien fait. Vers 4h du mat, Pascal a appelé pour me demander si j’étais chez lui. Je pense que si je n’avais pas été là, il aurait probablement dormi ailleurs. 20 minutes plus tard, il est arrivé sur les chapeaux de roues. Et il avait envi de faire l’amour. Pas de blabla, c’était à l’horizontal direct. Mince, j’adore son toucher. J’aime. J’ai toujours l’impression d’être au bord de l’évanouissement dans ses bras, il est si tactile.

C’est dingue, j’aurai pu être chez lui, mais endormie! Ne pas entendre mon natel! Dire qu’il a appelé à passé 4h du matin!  Comme s’il savait d’avance que je l’attendrais, que je serais encore réveillée à poireauter…

Je lui ai dit que c’était comme s’il avait été allumé toute la soirée par une autre nana et qu’il était rentré se soulager. Pascal a éclaté de rire. Il m’a dit que toute la soirée, au contraire, il était détendu, pas du tout stressé, qu’aucune fille ne pouvait l’atteindre, parce qu’il y en avait une qui l’attendait à la maison. Qu’il avait passé une bonne soirée avec ses potes, et   qu’il était content et impatient de rentrer.   Que c’était chouette de savoir que quelqu’un l’attendait.

Bon! Vrai ou pas, ça m’a fait plaisir.

Sur le coup, je lui ai demandé ce qu’il avait fait, où il avait été, avec qui et tout. Il n’a pas fait beaucoup de difficulté pour me raconter. C’était sympa. J’ai cru comprendre qu’il y avait des nanas avec eux. Je soupçonne ses copains d’essayer de le maquer avec quelqu’un d’autre. Ou pour attirer les filles.

Puis, sans que je ne demande rien, Pascal m’a dit qu’il était chez Maud hier soir quant j’ai appelé. Qu’il s’amusait de voir ce qu’elle fera, jusqu’où elle ira. Pascal n’avait pas beaucoup aimé sa manière de parler de moi, ou d’essayer de me rabaisser. J’ai voulu savoir s’il croyait ressentir quelque chose pour elle. Pascal a hésité.

  • Au début, elle m’a tout de suite plu, c’est vrai. Mais… Il y a des choses que j’aime pas trop chez elle… Je ne sais pas exactement quoi, mais je n’aime pas sa manière de mépriser tout un chacun. De les prendre de haut…

Wahhh, ça, ça me faisait drôlement plaisir de l’entendre. Pascal n’était pas si aveugle, ni un idiot. Tant mieux. J’ai préféré ne pas lui rappeler les invitations qu’elle lui faisait, en précisant de ne pas nous emmener avec lui. Ça c’était plutôt insultant. J’avais eu l’impression qu’il se laissait faire, et marchait dans son jeu. En plus, Pascal s'était fait la réflexion que Maud était la copine à Elodie, et elle n’avait aucun scrupule à lui faire un enfant dans le dos.

Là aussi, j’avais pensé qu’il n’avait rien vu. J’étais vraiment contente de voir que l’homme que j’adore n’était pas un imbécile. J’étais très fière de lui. Rassurant aussi de savoir que je pouvais presque lui faire confiance. Il n'était pas obligé de me raconter qu'il était chez Maud hier soir.

  • Si t’es sûr de ne pas te prendre au jeu et de tomber dans ses filets, tu peux faire ce que tu veux avec elle. Je te soutiendrais à 100%.

Pascal a penché la tête de côté avec un petit sourire, puis il m’a attiré contre lui. Argh, son petit sourire énigmatique. Tellement charmant et sexy. J'avais envie de le manger tout cru.

  • Je n’étais pas sûr que tu comprendrais… Je ne savais pas si j’allais t’en parler ou pas. Surtout que, au début, elle m’attirait vachement. Elle me plaisait beaucoup. Mais, je ne voulais pas tout gâcher entre nous. J’ai eu des moments où je me demandais vraiment ce que j’allais faire… Ou ce que j’étais prêt à sacrifier… Ou s’il n’était pas temps que j’essaie de voir ailleurs ou si je voulais tenter de vivre autre chose.
  • Aïe… Alors t’étais prêt à me lourder?
  • Je sais pas… Je crois que non justement…
  • Ouf alors!

Pascal riait. Mais il a dit que ce qu’il y avait entre nous était précieux. Qu’on ne tombait pas une nana comme moi tous les jours. C’était rassurant d’entendre ça. C'était un sacré compliment.

Après un moment, il a quand même dit qu’il y avait des moments où il était tenté de tirer un trait sur le passé et de recommencer à zéro. Qu’il naviguait souvent entre deux chaises et que c’était inconfortable. J’ai compris qu’il subissait beaucoup de tentation, que parfois il succombait. Mais qu’en fin de compte, je crois que ce qu’il voulait, quelque part au fond de son inconscience, c’était tout avoir; l’argent et l’argent du beurre.

Il voudrait me garder, être sûr de ne pas me voir partir, mais pouvoir tout expérimenter, tout tenter, tout avoir.


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