286/2013 - Petit tour au paradis!

Publié le par JaneDo


Dimanche, 13 octobre 2013  - 286/2013 - Petit tour au paradis!

Après avoir passé des heures à faire l’amour, j’étais au bord de la folie. Vaincue, lovée dans ses bras, j’avais de la peine à retrouver mon souffle. J’étais repue, et heureuse. Comblée. Aussi un peu fatiguée.

Mes yeux piquaient, et je commençais à bailler à m’en décrocher la mâchoire. J’ai voulu partir. Je croyais que Pascal dormait et je voulais rentrer. Peut-être parce que, je voulais lui manquer au réveil.

  • Tu va où comme ça?
  • Heum… Je dois rentrer.
  • Pourquoi? Non, reste. Je ne veux pas que tu partes.
  • Pascal…

Il me tendait la main. Il me suffisait de m’y accrocher. Mais, c’était peut-être un peu trop facile, non? Il veut et je m’exécute?

J’ai répété que je devais rentrer, mais le coeur n’y était plus. Je voulais laisser ma faiblesse prendre le dessus et retourner me lover dans ses bras, au chaud. Me coller à lui, le respirer, le toucher, apprécier de sentir sa respiration sous ma joue. J’ai fait demi-tour en secouant la tête.

Pascal a sauté du lit. Il était en boxer. Mon coeur a loupé un battement, puis un autre. Qu’est-ce qu’il est beau! C’en est presque douloureux. Quant avait-il mis son boxer? Je ne me le rappelle même pas.

Avant que j’aie pu faire un pas, il m’a entouré de ses bras et poser son menton sur mon épaule. Il me susurrait à l’oreille de rester avec lui, tout en me faisait de petits bisous dans le cou. Rhhh, mon coeur n’arrêtait pas de louper ses tours de pulsations. Quant il m’a retournée face à lui pour m’embrasser, j’ai perdu la partie. J’ai fondu et perdu tout envie de me battre. Aucune envie de m’arracher à sa tendresse, ses baisers, ses bras. Pascal a souri, il savait qu’il avait gagné.

Une journée entière à larver au lit, devant la télé. Le temps était complice; pluvieux et froid. On faisait l’amour au gré de nos envies. Il suffisait d’un baiser, d’une main qui s’égare…

J’ai entendu les vas et vient de Thomas à l’étage. Je sais qu’il est venu voir si on déjeunait ensemble. Mais on n’a pas quitté notre chambre, sauf pour se ravitailler. C’était de rapides excursions, à pieds nus. Juste le temps de préparer un plateau, du café, quelques gaufres, des pancakes.

Pascal s’est occupé de tout, me traitant comme une petite reine. Il a refusé mes propositions d’aide. J’ai proposé à Pascal mon aide à plusieurs reprises, mais il a refusé. Il voulait que je me repose.

Je me rend très bien compte que je fais des efforts pour ne pas laisser exploser l'angoisse tapie au fond de moi. Je la sens là, ce monstre horrible, prêt à bondir et me terrasser.

Je veux avoir confiance, être heureuse. Je ne veux pas laisser la peur régenter ma vie et mes humeurs. Je risque de devenir agressive, taciturne et passer mon temps à râler. Ce serait atroce.

J’ai tout de même dû rentrer vers 22h. Ma frangine m’a demandé d’aller la chercher à Moudon. J’avais une bonne excuse pour partir. Même si franchement, je serais bien resté dormir chez Pascal. Ma frangine n’a pas su que je n’avais pas passé mes soirées à la maison, ni Tchoy non plus. Chacun pensait que j’étais chez l’autre.


Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article