283 - Heureuse
Dimanche... 10 octobre 2010
Thomas a été doux, mais j’avais l’impression d’avoir la peau brûlante, parce que je ne me sentais encore prête, mais Thomas a été adorablement doux. J’ai serré les poings et je me suis mordue la lèvre, mon corps gardait encore l'empreinte de Pascal, et c’était douloureux de ressentir du plaisir dans les bras d’un autre.
Thomas n’est pas Pascal, mais tout de même, par moment, Thomas me rappelait vachement Pascal. Question de peau, Pascal est plutôt salé, Thomas, un peu plus sucré. Leur femme de ménage utilisait la même lessive, parce que leurs vêtements avaient la même odeur.
Je ne sais pas pourquoi, mais je ne m’attendais pas à ce qu’on passe la majeur partie de la nuit réveillé à se faire des câlins. Je pensais que ce serait rapide et qu’ensuite, je pourrais juste dormir serrée dans ses bras. Cette nuit, entourée de tendresses, d’amour, j’ai réussi à oublier Pascal quelques heures, jusqu’à avoir le sentiment d’être heureuse.
La seule petite chose qui pourrait me poser parfois des problèmes, était son réseau social. Thomas était tout le temps occupé à organiser des trucs, entouré de ses copains, avoir les copains qui débarquent sans arrêt, etc.
Dimanche matin, il m’a servi le déjeuner au lit. Trop mignon. Il avait pourtant prévu de retrouver ses potes pour dîner, mais au lieu de ça, il avait attendu patiemment que je me réveille à midi pour me servir le petit déj. C’était vraiment adorable, alors l’après-midi, je l’ai accompagné voir un match de foot. Après le match, on a été prendre un verre avec eux avant de rentrer.
J’ai bien aimé passer la journée avec lui, j'étais vraiment bien avec Thomas. Malgré pleins de petites choses, comme des mimiques, qui me rappelaient Pascal, peut-être parce qu’ils avaient grandis ensemble, il était évident que je serais mieux avec Thomas que Pascal...
Avec Pascal, j’étais tout le temps en palpitations, l’impression d’avoir le cœur posé sur un grand huit en mouvement express, tout le temps envie d’être collée à lui, dans ses bras, de faire l’amour avec lui, c’est carrément invivable! Sa présence me mettait dans tous mes états, mon cœur battait toujours trop vite, sa voix me mettait en transe et s’il avait le malheur d’effleurer n’importe quelle minuscule partie de mon corps, ou plonger ses yeux verts dans les miens, voilà que j’avais des palpitations. C’était effrayant.
Toutefois, je me posais des questions... Est-ce que Thomas tenait vraiment à moi, ou était-ce une sorte de rivalité masculine entre lui et Pascal? Est-ce que je l’intéressais seulement parce qu’il voulait avoir la même chose ou simplement avoir ce que Pascal avait? Je ne sais pas, mais il était gentil avec moi, et j’ai toujours eu un gros faible pour les gentils garçons. J’espérais ne pas être en train de profiter de lui par désespoir!
Ce dimanche soir, alors que d’habitude Thomas sortait avec ses copains, question d’enterrer le week-end, Thomas a voulu qu’on passe la soirée ensemble, rien que les 2. On s’est larvé chez lui, à regarder des DVDs. Un dimanche comme je les aime, et ça m'a fait un bien fou. Ça faisait longtemps!
C’était super agréable et reposant, on se prendrait presque pour un vieux couple d’amoureux, comme si on avait l’habitude de vivre ensemble ou comme si on sortait ensemble depuis longtemps. On s’accorde bien et je me sens à l’aise avec lui. J’ai fait à manger, parce qu’il faut dire que Thomas est vraiment nul en cuisine, rire.
J’avais pensé rentrer dormir chez moi, mais Thomas a réussi assez facilement à me faire changer d‘avis. Oui, j’étais vraiment bien avec Thomas... Calme, moi-même, tranquille, bien dans ma peau, heureuse quoi...
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------ Heureuse. - (283) - dim.10.oct.10 ------