284 - L'antre des lamentations
Lundi... 11 octobre 2010
J’ai dormi chez Thomas dimanche soir, lundi matin, après avoir pris notre café ensemble, je suis rentrée chez moi. J’avais pensé faire pleins de trucs, j’avais des tas de choses que j’avais laissé en plan pour filer en Allemagne avec Pascal, aussi parce que j’avais passé du temps chez mon paps pour peindre des planches, et depuis mon retour de Munich à me réfugier auprès de Thomas, donc j’avais du retard dans mon courrier, etc.
Je commence à peine à savoir utiliser le nouveau natel que Pascal m’avait offert. Ça ressemble à un iPhone, mais il est plus performant et plus maniable qu’un iPhone, mais ça n’empêche pas que, je suis loin de savoir l’utiliser. Ce qui me plaît super, c’est le réveil. Avec l’ancien, j’avais recours à un autre natel pour me réveiller. J’étais étalé sur mon canapé à essayer de transférer mes notes du natel à l’ordi... C’est pas gagné, j’y arrive pas! Idem pour les photos... Je désespère! Donc, pour mettre mon journal à jour, j’ai dû tout retaper... pfff.
Lundi soir, ma sœur, Carmine et mon frère sont venus jouer aux cartes chez moi, donc j’avais expédié JD sur la lune. Je ne le voulais pas dans mes pattes. Ma nièce faisait sa soirée “Dîner Presque Parfait” chez maman, c’est pour ça qu’on se retrouvait chez moi. Ma sœur et moi n’avons fait que battre le frangin et Carmine, mon frère étant un mauvais joueur, il en a eu vite marre.
Thomas avait voulu que je lui permette de passer, il disait être curieux de connaître une partie de ma famille. Curieux? Je ne pense pas. Je n’avais jamais présenter ma famille à Pascal, je n’allais pas le faire avec Thomas, à peine 1 semaine après ma séparation d’avec Pascal. Pascal le prendrait mal et je le comprendrais. A sa place, moi oui!
A part ça, je n’ai rien fait ces 2 jours, rien de rien. Je crois que j’étais plutôt déprimée, et plus d’1 fois, j’ai dû me retenir pour ne pas courir vers Thomas. J’ai beaucoup dormi. Dormir, c’est comme un médic contre la déprime, surtout ça m’évite de penser et aussi de baigner dans les lamentations et les larmes.
Thomas est un peu plus pressant que Pascal et il n’arrêtait pas d’essayer de me faire sortir de mon refuge, de s’inviter chez moi ou chez lui. J’ai tenté de lui expliquer que j’avais besoin de mes débuts de semaines pour faire mes trucs, ça ne l’a pas empêché d’essayer quand même. Pour finir ça me faisait même sourire, je ne pouvais pas lui en vouloir. D’un côté, son insistance m’arrangeait, au cas où je changeais d’avis.
L’empêche que je n’ai rien fait à part dormir, hanter mon appart, empêcher ma tête de penser... Je ne voulais pas me laisser aller à craquer. Et... je n’avais pas de nouvelles de Pascal... Est-ce qu’il pensait un peu à moi au moins? Est-ce que je lui manquais un tout petit peu? Afff... Pas penser à Pascal et bien, c’est pas si facile! En plus, tout me parlait de l’Allemagne... J’allume la télé, et hop un petit reportage sur l’Allemagne, sur internet, et hop la pub pour des vacances en Bavière, non mais... partout, l’enfer!!
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------ Le trou des lamentations - (284) - lun.11.oct.10 ------