286/2012 - Et on fait quoi maintenant ??? - (2)
Samedi - 13 octobre 2012 - (286/2012) - Et on fait quoi maintenant ??? - (2)
Le soir, j’avais décidé de sortir et seulement dans le but de voir Pascal. Bof, j’avais bien fait de ne pas le voir l’après-midi, on aurait ni pu se prendre par la main, ni pu se faire de bisous. Ce n’était pas comme ça que j’avais envie d’être avec lui. Je l’ai appelé avant de partir de la maison, et il m’a dit qu’il n’avait pas envi de sortir, qu’il voulait rester tranquille à la maison, mais qu’il accompagnait juste sa femme.
J’ai proposé de le retrouver à la maison et qu’on pourrait peut-être enfin passer une soirée ensemble, et Pascal m’a dit de ne pas me stresser, il devait d’abord accompagner Jess en ville, et dès qu’elle aurait retrouver ses amis, il rentrait. Si je voulais, il pouvait m’appeler avant de rentrer. J’ai accepté.
Mais, à minuit, il n’avait pas encore appelé, alors je suis partie chez lui. Tsss, Pascal était à la maison!!! Il dormait, vautré devant la télé. J’ai pensé que peut-être qu’il n’avait pas tellement envi de me voir, parce qu’il n’avait pas appelé. J’ai voulu battre en retraite, mais ça l’a réveillé. Bizarrement, j’ai trouvé qu’il avait plutôt l’air content de me voir!
Apparemment, il m’avait envoyé un message, mais je n’avais rien reçu. J’étais sceptique, alors il me l’a prouvé en me montrant son natel. Effectivement, il m’a envoyé un texto. Jeeez, heureusement que j’étais venue. Cela faisait approximativement 2h qu’il était rentré, et il avait attendu. Je me demande pourquoi il n’avait pas essayé de m’appeler comme il me l’avait promis.
Le petit diable en moi n’a pas pu se retenir de lui demander pourquoi il m’avait demandé de venir jeudi soir, si c’était pour rentrer tard et finalement aller dormir dans une autre chambre. Je ne comprenais pas. Puis, je n’avais pas trop aimé sa façon de me dire que je n’avais peut-être pas besoin de venir ce week-end parce qu’il ne serait pas souvent à la maison.
Pascal m’a juste dit qu’il ne voulait pas que ça se passe comme jeudi soir, où il ne savait pas quant il allait rentrer, et que je passe la soirée à l’attendre. Mais, comme Pascal ne parlait pas de ce qu’il avait fait jeudi soir, je le lui ai franchement posé la question.
Il m’a jeté un petit regard en coin avant de me taquiner gentiment, en me disant que d’habitude, je ne lui posais pas ce genre de question. Pour m’endormir, il a dit qu’il se sentait bien avec moi, justement parce que je ne lui cassais pas les pieds comme sa femme ou Caro. Que néni, je voulais savoir, l’entendre de sa bouche, alors je l’ai gentiment laissé faire son cinoche, et j’ai reposé la même question. Cette fois, pas d’échappatoire.
Pascal a fini par m’avouer qu’il avait été mangé avec Nina. Qu’elle n’était là que quelques jours et il savait que j’allais me faire des films, alors il avait préféré ne rien me dire. Je lui ai dit que c’est parce qu’il ne me le dit pas que je me fais des films!
Jess lui avait aussi prit la tête avec ça, alors il ne voulait pas en parler… J’ai insisté.
Pascal a précisé que c’était une amie, que ça lui faisait plaisir de la voir, qu’il avait envi d’aller manger avec elle. Il ne voulait pas qu’on se dispute pour ça. Il ne disait toujours pas qu’il avait été chez elle, alors j’ai tourné autour du pot, je voulais qu’il me raconte. Pour finir, j’ai dû lui demander s’il l’avait ramenée, et je crois qu’il a deviné que je savais quelque chose, alors il m’a dit qu’il avait été boire un verre chez elle, puis il est rentré.
Sur le chemin du retour, il avait appelé sa femme pour savoir s’il devait passer la chercher, mais elle était déjà en route pour la maison, et c’et par hasard qu’ils se sont retrouvé à la maison en même temps. Pascal pensait que j’avais remarqué qu’ils étaient arrivé séparément.
Intérieurement, je pétais un câble, mais je préférais garder ma fureur pour moi. Et dire qu’il me disait ça comme ça, comme si de rien. Ben oui, il avait passé de précieux moments qu’on aurait pu passer ensemble, avec cette vache, et en plus, il était allé boire un dernier verre chez elle, alors que je poireautais à la maison à l’attendre. Pour bien enfoncer le clou, je lui ai fait me dire qu’il était parti peu après moi, et bien montré que j’ai calculé le temps qu’il avait dû passer chez elle.
Pascal s’est empressé de dire qu’il ne s’est rien passé, qu’ils avaient simplement discuté. Mais, j’étais furax, déçue qu’il ait pu aller traîner ailleurs, alors qu’il savait que je l’attendais. Pfff. Je me suis levée sans rien dire pour aller me coucher. Je crois qu’il devinait très bien que j’étais fâchée.
Il est venu se coucher aussi. Il croyait qu’il suffisait de me murmurer des mots d’amours dans les oreilles pour que j’oublie ma rage? Ben non. Je ne veux pas faire l’amour. Pas ce soir. Pis quoi encore! Il croyait quand même pas que ça allait être aussi simple. Je voulais bien qu’il me prenne dans ses bras, mais rien de plus. Même les bisous bisous me donnait envie de lui arracher les yeux.