287/2012 - 1ère grosse dispute...

Publié le par JaneDo


Dimanche - 14 octobre 2012  -  (287/2012) -  1ère grosse dispute...

Après avoir essayé pendant plus d’1h de se rapprocher… enfin non, de me faire oublier, me radoucir, bref de me convaincre de faire l’amour, Pascal a fini par abandonner. Il s’est assis au bord du lit, il n’arrivait pas à dormir. Je voulais continuer à lui tourner le dos, faire semblant de dormir, mais ça n’allait pas. J’avais la gorge trop serré, j’étais mal.

J’ai perdu mon sang froid et je lui ai fait tous pleins de reproches…

Je voulais savoir pourquoi il avait eu tellement envi d’aller chez Nina? Pourquoi il aimait tellement la voir? Est-ce qu’il y avait quelque chose? Est-ce qu’elle lui plaisait tellement? Qu’est-ce qu’il avait eu besoin de me le cacher, non pire, me mentir? C’est qu’il y avait quelque chose qu’il ne me disait pas. Parce que je ne voulais pas avoir l’air idiote et être la dernière à savoir! J’étais remontée.

Pascal m’énervait à me dire de me calmer, qu’on risquait de nous entendre, qu’on n’entendrait pas Jess rentrer, et une chose était sûr, elle serait ravie de nous entendre nous disputer. Même ces avertissements n’arrivaient pas à me calmer.

Et en plus, je voyais bien qu’il se retenait de rigoler. Sans même une once de gêne, il m’a dit que c’était bien la 1ère fois, depuis les années qu’on se connaissait, que je me mettais “en pétard” et que je lui faisais une scène, une “vrai” scène”.. Non mais, il se fou de ma gueule en plus! Mes mains et même ma voix tremblaient, j’étais super enragée, et de le voir amuser, m’énervait encore plus. Et en plus, il ne me répondait pas, se contentant d’essayer de me toucher, pour me prendre dans ses bras ou me serrer contre lui. Niet. Je l’ai envoyé promener; “Ne me touche pas”.

Il m’a sorti tout un tas de d’explications, du style qu’il l’aimait bien, qu’ils s’entendaient bien, amis et touti quanti, ça m’énervait encore plus. Leur passé me hantait et je ne pouvais pas les imaginer innocemment ensemble.

J’avais l’impression qu’il me racontait des foutaises pour me calmer. Je ne croyais pas un mot de ce qu’il me racontait. Pourquoi avoir passé plus de 2 à 3h chez elle? Juste pour discuter? A d’autre!

  • Est-ce qu’elle savait que je t’attendais?
  • He… Elle savait qu’on m’attendait sans plus…
  • Pfff, t’es trop nul. Je te déteste.

Encore pire! Comment lui expliquer que c’était humiliant? Humiliant qu’elle sache que sa copine l’attendait et qu’il était si bien avec elle, qu’il n’était pas pressé de partir? Pire, elle aurait pu imaginer qu’il attendait ou espérait quelque chose? Vraiment pire humiliant! Un mec n’est pas capable de comprendre ce genre de chose. On s’est prit la tête grave. Je n’arrivais pas à accepter ses explications, ça me semblait trop louche.

Quoi qu’il fasse, quoi qu’il dise, rien n’arrivait à me calmer.

A un moment où on était face à face, où il me regardait droit dans les yeux, je lui ai demandé sans prévenir s’ils se sont fait des bisous. Le petit sursaut, le léger frémissement, son regard qui se détourne, il s’est trahi. Pas de doute, ils avaient fait plus que discuter. Rien ne pouvait plus me consoler, je me sentais encore plus humiliée, la brulure au fond de ma gorge était douloureuse. Comment avait-il pu faire une chose pareille? Comment pouvait-il être aussi minable, aussi nul?

Je ne pouvais plus supporter sa vue, et surtout pas qu’il essaie de me toucher, sinon j’éclate comme une bombe H, ou je lui crève les yeux. Pascal a compris, il a reculé hors de la chambre, après 1 ou 2 tentatives de me parler. J’étais verte. Rien que lui parler me foutait en rage.

J’avais voulu rentrer, il m’en a empêché, puis il a décidé de me laisser tranquille, pour autant que je reste. J’avais l’impression que le lit était en feu, ça me faisait mal d’être là, de me poser dessus, tout était douloureux. Et j’avais tellement mal à la tête.

J’avais laissé la porte entre ouverte. S’il partait dans la chambre de sa femme, je me barre direct. Pascal s’est planté sur le canapé et avait allumé la télé. Sous des prétextes divers, je suis sortie de la chambre juste pour voir s’il s’était endormi. Ça m’aurait énervée grave de le voir roupiller alors que moi, à cause de lui, je bouillonnais encore de mal. Je me serais tirée aussi… Peut-être après lui avoir renversé un verre dessus pour le réveiller!!

Pourquoi est-ce qu’il n’essayait même pas de venir me parler? Bon, est-ce que je l’aurais laissé faire? Je ne crois pas! Mais quand même, il avait été un idiot fini sur ce coup, alors qu’importe si je l’envoyais balader, il n’avait qu’à subir comme une homme!

Puis Jess est arrivée. Surprise de le voir en caleçon sur le canapé, elle lui a demandé s’il n’arrivait pas à dormir, s’il était seul, etc. D'après ce que j'ai compris, elle croyait que je n’étais pas là.

  • Non, Jane ne se sent pas trop bien.
  • Ah Ha! Vous vous êtes disputé!
  • Non, elle ne se sen…
  • Vous vous êtes disputé.
  • Oui, on s’est disputé…

Quel nul! Pourquoi est-ce qu’il fallait qu’il lui avoue ça en plus. Quel âne. J’ai donc fait semblant de dormir, au cas elle venait voir dans la chambre. Jess lui a proposé d’aller se coucher dans leur chambre, mais heureusement pour lui, il a refusé.

  • Manquerait plus que ça! Jane ne me le pardonnerait pas!

J’étais trop verte. Impossible de dormir. Lui par contre, il a fini par s’assoupir sur le canapé. J’ai voulu en profiter pour filer, mais à l’idée qu’il irait dormir avec Jess, je suis restée. Si par contre en me réveillant le matin, j’aurai vu qu’il n’était plus sur le canapé, je serais rentrée chez moi folle de rage.

Mais il avait dormi sur le canapé, sans même une couverture. J’ai eu mal au coeur. J’avais envie de le prendre dans mes bras, de me coller à lui, mais je me suis rappelée que j’étais toujours fâchée, alors je me suis forcée à ne pas le toucher. Il s’est réveillé et m’a vue en train de le regarder.

Les gens sont bizarre… Il a cru peut-être que la nuit avait effacé ma déception???

Pascal a tenté de venir vers moi, mais j’avais retrouvé toute la rage que j’éprouvais hier soir. Je ne pouvais pas rester là, si Jess se levait, ça allait l’amuser de voir qu’on était toujours en guerre. Qu’est-ce qu’on allait faire? Je ne pouvais pas lui proposer de faire semblant de rien devant elle? J’espérais qu’il trouve, lui, quelque chose pour pas qu’on ait l’air si bête.

Je ne voulais pas qu’elle sache qu’il y avait des problèmes dans notre “paradis”.

Ouf, Pascal m’a demandé s’il pouvait retourner dans la chambre. J’ai fait oui de la tête. J’ai été me faire un café et après avoir enfilé un t-shirt, il est venu en prendre un aussi. C’était un des séances café le plus silencieux qu’on ait jamais eu.

Puis, Pascal a dit qu’il pense que je ne savais rien, alors il aurait préféré mentir, ne rien me dire, ça nous aurait évité de se disputer. Je l’ai fusillé du regard, et il a été bien avisé de la fermer. Je pense qu’il s’est dépêché d’aller dans la chambre pour éviter que je ne lui refuse l’entrée après.

Je ne savais pas quoi faire, alors je suis retournée aussi me coucher. Je ne voulais pas avoir à me retrouver face à sa femme. Comme si je m’étais levée que pour le café. Je lui ai tourné le dos. Je l’ai senti s’approcher, et j’ai bougé pour lui signifier que je ne voulais pas qu’il m’approche, mais il a fait celui qui n’avait pas compris, puis il a promis qu’il n’essayerait rien, il voulait juste être prêt de moi, juste me prendre dans ses bras.

J’ai fini par capituler. J’étais tellement fatiguée de n’avoir presque pas fermé l’oeil de la nuit que je me suis endormie presque immédiatement. C’était bon de sentir sa présence, sa chaleur. Mais je ne le lui dirais pas.

Je pense qu’il devait lui aussi être crevé, parce qu’on a dormi tard. Au réveil, je n’avais pas trop envie de voir Jess. Je suis sûre qu’elle devait avoir envie de voir nos têtes, voir si on était encore fâché, savoir ce qu’il y avait eu. C’était trop pour moi.

Pascal a été le seul à faire la navette depuis le moment où j’ai entendu Jess boutiquer dans l’appart; il a été nous chercher à manger, à boire, des films, etc. On ne s’est pas beaucoup parlé, Pascal se doutait bien à ma tête que je lui en voulais encore. Il a semblé accepté la situation, et il évitait de me brusquer. Il était tout doux et gentil. On a pas reparlé de notre dispute. Mais moi je savais que j’allais avoir envie d’en savoir plus.

Jess est venu toquer pour dire que Caro était là, Pascal est sorti 3mn, et hop, il est revenu. Même fâchée contre lui, j’étais contente de poser ma tête au creux de ses bras pour regarder la télé, et j’aimais bien ses petits bisous sur ma tête. Il n’essayait rien de plus. Quelque part, je me sentais ridicule de lui avoir fait une scène, c'était nul de lui avoir fait penser que j'étais jalouse de cette garce, de lui avoir fait penser à elle toute la soirée. Carément nulle, puérille et enfantin! La honte...

On s’est pas dit grand chose de la journée, juste quelques; Tu veux?” ou “T’as soif? Ça te dit ça?, etc mais pourtant, j’ai aimé être prêt de lui, j’ai aimé ses yeux de caliméro, qui cherchait comment faire pour me dérider. Il a même réussi à me faire sourire une ou 2 fois.

Même au plus profond de ma colère… Je l’aime...


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