289/14 - Je m invite chez Pascal !??

Publié le par JaneDo


Jeudi, 16 octobre 2014 - 289/14 - Je m’invite chez Pascal !

J’avais été trop gentille, trop bête de laisser Nina seule avec Pascal tous ces jours. Bon, faut dire que je suis quand même consciente qu’il ne me doit rien et qu’il peut faire ce qu’il veut. Pascal n’a absolument aucun compte à me rendre. Pourtant, il m’envoie sans arrêt des signaux contradictoires… je lui laissais trop de liberté…

En plus, je rendais les choses tellement plus facile et fun pour cette bonne femme! C’était déjà jeudi, Nina aurait dû rentrer en Allemagne hier! Et non, madame reste quelques jours de plus, pour le boulot… et mon oeil… le boulot a bon dos. Il fallait que j’aille chez Pascal.

Caroline n’avait aucune idée de ce qu’il avait prévu ces jours-ci, et Thomas ne m’en a pas parlé non plus.

J’avais pensé débarquer par surprise, assez tôt, vers les 19h. C’était une bonne heure, Pascal serait rentré du boulot, et ce serait trop tôt pour qu’il soit déjà parti en vadrouille, à moins que j’aie vraiment la super poisse. donc j’ai décidé de
lui faire la surprise ce soir, et d’emmerder Nina par la même occasion.

Enfin… quelque part, c’est peut-être moi qui serait emmerdée… Caroline voulait venir aussi… Alors, je déposerais ma voiture chez elle, et on se pointera toutes les 2 à sa porte! Ce sera impossible pour lui de nous renvoyer…

...

Mais avant ça… tous mes plans sont tombés en rade… Lettre a corriger et des tonnes de photocopies à faire avec Rose. Je ne suis arrivée chez Caro que vers minuit, elle piaffait d’impatience. Evidemment, elle avait été checker chez Pascal. Elle avait paniqué et essayé de m’appeler entre 20h30 et 21h30 non-stop, parce qu’elle pensait qu’ils étaient sur le point de sortir. C’était sûrement le cas, mais en fin de compte, Pascal a fait à manger, et ils ont dîner autour du bar de la cuisine. En amoureux… Des rires, des bisous, des jeux de mains, etc.

J’étais impatiente du coup d’aller mettre le hola à tout ça…

Caro m’a demandé comment je pouvais le supporter, et l’avoir laissé prendre ses aises depuis le début de la semaine. Je lui ai retourné la question. Etant sur place, je m’attendais à ce qu’elle fasse quelque chose.

Caroline avait bien essayé de s’incruster mardi après l’entrainement, où Nina avait accompagné Pascal, mais Pascal avait résolu le problème, en la déposant direct chez elle, avant de rentrer avec sa Nina. Elle avait bien essayé de lui dire qu’elle prendrait bien un dernier verre. Elle lui avait aussi proposé de passer chez elle, ce qui sous-entendait de déposer Nina chez lui, et rentrer avec elle.

Pascal a décliné son invitation; il ne pouvait pas planter son invitée pour aller “traîner” chez elle.

Avec Nina dans la voiture, elle n’avait pas osé larmoyer autant qu'elle aurait pu et insister plus, jusqu’à se rendre ridicule. Caroline m’a dit que Nina avait souri devant le refus de Pascal de passer chez elle, ce qui l’avait pas mal enragée.

La bouche en coeur, on s’est pointé chez Pascal a passé minuit. Horreur, il bosse demain, c’était plutôt risqué, Pascal aurait très bien pu nous envoyer paître. Pascal était sous la douche, et on a forcé le passage quant Nina a ouvert la porte.

Pfff, elle portait encore une de ses tenues suggestives; un déshabillé vert-gris, transparent. On voyait ses sous-vêtements en dentelles dessous. J’avais la folle envie de lui arracher les yeux à sec.

Au salon, c’était le silence total. Nina regardait en direction de la télé, mais je sais qu’elle ne regardait pas vraiment. C’était seulement pour éviter de nous parler. D’ailleurs, qu’aurait-on pu se dire? A part s’envoyer de petites piques et s’insulter, je vois pas.

Pascal est sorti de la chambre en lui lançant, qu’elle pouvait utiliser sa salle de bains si elle voulait., tout en se séchant les cheveux et à torse nu (hum… il exagère), avec seulement un bas de training. Il est resté bouche-bé quant il nous a aperçu confortablement installé dans son canapé.

Nina s’est levée pour traverser le salon en direction de la chambre à Pascal, et sa douche. Man! comme si elle était chez elle. En frôlant Pascal, elle a passé sa main sur son ventre. Je ne suis pas aveugle, ni complètement bête, j’ai bien remarqué le regard qu’ils ont échangé.

Sport, Pascal a trouvé le courage de sourire et nous a proposé quelque chose à boire, tout en demandant ce qu’on faisait là à cette heure-ci. Caro s’est aussitôt lancée dans une longue tirade. Prétendant être sortie, elle ne l’avait pas vu, et bla-bla, et comme quoi, elle m’a croisé et on s’est décidé à venir lui faire un coucou.

Pascal a essayé de protester, qu'il était tard, qu'il bossait demain, que si on avait été vendredi soir, ça n'aurait pas posé de problème... C'est quoi ça? Il essaie de nous fiche à la porte ou quoi????

On a fait comme si on n’avait rien entendu. Pendant qu’il nous préparait, à moi un café et un “Summer Dream” pour Caro, j’ai demandé à Caro de trouver le bon moment pour partir, j’allais tout faire pour rester là ce soir. Si l’autre pouffe croyait que j’allais m’en aller et la laisser dormir dans les bras de l’homme de mes rêves, alors elle rêve! Caro a compris et m’a fait oui de la tête.

Pascal revenait avec les verres quant l’autre miss est ressortie de la chambre. Elle a demandé en faisant une moue de chatte en chaleur, si Pascal voudrait bien lui faire un “Singing Canary”. Elle avait passé une robe de chambre en soie verte. Tant mieux, on n’avait pas besoin de voir ses nibards, ni son string. Pascal a été aussi enfilé un t-shirt.

Au lieu de venir s’asseoir autour de la table du salon, ou au moins sur un des fauteuils, après nous avoir jeté un regard moqueur, elle a été tourné autour de Pascal. Hhhhh, la moutarde me montait au nez. Ils se sont chuchoté quelque chose, mais on a rien saisi. Presque sûre que Nina lui demandait ce "qu'ils" allaient faire de nous. Ce "ils", genre on est deux, on décide de concert, on se comprend, etc, m'énerve.

L’atmosphère du salon a chuté dès qu’on s’est retrouvé tous les 4 au salon. Nina s’est arrangée pour s’asseoir dans le même fauteuil que Pascal. Mon estomac s’est retourné tant j’étais en rage, mais je gardais un faux sourire qui faisait très bien illusion. Genre, je ne remarque pas que leurs jambes et leurs bras se touchaient. Non, non, je suis aveugle.

Elle me cherchait l'autre conne. Elle voulait me voir piquer une crise. Mais, il n'y a pas plus aveugle que celui qui ne veut rien voir.

Par contre, un moment, quant Pascal s’est adressé à moi et que je lui racontais mon périple avec ma frangine, ce qui fait que je ne suis sortie que tard. J’ai prétendu lui avoir envoyé un message pour lui dire que quant j’aurai fini, je passerais à la maison, et que je pensais dormir chez lui. J’ai aussi prétendu qu’avant de passer, j’ai fait un saut au Time-Out, sachant que Caro, Thomas, etc y étaient. Je pensais le voir là-bas.

Nina lui a lancé un regard en biais, Pascal a légèrement rougi. Il m’a dit n’avoir pas reçu mon message. Avec angoisse, j’ai attendu la suite, m’attendant à entendre qu’il m’aurait avertie que ça ne jouait pas. Mais… rien. Ouf.

Piquée au vif, Nina s’est levée pour s’éloigner vers la cuisine. Je n’ai pas voulu la suivre du regard, c’était déjà assez de voir Pascal le faire. Il a dû se rendre compte qu’elle était énervée.

Caroline en a profité pour dire qu’il était tant qu’elle rentre, que demain elle aussi travaillait.

Nina boudait en martyrisant la vaisselle à la cuisine. Non mais, elle se croyait vraiment chez elle! Pascal était mal à l’aise. Tant pis pour lui, il s’était fourré dans cette situation tout seul.

Et moi, je faisais celle qui ne se doutait de rien, qui ne voyait rien. Celle qui ne remarquait pas l’ambiance étrange qui régnait à cause de ma présence.

Profitant du fait que Nina avait évacué ses fesses de la place à côté de Pascal, je m’y suis mise.

Faisant la totale ignorante, j’ai passé mon bras autour du sien et posé ma tête sur ses épaules en disant combien il m’avait manqué en début de semaine. Je l’ai nettement senti se raidir. Même si je ne le regardait pas directement, préférant regarder dans le vide, j’ai bien senti ses regards embarrassé en direction de Nina.

L’humiliation m’a fait piquer un coup de chaleur… Pour m’avoir humilié de la sorte, ils allaient me le payer, pour le coup, je serais là toutes les nuits jusqu’à ce que cette allemande s’en aille. Je sais bien qu’ils auront l’occasion de discuter au boulot, mais qu’importe. Ils devront trouver un autre moment que demain midi, parce que j’avais bien l’intention de me pointer aussi demain à midi!

Non mais… Qu’est-ce qu’elle croit l’autre? Que je vais la laisser me pousser sur le côté? La laisser s’immiscer entre nous aussi facilement? Ben que néni.

Pascal n’a pas intérêt à jouer son jeu et faire l’idiot, sinon je le castre. J’étais prête à faire la “madeleine” et innonder le sol de son salon de mes larmes, s’il avait le malheur d’essayer de me faire partir. Pas question que je laisse Nina m’évincer… Pas question que je pardonne à Pascal de laisser une autre me marcher dessus lors de son passage éclair dans sa vie.

C’était clair, Pascal se sentait mal. Il ne savait pas quoi faire. Je le trouvais trop distant. Trop froid. Mais tant pis, même si mon ventre était en pleine lessive, je continuais à jouer mon rôle, à faire l’innocente. Comme il ne se décidait pas à m’entourer de ses bras, j’ai frotté mon épaule contre la sienne en prétendant avoir un peu froid.

Nina a traversé le salon en direction de la chambre d’amis d’un pas énervée. Ouhhhh, il n’avait pas intérêt à la suivre…

Pascal a voulu se lever pour aller me chercher un pull, mais je lui ai dis que ses bras me suffiraient. Alors, il a passé un bras autour de mes épaules. Je sais que c’était de mauvaise grâce. Là-dessus, l’autre a claqué la porte de la chambre d’amis. J’ai sursauté. Probablement exprès.

Toujours mal à l’aise, Pascal s’est passé la main sur la figure. Faisant semblant d’être fatigué. Hum, s’il croit s’en tirer, il n’a encore rien vu. J’avais l’intention de donner un petit spectacle sonore à cette chère Nina
. Si elle pense être énervée, alors elle n’avait qu’à attendre.

Pascal me disait qu’il n’avait pas reçu mon message. Que c’était vachement tard, et que c’était la première fois que je débarquais comme ça. La porte de la chambre d’amis s’est ouverte violemment, Nina a retraversé le salon pour se rendre dans la petite sale de bains visite.


En rigolant, je lui ai dit qu’il y avait une première fois pour tout, mais que j’avais eu l’impression de l’avoir abandonné tous ces jours. Aussi, juste pour enfoncé le clou; que je pensais que Nina était repartie. Ne m’avait-il pas dit qu’elle rentrait hier? Puis, je lui ai rappelé que ce n’était carrément pas la première fois que je viens tard, il ne se rappelait donc pas les nombreuses fois où il avait quelque chose, et que je venais l’attendre à la maison? Ou les fois qu’il avait insisté que je vienne, malgré qu’il travaillait le lendemain?

Les points avaient été remis sur les “i”. Surtout ne pas le laisser commencer à croire à la fable qu’il venait d’inventer… La 1ère fois, non mais, puis quoi encore!!!

Nina est venue se planter devant nous, et en allemand, elle lui dit qu’elle aimerait avoir un mot. Grrrh, comment l’empêcher?

Pascal s’est levé, prêt à la suivre dans sa chambre, alors, je me suis levée aussi. Avec autorité, je l’ai pris par la main, et m’adressant à Nina; je lui ai dis qu’on était crevé, qu’on allait se coucher, et je lui ai dis bonne nuit. Tout en parlant, tenant Pascal par la main, je suis partie en direction de la chambre.

Pascal a retiré sa main, me prenant par les épaules, il a osé me demander d’y aller déjà, qu’il arrivait tout de suite. Ohhhh, non! Non, non, non mon vieux, pas question.

1h40 du matin, donc déjà vendredi. Est-ce qu’on allait se prendre la tête? Jeeez, si ça continue, ça va finir en couille…


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J
Ben, je l'aime... alors je fais avec... Je supporterai...
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M
Comment tu fais pour supporter tout ça! :(
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