290/2015 - Enfin le contact!

Publié le par JaneDo


Samedi - 17 octobre 2015 - 290/2015 - Enfin le contact!

A peine entré, j’ai repéré Pascal accoudé au bar. Il riait, il n’était soudainement plus aussi triste on dirait. Pascal a presque aussitôt sur qu’on était là, mais il ne semblait pas bouger le petit orteil pour venir à nous. Chiotte. Heureusement, sur le chemin, j’ai réussi à joindre Lane, qui venait d’entrer à son tour, dans le bar.

Dieu que je lui suis reconnaissante. J’avais d’abord essayé Steven, mais je n’ai pas eu de réponses. Je ne pouvais pas perdre du temps à attendre qu’il me rappelle ou autre.

Lane ne pouvait pas rester longtemps, il avait planté ses potes pour venir me servir de... « jalouseur ». Pascal a vu Lane, du coup, il n’arrivait plus à nous quitter des yeux. Merci Lane. C’était difficile de convaincre Caroline d’ignorer Pascal, de ne pas regarder dans sa direction, que c’était lui qui devait venir vers nous. Après tout, ce n’était plus la guerre froide entre lui et Pascal.

On s’était mis dans un coin près de la sortie, à une petite table ronde, haute. On devait rester debout. Ouais, c’était pas facile de ne pas regarder vers Pascal.

Qu’est-ce que Pascal attendait à la fin? Est-ce qu’il allait enfin se décider à venir me dire bonjour? Tsss, s’il ne bouge pas son cul, je le tonds!

Lane devait partir, et on aurait l’air conne de rester, alors on s’est décidé à partir aussi. Pour cela, on devait passer à côté de Pascal, qui ne tournait plus le dos à l’entrée, mais qui regardait dans notre direction. J’ai fait la leçon à Caro avant qu’on se mette en marche derrière Lane.

Dire que Pascal n’avait même pas bouger une oreille... Comme si j’existais plus...
Quant je suis passée près de Pascal, il m’a saisi par le bras.

J’ai fait la surprise! Hé? Qu’est-ce qu’il faisait là? Venait-il d’arriver? Non? Alors pourquoi n’est-il pas venu dire bonjour? Quoi? Lane? Ha! il voulait voir avec qui on avait rendez-vous? Dommage, parce que là, on devait partir? Comment? Il voulait me dire 2 mots? Un peu tard pour ça non?

Arh, quant il fait les yeux tristes, je fonds. Ok, je voulais bien l’écouter. Seulement, Caroline restait collée à mes basques. Comment me débarrasser d’elle? Lane a dû comprendre le problème. Après avoir innocemment salué Pascal, il a passé son bras autour de Caroline et l’a entraînée de force.

Pascal a aussitôt fait signe à ses potes. Il voulait qu’on aille ailleurs pour parler. Seulement, il ne savait pas quoi dire, ni par où commencer. A vrai dire, je savais déjà pas mal de choses, grâce à ma surveillance, j’étais seulement heureuse de pouvoir être face à Monsieur craquant. Je touchais plus terre quant il m’a pris la main pour m’entraîner derrière lui jusqu’à sa voiture. C’était comme si je faisais un tour Au Pays des Merveilles. Qu’est-ce qu’il est Canon, et Monsieur Super Canon me tenait par la main.

Pascal a roulé au hasard, puis il s’est arrêté dans un petit bar dans lequel on n’avait jamais mis les pieds. D’ailleurs, de la voiture, on pouvait voir qu’il était presque vide. Je n’avais pas envie d’aller mettre tout une table entre lui et moi. Ça m’allait très bien de rester dans la voiture.

Je me suis pratiquement jetée sur lui. Ses lèvres sont une merveille, la merveille des merveilles, elles me font oublier mon existence d’humaine mortelle. J’aurai voulu rester en apnée les lèvres scotchées aux siennes jusqu’à la fin des temps. Dès que ses mains douces et chaudes ont pris mon visage et qu’il a plongé son regard dans les miennes, mes jambes sont devenues toutes molles. Heureusement, j’étais assise.

Notre petite séance de bouche-à-bouche a duré une petite demi-heure. Je me suis rappelée que je devais continuer mon cinoche et partir pour soi-disant rejoindre Caro, Lane, etc. Jeeez, j’avais envie de rester avec lui.

Grosse consolation, c’était de savoir que de toute manière, il y avait sa femme à la maison, donc, aucune chance de finir la nuit dans ses bras!! Surtout, en sachant pour le suicide manqué! Il était évident que Pascal n’allait pas traîner dehors, il allait rentrer attendre le retour de sa femme.

Tranquille, je suis allée rejoindre Caroline, après que Pascal m’ait déposée près du Bar où j’avais soi-disant rendez-vous avec Lane et Caroline. J’ai prétendu qu’ils m’attendaient pour partir en boîte. Pascal n’a pas semblé ravi, ce qui m’a ravi, hihihi.

Pascal m’a demandé d’être sage, alors je lui ai dis que je n’avais pas envie d’aller en boîte, que j’étais claquée et que j’accompagnais juste Caro, mais qu’après, je rentrais bien sagement chez moi. Ça a eu l’air de lui faire plaisir et on a recommencé une autre longue séance de baisers, avant qu’il consente de me laisser partir.

Malgré nos lèvres scellées la plupart du temps qu’on était ensemble, Pascal a réussi à me glisser qu’il aurait aimé qu’on se voit demain. Je lui ai dis que s’il répondait à son téléphone de temps à autre, cela pouvait se faire.

Avant qu’il disparaisse, il m’a dit que la seule chose, est que c’était difficile de filer un moment avec Jess dans les parages, et toujours à le surveiller. Il m’a aussi dit qu’il m’expliquerait, mais que les choses étaient un peu délicats et tendu avec sa femme. J’ai posé un doigt sur sa délicieuse bouche, et j’en ai profité pour l’embrasser une dernière fois.

J’ai attendu de le voir disparaître de mon champ de vision pour sauter dans le premier taxi, pour aller chez Caroline.

Elle a voulu tout savoir, et je ne lui ai pas raconté nos baisers enflammés, mai seulement les quelques mots qu’on avait échangé. J’ai prétendu qu’on était pas resté très longtemps ensemble, ce qui était vrai, mais par rapport au temps que j’ai mis pour arriver chez elle, j’ai prétendu avoir passé remercier Lane. Caroline m’a cru.

J’ai attendu toute la journée, les yeux vissés sur mon portable, à attendre un appel de Pascal... En vain.

Alors en début de soirée, j’ai été prendre mon poste près de son appartement pour savoir ce qu’il fabriquait. Et ben, pas grand chose, il était chez lui et sa femme aussi. Ils regardaient la télé et échangeaient quelques mots par-ci, par-là. Jess passait son temps à le cuisiner, à lui poser des tonnes de questions auxquelles il ne répondait pas, ou par mono-syllabes. Insupportable.


Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article