291/2015 - Ça masse chez lui!
Dimanche - 18 octobre 2015 - 291/2015 - Ça masse chez lui!
Jess ne tenait pas à sortir, Pascal non plus. Comme Pascal ne voulait pas bouger de la maison, Jess a changé d'avis et voulait sortir. Elle a commencé à l'emmerder pour savoir si c'était parce qu'il ne voulait pas sortir avec elle, ou parce qu'il ne voulait pas croiser une de ses maîtresses avec sa femme à son bras. Pascal lui a demandé d'arrêter, de se calmer, mais on aurait dit que ça l'avait encore plus énervée.
Les choses ont dégénérés très vite... Jess s'est mis à balancer des trucs à travers le salon, Pascal évitait les objets volant tout en essayant de l'empêcher de tout casser. Elle était persuadée qu'il ne voulait pas sortir en public avec elle. Après les cris, c'était les larmes et les plaintes; il ne l'aimait plus, il pensait à quelqu'un d'autre, il se faisait chier avec elle, pourquoi avait-il perdu son temps à aller la chercher aux Etats-Unis s'il ne l'aimait plus, etc, etc.
Pascal l'a prise contre lui pour la consoler. Mais, j'ai remarqué qu'il n'a pas réfuté une seule fois tout ce qu'elle avait dit. Les larmes ont continués un moment, puis se sont presque arrêtés quant il a dit qu'il avait voulu rester à la maison pour qu'ils passent la soirée ensemble. Que ce n'était pas dans les bars, entourés de monde, qu'ils pouvaient profiter d'être ensemble. Cela a semblé la rassurer. Elle en a profité pour lui passer les bras autour du cou et chercher le bisous sur la bouche.
Sans surprise, ils se sont embrassés. Jess voulait plus et elle a eu plus. Je suis rentrée, je ne voulais pas assister à ça.
Sans surprise aussi, je n'ai pas eu de nouvelles de Pascal comme promis. Mais je m'y attendais quand même un peu. Je ne lui ai pas fait l'affront de le bombarder de messages non plus. Je préférais rester discrète. Enfin, je ne suis pas très honnête, Pascal m'a quand même envoyé un message tout court; bisous. Ce n'est pas des nouvelles, mais au moins il a pensé à moi.
Un dimanche sans lui, sans ses bras, sans entendre sa voix, son rire, ou voir ses yeux clignoter, ni son sourire, ni rien, c'est un dimanche perdu. Un dimanche vide. Un dimanche sans amour. Mon angoisse déboule en vrac, me tord l'estomac et je ne pense qu'à lui; qu'est-ce qu'il fait, est-ce que je lui manque aussi? Arhhh, je n'arrive même pas à profiter de tout ce temps à moi.
Pascal était chou avec sa femme. Au lieu de lui en vouloir, je le respectais pour ça. Ils se connaissaient depuis longtemps et étaient ensemble depuis tout autant. Si Pascal avait été détestable avec elle, ç'aurait été minable. Je crois que j'aurai eu honte pour lui.