295/11 - J'en peux plus...
Je n'en peux plus... - Samedi, 22 oct 2011 - 295/11
(Samedi... 1ères heures du matin...)
Puis zut de zut, pourquoi est-ce que je devrais être raisonnable moi? J’ai appelé Pascal. J’avais décidé de le harceler jusqu’à ce qu’il me réponde. Rien à cirer. Pourquoi est-ce que je devrais le laisser s’en tirer sans réagir, hein? Après tout, il était venu chez moi en 1er? Ou est-ce qu’il était passé chez Caro, et voyant qu’elle n’était pas là, il a alors décidé de passer chez moi???
Graouhf, non non, arrête de voir les choses en noires ma fille! C’était la tempête dans ma tête, je ne pourrais jamais dormir si je ne l’affrontais pas, j’avais trop les nerfs en boule pour ne rien faire.
Pascal n’était pas encore arrivé chez lui, je lui ai dis que je voulais lui parler. Oh, je l’ai senti réticent. Il était fatigué (pfff, tu m’étonne!), c’était plus de 6h du matin, il a proposé qu’on se voit dans l’après-midi, mais je ne pourrais jamais tenir jusque là, alors j’ai insisté. Comme je n’avais pas pu attendre d’arriver chez Caro, elle voulait venir aussi. Mais pas question, pas besoin de témoin, je savais que j’allais péter un câble. Pascal m’a proposé de passer chez lui.
Oh Caro... Des fois, j’ai envie de la tarter... Je l’ai déposé et j’ai filé chez Pascal. Elle savait pourtant que je voulais le voir seule, mais j’étais à peine chez lui qu’elle se rappliquait. Mon sang n’a fait qu’un tour, j’étais déjà à fleur de peau, et sa présence était juste de trop. De plus, arrivée après moi, elle faisait celle qui n’avait rien de spécial à dire, donc j’étais la méchante. Pfff, la rage.
Pascal se sentait coincé et pris entre 2 feux, sur la sellette, comme de. Il était assis, les bras croisé devant lui, la tête baissée, planqué sous sa casquette, il n’a pas essayé de lancer la discussion. Il n'avait pas envi qu'on soit là, et il n'avait aucune envi de discuter. On aurait dit qu'il faisait la gueule. Bon, c’est vrai après tout, j’ai insisté pour le voir, j’ai dit que j’avais à lui parler. Ça m'enrageait que Caro soit là, que Pascal l’ait laissé entrer, et de la voir rester en arrière à me laisser jouer le mauvais rôle m’énervait.
J’étais trop à cran pour me laisser démonter, j’en avais marre et je voulais lui dire ce que je ressentais... Alors j’ai tout balancé, je lui ai dis que je l’avais vu partir de chez Ophélie, que je savais qu’il m’avait plantée pour aller consoler Caroline. Pour me défendre, je lui ai dit que j’ai voulu être avec lui, que j’étais allée chez lui pour constater qu’il était avec Caro, que moi aussi j’avais été inquiète pour Caro. Puis, je l’ai retrouvé chez Ophélie. Ça m’avait fait mal, je ne comprenais plus rien, je voulais qu’il m’explique.
Pascal a expliqué qu’Ophélie l’avait appelé sur la route alors qu’il avait décidé d’aller retrouver les potes, il n’avait rien de mieux à faire. Je lui ai demandé quant est-ce qu’elle avait appelé, puisqu’il était chez Caro. Il a été obligé d’avouer que c’était avant de passer chez Caro. C’était donc pour ça qu’il ne pouvait pas rester. Et voilà Caro qui pleurnichait doucement dans son coin, la vrai petite victime. Grrrh.
- Écoute.. .Je pensais aller retrouver mes potes, alors quant Ophélie m’a proposé de passer chez elle, je me suis dis pourquoi pas, je n’avais rien de mieux à faire.
- Oh! Attends... Alors si t’es passé chez moi, c’était parce que tu n’avais rien de mieux à faire?
- C’est pas ce que j’ai dit... J’ai juste pensé ça quant elle m’a rappelé c’est tout.
- Puis tu t’es dis, “ah, pourquoi pas passer chez Caro avant, en vitesse!”, mais pas 1 seconde tu ne t’es demandé ce que je faisais, comment je me sentais... C’est cool.
- Rhhha Jane... C’était pas du tout comme ça.
- Sauf que quant je t’es demandé de passer moi, tu as refusé... Cool... Mais Ophélie, Caro, no blêm!
- Hééééh! (C’était Caro qui n’appréciait pas que je la mette dans le même sac)
- C’est nul, mais je n’y ai pas pensé... Caro était partie en larmes... Je... Je sais pas...
- Mouais, laisse tombé...
Pascal en a eu marre je pense... Il m’a rappelé qu’on était pas ensemble, ni avec Caro non plus, qu’il n’avait pas de compte à nous rendre. Il a aussi dit qu’il nous aimait beaucoup mais que tout était toujours trop compliqué avec moi, avec nous, qu’il en avait assez.
Waouh, j’avais été à 2 doigts de dire que, puisque c’était ça, alors assez, j’en avais marre, que c’était fini, alors, j’ai préféré partir. Avant de passer la porte, je lui ai dit qu’il m’avait dit qu’il ne disparaîtrait nul part, qu’il serait toujours là, mais que c’était sans doute parce que ça sonnait bien.
Étant donné que Caro était là, je ne m’attendais pas à ce qu’il me rattrape, ni qu’il essaie de m’empêcher de partir.
- Je suis un imbécile, j’ai... je... Reste STP?
- Yeah, you can say that again!
J’avais l’impression que mes bras et mes jambes pesaient des tonnes, ils étaient tellement lourd, j’étais plombée. Je ne crois pas que j’avais vraiment envie de partir, mais je n’avais pas envie de rester non plus, j’étais naze. Et j’étais triste, au-delà de la tristesse. C’était mieux que je rentre, en plus il y avait Caro chez lui, pfff. Elle était toujours assise sur le bout du fauteuil, la tête basse, à se faire la plus petite possible, mais elle était là, et on était une de trop. Puis, je préférais être une loque chez moi.
Je suis finalement restée parce que Pascal a demandé à Caro de nous laisser. Tout à coup, elle aussi voulait lui parler. Pascal sentait bien que si elle restait, je partirais.
Puis ma bêtise habituelle a repris le dessus, je me suis sentie mal à l’aise de l’avoir utilisée pour courir après Pascal et maintenant de la jeter comme un vieux chiffon. Pourtant, je n’avais plus envie de parler, j’étais vannée. Contente d’avoir enfin osé ouvrir ma bouche, mais complètement ratiboisé. Je me serais enroulée en silence dans ses bras, et je serais restée comme ça, sans qu’on ait besoin de parler, mais sans rien d’autre non plus, j’étais trop naze.
Donc, quant elle a été hors de vue, j’ai fait la grimace, je me sentais coupable, horriblement mal et j’ai demandé à Pascal de la rattraper. Il ne voulait pas, il pensait qu’on avait besoin de rester seul un peu tous les 2, sans Caro dans les pattes. Puis, je pense qu’il a eu lui aussi des remords, alors il a proposé qu’on aille tous les 2 vers elle, et comme ça, quant on en aurait marre, on pouvait rentrer et être tous les 2. Si elle était ici, ben, on aurait pas su comment lui dire de partir.
Caroline était sûrement en train de pleurer toutes les larmes de son corps, elle avait les yeux rouges et le visage enflé. Elle était surprise, mais contente de nous voir. Enfin... de voir Pascal.
Elle s’est jetée dans ses bras, et a terminé sa séance de pleurs tout contre lui. Ensuite, elle nous a proposé à boire, et a préparé du café pour moi en reniflant comme un bébé. Pascal a été lui donner un coup de main. Elle l’a entouré de ses bras en le remerciant d’être venu, et à moi aussi de la tête. C’est bizarre, mais je n’ai pas ressenti de grosse crise de jalousie, ou peut-être que j’étais trop crevée, je n’en sais rien.
J’ai remarqué que Pascal se sentait chez lui, c’est lui qui a allumé de petites bougies et les a disposés sur la table du salon et sur les meubles autour. J’ai noté qu’il savait où les trouver, dans quel tiroir et tout. J’ai essayé de me rappeler mon sentiment de frustration et le choc que j’avais éprouvé quelques heures plus tôt en le voyant quitter l’appartement de l’autre, mais je pense que mon cerveau avait déjà planqué tout ça dans un coin, parce que je n’arrivais pas à retrouver ce sentiment à le voyant avec Caro. Je me demande bien pourquoi!
Mince, déjà 9h du matin... le samedi était pratiquement raide là!
On a quitté Caro vers 10h30, Pascal était naze et moi aussi. Caro avait bien essayé de nous faire dormir chez elle, mais heureusement, Pascal a fermement refusé. J'étais contente qu'on soit seul et de dormir collée à lui. Par contre, hum, même si j'adore faire l'amour avec lui, je ne pouvais pas le laisser me toucher. Il avait pourtant pris une douche dès qu'on est rentré et j'ai eu l'impression que c'était pour enlever l'odeur de l'autre. Il n'y avait rien à faire, je ne voulais pas. J'ai prétendu être trop fatiguée, et comme il insistait, j'ai fini par lui dire que je ne voulais pas. Je n'ai pas pu me résoudre à lui dire que c'était parce qu'il avait couché avec l'autre avant, je ne voulais pas le faire penser à elle.
Pourtant, j'aurai peut-être dû pour effacer l'autre, mais non, je ne pouvais pas, rien que l'idée me faisait dresser les poils sur la tête!
Afff, c'était bon de sentir sa présence, de le toucher, de savoir qu'il était là. Il était doux et tendre, et je crois qu'après ses tentatives, qui m'ont fatiguées, parce que j'ai failli craquer ou le laisser faire, pour ne pas avoir à me battre, dès qu'il a compris et a arrêté de me harceler, je me suis endormie comme un bébé.
On a dû se réveiller vers les 17h, mais on était encore fatigué. C'est Thomas qui nous a réveillé en fait, ils avaient prévu des trucs avec leurs copains, et comme Pascal ne répondait pas à son natel, il est passé. J'ai vu l'expression désolé sur son visage quant il m'a vue, je pense qu'il se disait qu'une fois de plus, je me laissais embobiner, ou que je rêvais encore.
Après Pascal m'a dit qu'il ne pensait pas traîner dans les bars ou en boîte le soir, il a voulu savoir ce que je pensais faire. Je ne pensais pas sortir non plus. Je ne crois pas que j'aurai supporté de voir la miss blonde collée à ses basques sans avoir envie de lui arracher la tête, alors, pour ma dignité personnelle, je préférais m'abstenir, mais ça, je ne lui l'ai pas dit.
Grande fille, j'ai osé lui demandé s'il avait envi qu'on se voit ce soir... Oui, je sais pourtant qu'il m'avait dit et redit qu'on était pas ensemble, mais moi, j'avais envie de le voir... Et il n'était pas contre. Donc, on a convenu de s'appeler dans la soirée pour savoir où on en était, et au pire, il m'appellerait dès qu'il sera sur le point de rentrer. Il pensait être rentré vers les 22h.
Thomas faisait un truc chez lui, donc, je pensais bien que Pascal se joindrait à eux.
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295/11 - Je n'en peux plus... - Samedi, 22 oct 2011