298/14 - The Sex is Good? (1)
Samedi, 25 octobre 2014 - 298/14 - The Sex is Good… (1)
Est-ce que je suis maso? Non. Simplement, j’en étais arrivée à accepter la relation de Pascal et Caroline. Dire que c’est moi qui l’ai jeté dans ses bras! Puis, j’appréciais le fait que tous deux continue à essayer de m’épargner. Ou essayait-il simplement de me berner?
Peut-être que je suis naïve, mais je ne pense pas. Je ne crois pas qu’ils soient si vicieux. Je leur fais confiance. J’ai demandé à Caro si elle voulait, mais elle a préféré rentrer chez elle. Ce qui n’a fait que confirmer ce que j’avais deviné.
Quant j’avais posé la question à Caroline, Pascal se trouvait derrière moi, et je l’ai vu, dans son reflet dans les baies vitrées, faire signe à Caro de dire non, en secouant la tête.
Dès qu’elle est partie, Pascal m’a prise dans ses bras en disant qu’il était content de la voir partir, il voulait qu’on soit un peu seuls. Il a été adorable, passionné, tendre et on a fini la soirée en douceur, plein d’amour partagé. C’était plus que bien, et je ne regrettais pas de l’avoir attendu.
Peut-être qu’une partie de sa tendresse venait de son sentiment de culpabilité, mais je ne regrette rien.
Pendant le petit déjeuner, on a discuté de savoir comment s’organiser pour demain soir, je voulais le voir jouer. Pascal a proposé de passer me chercher avant d’aller répéter. Mais ça me faisait poireauter pendant la répète, et après encore, jusqu’au moment du concert. Pas trop envie. Il a alors proposé de venir me chercher à l’entrée vers 21h. Là, ça me convenait mieux.
Pascal a rigolé; je suis toujours en retard. Je dois être là à 21h, si non, je serait obligée de payer l’entrée comme tout un chacun, et je ne pourrais pas venir “backstage”. Il allait prévenir les types à l’entrée de me laisser passer. Mais il se pourrait que les mecs oublient et je me retrouverais coincée dans la queue.
J’ai pensé que je pouvais lui envoyer un message à mon arrivée. Hélas, s’il était déjà sur scène, il ne pourra pas venir. Bref, je devais arriver à l’heure.
Evidemment que je suis arrivée en retard! Caroline était déjà là, et Pascal avait eu l’idée de m’envoyer une photo de Caroline avec les sécus à l’entrée, en mettant que ce sera mon pass, elle pourra venir me chercher. Je n’avais qu’à montrer la photo à ceux de l’entrée. Bravo, c’était une bonne idée.
Ha, c’était chouette. J’adore. Pascal a chanté deux morceaux, une avec Lali. Celle que j’ai aimé par dessus tout, c’est la reprise de “The Sex is good” de Saving Abel, ça lui va comme un gant.
Après, toute l’équipe est resté pendant que les 2 autres groupes jouaient et on a pris des verres au bar. Je n’ai pas pu rester coller à Pascal, il était occupé à discuter avec le groupe et d’autres musiciens et fans. Caroline, elle, n’a eu aucun problème à s’intégrer. Ma timidité et le fouilla dans ma tête me bloquent.
Ce soir, il y avait Erika, une fille que Pascal et Paul connaissent. Elle a longuement discuté avec eux. Sa tête me dit quelque chose, mais je ne me souviens plus où je l’avais vue. Je ne crois pas qu’elle fréquente assidûment le groupe, mais je sais que je l’avais déjà vue.
En partant, Erika lui a glissé discrètement quelque chose en lui faisant la bise. Hum? Ça m’a fait tiquer. Il n’a pas tout de suite regardé ce que c’était, donc, j’ai pensé qu’il devait savoir de quoi il s’agissait. Ou pas? Il l’a suivie du regard.
Etait-ce de l’étonnement sur son visage? Son numéro? Non, ça avait l’air plus… volumineux. Un bout de papier n’a pas cet aspect.
J’ai été le rejoindre au bar. J’étais un peu curieuse. J’ai prétendu que je détectais sur son visage que quelque chose le travaillait. Il a fait l’étonné, mais il a rougi.
C’était chiant d'être au bar, on était tout le temps interrompu, toujours entouré, hélé, et Caroline nous collait aux basques. J’ai donc proposé qu’on aille s’asseoir à une table, à l'écart.
Comme toutes les tables étaient occupés, Pascal m’a fait signe que c’était pas possible. Flûte. Puis, une table s’est libérée dans le fond, je m’y suis précipitée en tirant Pascal par la chemise.
Bien sûr, comme d’hab, il a été arrêté en route, et j’avais dû le lâcher. Je l’ai attendu seule à la table.
Dès qu’il s’est assis, on s’est rapproché pour discuter. C’était clair qu’on désirait être seuls, ce qui fait que personne n’a osé venir nous interrompre.
Je la croyais partie, mais Erika était toujours là, et leurs chemins se sont croisés alors qu’il venait me rejoindre. Ils se sont chuchotés des trucs à l’oreille, souris, et Pascal s’est éloigné. Elle jetait des petits regards dans notre direction. Elle attendait un signe de Pascal. J’aurai bien voulu savoir ce qu’ils s’étaient dit.
Par contre, j’ai noté que Pascal avait mis ce qu’elle lui avait donné dans sa poche. Clairement, il se passait quelque chose… je me sentais tenue à l’écart… Pourtant, je voulais faire partie de tous les aspects de sa vie. Est-ce trop demander?