303 - Love à sens unique /Halloween - (1/2)

Publié le par JaneDo

Samedi... 30 octobre 2010

Oh, le cauchemar... Effondrée, désespérément “in love” avec un type qui n’en avait plus rien à foutre de moi, je suis restée accroupie dans un coin de ma chambre, prostrée. JD était sorti, mais comme un animal blessé, j’avais besoin d’un trou où me cacher, un coin sombre, un endroit que la lumière ne pouvait atteindre. pour expier ma douleur. Je souffrais le martyre.

Comme un enfant buté, je continuais à vouloir ce que je ne pouvais avoir; je voulais Pascal, je le voulais lui, rien que lui, rien d’autre ne pouvait me sortir du gouffre où j’étais tombée.
J’avais mal partout, au dos, à la peau, à la tête sans doute d’avoir trop pleuré. Je faisais tous les pactes du monde avec Dieu et le Diable, je voulais ses bras, je voulais qu’il m’aime toujours, je voulais sentir son odeur, sa peau... J’étais vraiment super mal.

J’étais en train de sombrer et même si j’aurai su nager jusqu'à la lumière, pour aller où? Où est-ce que je pourrais m’enfuir pour que ça ne fasse pas si mal?

Je ne répondais ni au téléphone, ni au sms, ni à la porte, j’avais aussi demandé à JD de ne pas rentrer du week-end. Je voulais être seule avec mon chagrin et ne pas avoir le regard de qui que ce soit se poser sur mon visage bouffi, aux yeux enflés et hagards. Oh, je le voulais si fort, j’avais trop mal.

Je ne pouvais pas continuer comme ça, sinon ce soir, alors qu’il était là, lui, le seul que je voulais vraiment voir, je ne pourrais pas le voir si je ne sors pas de là. Je n’aurai pas le culot de me pointer chez ses copains pour fêter Halloween si j’ignorais tous les appels, et le seul qui pouvait m’emmener près de Pascal, ben c’était Thomas. Il fallait que je me sorte de ce marasme, que je trouve le moyen de dégonfler mes yeux avant ce soir, et pour ça, il fallait surtout que j’arrête de pleurer.

Engourdie, je me suis plongée dans un bain, mis de la musique, et j’ai commencé par me forcer à penser à ma prochaine toile. Heureusement, j’ai un certain contrôle sur mon cerveau, j’arrive à me fermer de certaine chose pour éviter de souffrir. C’était un entraînement que je m'étais imposée quant j’avais à peu près 13ans, ça m’avait aidée à supporter la séparation d’avec mes parents. J’ai passé plus d’1h dans le bain à chanter en parcourant, dans ma tête, les images de ce que je voulais peindre; peut-être plus de rouge, non, ce sera du carmin, j’enlèverai les barreaux dans ma tête pour les poser sur la toile, que je transformerais en cadre de fenêtre à l’arrière plan. Après le bain, j’ai trouvé la force de répondre aux appels reçus, avec une fausse bonne humeur dans la voix. Ça n’y était pas encore, mais ça venait tout doucement.

Thomas, inquiet par mon départ précipité d’hier soir, était passé dans la matinée. Je n’avais rien entendu, je devais être plongée dans un coma réparateur, alors ça l'avait encore plus inquiété. En riant, je lui ai demandé d’arrêter de me traiter comme un bébé, j’étais une grande fille...

Le soir, nerveuse, tremblante, complètement secouée d’impatience, je me suis préparée pour aller rejoindre toute la clique, avec Brian, pour fêter Halloween chez Bruno, un des copain musicien de Thomas et Pascal.

Pascal (et Jess) n’était pas encore là quant je suis arrivée, ce qui m’a permis de me composer une façade, de boire quelques verres et de m’imposer de faire la fête.. C’est en me retrouvant face à Thomas que j’ai réalisé lui avoir fait du mal. Égocentrique, je n’avais pas eu la présence d’esprit de l’appeler, pour lui dire que je venais avec Brian, et le pauvre avait attendu mon appel. Monstrueux! J’avais fait mes petits projets en ne pensant qu’à ma petite personne. On formait une équipe un peu étrange; Brian, la sud américaine, Thomas et moi. Les relations entre nous étaient rempli de non-dits.

J’étais habillée en vampire-rasta rousse!! Thomas faisait un vampire tout à fait crédible, Brian avait adopté le costume d’un magicien maléfique tout à fait honorable. Brian a tout de suite senti que Thomas voulait être seul avec moi, alors il s’est un peu éloigné, le temps de nous laisser discuter. Je me suis excusée d’avoir été sans cœur, j’ai prétexté un stress dû à quelques petits problèmes familiaux. Thomas a fait semblant de me croire.

J’ai eu la chair de poule quant Pascal est arrivé, affublé de sa femme. La rage, celle-ci avait l’air absolument extatique au bras de “son” mari. Elle portait une tenu de fée dans des couleurs pastels. Inutile de dire que je me sentais à nouveau au bord de la crise de larmes de le voir. Il était toujours aussi craquant. Si seulement il avait pu "mochir" pendant la nuit, être couvert de boutons, ou encore avoir l'air d'un de ces machos à la con... Il était tout souriant et avait l'air heureux., et en tous cas, ce n'était pas grace à moi.

Tout le monde arborait des couleurs sombres ou soutenus, Jess, elle, avait choisi de sortir du lot et de se faire remarquer on dirait! Je m’attendais à voir apparaître Ethan, mais apparemment, il n’avait pas fait le voyage pour faire la fête avec nous. Pascal avait l’allure d’un prince de la nuit, il était sexy au possible. J’ai tout de suite senti le regard de Thomas épier mes réactions. Ciel, ce soir du moins, je devais éviter d’avoir le regard attiré vers Pascal, sinon je n’allais pas tarder à fondre en larmes comme une mauviette. Mais je ne pouvais pas contrôler mes réactions et presque immédiatement les larmes ont commencés à me piquer les yeux. Aussitôt un bras m’a happée et entraînée de force dehors, loin du regard de tous. C’était Brian, lui, qui me connaissait si bien.

Dehors, gentiment, il m’a secouée en me disant de ne pas pleurer, j’aurai l’air ridicule, qu’il fallait que je retrouve mon orgueil et que je me reprenne. Il m’a obligée à lui faire un sourire. Le fait que Brian me secoue et m’empêche de me lamenter sur mon sort m’a fait du bien, j'ai fait une timide tentative. Ensuite, il m’a serrée dans ses bras assez fort pour que j’ai l’impression qu’il tentait de me briser les os, pour qu’enfin je sorte de ma folie.

------ Love à sens unique /Halloween (1/2) - (303) - sam.30.oct.10 ------

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J
Clairement à prévoir? Je pensais qu'on resterait ensemble longtemps moi :(
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T
La dernière image est si bien choisi et exprime ce que je crois tes sentiments, heureusement tu a Brian et Thomas. Je suis quand même triste que ça finisse comme ça même si c'était clairement à prévoir!!! Comme l'a dit quelqu'un d'autre, il est au petit soin pour sa femme, il n'y a qu'elle qui compte, il ne la quittera jamais
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