307/2012 - Halloween Rush!

Publié le par JaneDo


Samedi - 3 novembre 2012 - (307/2012) - Halloween Rush! (1)

Quant les autres sont rentrés tapageusement, Pascal est descendu les rejoindre. J’étais sagement couchée en haut. Je dormais tranquillement. Une petite bande a traîné jusqu’au matin, et Pascal en faisait partie. Je ne l’ai même pas entendu venir se recoucher. Caroline est aussi restée jusqu’au bout.

Toujours un petit accès de timidité quant je descends seule, après tout le monde. L’espace de quelques secondes, ça me panique de voir l’attroupement, ce paquet d’humains, j’ai l’impression d’entrer dans l’arène. D’être une intruse parmi tous ces gens qui se connaissent et qui se fréquentent depuis des lustres. Je réalise que je ne les connais pas, que je ne les côtoie que parce que je sillonne le terrain autour de Pascal! Autrement, je ne pense pas qu’ils m’accorderaient le moindre intérêt!!!

En apercevant la machine à café, l’objet de tous mes désirs du moment, la timidité s’est évanouie et j’ai foncé. Je ne voyais plus que ça. Au passage, j’ai souri dans le vague à l’intention de qui que ce soit regardant dans ma direction. Dans ma bulle, humant les senteurs voluptueuses du café, je salivais déjà à l’idée de ce liquide brunâtre et chaud s’étalant sur ma langue, coulant dans ma gorge. Je l’imaginais, l’envisageait à l’avance.  Miam, c’est mon breuvage préféré, j’adore le café!

Je n’ai pas vu Pascal approché. Il m’a entouré de ses bras me faisant un bisou dans le cou. Heu! Il ne devait pas faire ce genre de chose en publique, non? Il a vu l’étonnement dans mes yeux, et a souri. Sans se démonté, les bras toujours autour de moi, les mains un peu volage, il m’a demandé si j’avais bien dormi. J’ai souri. Il connaissait déjà la réponse.

Tout à l’heure, quant il s’est levé, dès qu’il m’a vu faire mine de sortir de mon sommeil sucré doré, il s’est mis à me couvrir de bisous. Et une chose en amenant une autre, après avoir couru me laver les dents, j’ai succombé sans restriction à ses pressantes envies de câlin. J’aime les mouvements de son corps si parfait, j’aime la douceur brute et chaude de sa peau, son odeur, la chaleur de ses bisous…Hhhh! Je l’adore!

Hum… Peut-être se sentait-il coupable?

Je l’ai laissé avec la troupe pour aller me réfugier au salon, près de la cheminée. Les crépitements du feu m’hypnotise et accompagne merveilleusement le délicat goût du café. J’aime ses petits moments de paix royales. Je ne suis pas vraiment du matin, et j’ai de la peine à déserrer les dents au saut du lit.

Caroline s’est écrasé lourdement dans le canapé à côté de moi. Elle était toute joyeuse, rosi même. Et c’était parti. Son babillage incessant. C’est fou ce qu’elle peut être en forme le matin! Et elle m’a raconté en gros la fin de soirée. On entendait les rires, et le brouhaha provenant de la cuisine.

  • On a été se couché, il faisait presque jour… Et ce matin, j’étais trop excitée pour rester au lit.

Hum! Moi, après mon petit café, j’avais l’intention de retourner me couler entre mes draps et lire un moment avant de me laisser aller à me taper encore une petite sieste. C’est vrai que j’aurai pu aller me baigner à la piscine? Je suis presque sûre d’y trouver un havre de paix. Je ne pense pas que les autres utiliseront la piscine si tôt.

Puis légèrement gênée, un peu rouge, Caro continuait sur sa lancée. Elle s’était approchée et chuchotait presque.

  • Je ne sais pas si je devrais, mais boh... Je pense qu’il te le dira sûrement alors... Et je veux pas que tu penses que je te cache des choses… Pascal est venu un moment dans ma chambre… (elle rougissait et riait de plaisir)… On a… Ben tu sais...

J’ai failli lui dire qu’elle n’avait pas à tout me raconter, mais, je me suis retenue. Au contraire, je préférais le savoir par elle, que par Pascal. Alors comme ça, lui et Caro, hier soir… Hum! Voilà pourquoi il était si câlin, il se sentait probablement un peu coupable!!! Ça va, je tenais le coup. C’est pas que ça ne me faisait rien, mais je préfère que ce soit elle plutôt qu’une autre. Elle, je la connais. On a une sorte de complicité qui fait que, je peux avoir confiance. Et Pascal ne se sent pas obligé de choisir entre nous 2. Avec une autre, ce serait une toute autre histoire.

J’ai souri. Caroline s’est sentie soulagée. Ensuite, elle m’a demandé si je venais aussi choisir quelque chose à mettre pour ce soir? En quoi je voulais me déguiser, etc. J’étais ailleurs. Je ne savais pas, je n’avais pas pensé si loin. Je ne pensais qu’à ma petite sieste avant toute chose.

Pascal, peut-être un peu inquiet, est venu se joindre à nous. Il est arrivé au bon moment, Caro me parlait de déguisement. Il a proposé qu’on y aille ensemble après le déjeuner. Alors, j’ai dit que je pensais retourner me coucher, en faisant la grimace. J’avais fini mon café et je pensais aller me rechercher une petite tasse. J’ai posé ma tasse et j’ai passé le bras autour du cou à Caro.

  • Je suis une vraie larve, pas comme celle-là, qui gazouille dès le matin! Et je n’ai aucune idée si je me déguise ou pas. Ça m’embête d’y aller si tôt!
  • Ben… Après il n’y aura que les restes!

Pascal est venu se planter sur le canapé. Il m’a soulevée pour me poser sur ses genoux. Comme si j’étais légère!!! C’est loin d’être le cas. J’ai passé mon bras autour de ses épaules. Miam, j’adore la force qui se dégage de ses épaules, le mouvements de ses muscles. Rhhh, j’suis dingue. Je le mangerais tout cru si je pouvais!

  • Puis… J’adore ton côte larve. Ne change pas pour moi. Je trouve ça mignon. Je n’ai pas besoin d’un pote de plus…

Il a rigolé. Et à l’intention de Caro;

  • Et puis, j’ai Caro pour ça!

Caroline a fait la moue.

  • La vache… Un pote hein?

Pascal lui a pris le menton en souriant, en lui disant qu’il n’y avait rien de mal, il l’aimait bien comme elle était, qu’il n’y avait rien à changer non plus. Puis, il lui a fait un bisou sur la joue.

  • J’aime ta différence!
  • Dis! Tu as vu l’autre là? Elle ne nous quitte pas des yeux!

Surpris, on a tous les 3 regardé en direction de la cuisine. Je ne voyais rien. Caro a mentionné celle qui chuchotait dans l’oreille de Paul. Ha elle? Je crois que je l’avais remarquée hier soir en train de discuter avec Pascal. Caro a insisté qu’elle lui tournait autour, qu’il devait se méfier d’elle. Pascal la trouvait sympa, mais il ne croyait pas qu’elle avait des vues autres. Caro a encore insisté. Errrrreur!

Dès que Pascal est parti les rejoindre, je lui ai dis à quel point j’avais trouvé nulle qu’elle insiste et lui fasse remarquer cette nana. S’il ne l’avait pas remarquée avant, maintenant, grâce à elle, il remarquerait ses tentatives et tout. C’était une grave erreur. Surprise, elle a regardé en direction de la cuisine. Effectivement, la fille s’était approchée de Pascal et lui parlait. Caro a voulu se lever pour aller là-bas, je l’ai retenue.

  • Manquerait plus que tu accentues le tout en agissant comme une jalouse!
  • Mais je suis jalouse!
  • Faut pas! Tu risquerais de lui donner trop d’importance. Faut pas.

Bouillonnant sur place, Caro essayait de ne pas trop regarder en direction de la cuisine. On a encore discuté pour savoir comment s’organiser pour ce soir, puis j’ai filé me doucher. J’ai décidé d’aller lire à la piscine, et si j’ai les yeux qui se ferment, alors je reviendrais me coucher. Pas envie d’aller traîner en ville moi! Caro a promis de me prendre quelque chose. Je voulais quelque chose d’ample ou je me sentirais à l’aise. Elle connaissait mes goûts. Si ça ne me plaisait pas, alors je mettrais autre chose. No blêm.

L’après-midi a été une totale course, une ruée en ville pour les costumes, les pétards, les bonbons, et le reste. Moi, je suis restée tranquille à me larver, lire, dormir. C’est comme ça que j’aime mes week-ends. Tranquille quoi. En plus, Pascal a dit qu’il ne voulait pas que je change, qu’il aimait ça chez moi, alors, tout baigne.


Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
A
Pourquoi tu acceptes qu'il couche avec Caroline... et peut-être même aussi avec Jess? 
Répondre
I
Et tu acceptes ou disons, tu ne bronche même pas de savoir qu'il a couché avec Caroline, alors que tu dormais ... toute confiante? Wah, moi je serais furieuse et je le plaquerais!
Répondre