307/2012 - Haloween Rush (2)
Samedi - 3 novembre 2012 - (307/2012) - Halloween Rush! (2)
Peut-être que je devrais faire plus d’efforts? Faire plus attention aux autres? A Pascal? A ce que font ceux qui m'entourent?
Je n’avais pas fait attention à Yumi hier soir, ni vraiment la fille qui nous observait, alors qu’on était au salon. Mes yeux n’avaient fait que les effleurés. Autant de petits hommes verts inutiles dans ma bulle. Quelque part, mon cerveau avait noté leurs présence. Sans plus. J’ai fini par réalisé que Yumi avait dormi ici, au chalet et pas juste à côté, au chalet voisin, chez elle. Comment ça se fait? Bof, je m’en fou.
Mais ce soir, j’ai fini par remarqué cette fille. J’ai fini par remarqué qu’elle tournait autour de Pascal. Ah, ben non, Pascal, il est à moi. C’est drôle, mais elle me faisait penser à Jess; racée, bon chi bon genre. Clairement, elle venait d’une famille aisée. Ses vêtements ètaient de marques, de coupe parfaite, épousant tout aussi parfaitement ses formes, galbant avec succès sa poitrine. Bref, elle était du genre qui attirait Pascal. D’ailleurs, j’ai vu son regard glissé, à plusieurs reprises, dans sa direction.
Caro m’a pris pratiquement le même vêtement qu’elle. Une sorte de large robe noire. Il ne me restait plus qu’à transformer ça, à coup de quelques accessoires, en robe de sorcière! On s’était amusée à se préparer ensemble. J’étais toujours un peu à la traîne, pas pressée. Commencer la soirée trop tôt, et je finirais avec un coup de pompe vers les 22-23h! J’aurai bien aimé encore faire une sieste, me préparer tranquillement et me pointer plus tard, vers 23h, voire minuit.
Mais, Pascal finirait par me trouver chiante? Puis, de petits groupes se seront formés, et je finirais par me sentir exclue. J’ai donc avalé plusieurs café avant de monter me préparer. Tout le monde nous attendait. Encore les dernières. Clairement, de petits cercles s’étaient déjà formé, certains étaient déjà parti. Seul Thomas, bien obligés de nous attendre, poirotait au salon, pour nous escorter.
Zut, Pascal avait déjà quitté le navire… Merde! Il aurait tout de même pu nous attendre lui!
On avait tout loup… Les petits verres, les jeux foufous pour se mettre dans l’ambiance. Bref, on allait être décalé tout le reste de la soirée!!! C’était de ma faute, mais Caro n’a rien dit. Elle me collait au train comme une petite soeur siamoise.
On était vraiment pas dans le coup. Non. Moi, je n’étais pas dans le cou. Caroline s’est immédiatement lancée à l’assaut. Pascal étaient déjà très entourés, il riait, bavardait et semblait s’amuser. Il n’a même pas sembler remarquer ma présence. Comme hier soir quoi. Ça m’a énervée.
Pourtant, je me trompais! Il était pompette, c’est sûr. Ça se voyait à son sourire scotché. Il est venu me passer le bras autour de la taille.
- Et si on filait en douce?
Pascal pose ses mains sur mes hanches, ses lèvres sur ma nuque. Je frémis. Est-ce qu’il a le droit de faire ça? Ça faisait longtemps qu’il ne m’avait pas approchée de cette manière en publique. Très longtemps. Je lui en fais la remarque. Il me sourit tendrement, caresse mon visage et passe une main dans mes cheveux. Il pense être invisible avec son déguisement? Ou c’est l’alcool? Il fait un très beau vampire. Il est tendre, intelligent, bourré de charme jusqu’à l’os, je me sens si fière de faire partie de sa vie.
M’attirant à lui, il me chuchote à l’oreille, que ce soir, on oublie toutes les règles. Il avait envie de passer une soirée en amoureux avec sa copine. J’ai chopé un phare géant. En même temps, j’étais toute énamourée. Est-ce que j’avais bien compris, ce soir, on allait pouvoir se lâcher?
Ses lèvres ont effleurés les miennes… J’y crois pas, il allait m’embrasser?
Hélas, pas eu le temps, un de ces copains l’a tiré par le bras. Il a bien essayé de m’attraper la main pour m’entraîner derrière lui, mais j’étais raide comme un bâton, trop surprise pour avoir su attraper le ballon au vol. Je suis restée plantée comme un “i”, sans oser me lancer à sa poursuite. J’aurai dû et je lui aurai donné la main. Ça n’aurait pas paru bizarre. Je n’ai pas bougé, je me sentais idiote. Caro est venu à ma rescousse. Elle a enfilé son bras sous le mien pour m’entraîner au bar.
Du coin de l’oeil, j’ai vu que celui qui me l’avait enlevé était un de ses coéquipiers du basket. Il le présentait à une nana, qui avait dû le lui demander. Enervant. Même un peu humiliant pour moi. Pascal souriait toujours. Maintenant qu’il avait plusieurs verres dans le nez, ce charmant sourire n’allait plus le quitter jusqu’à ce qu’il tombe.
Pour ceux qui ne le connaissait pas bien, il avait l’air d’entrer dans le jeu. De même draguer cette nana.
Caroline avait vu ce qui c’était passé, elle m’a demandé ce qui s’était passé. Je lui ai raconté en gros. C’était surtout, au cas où, pour la préparer à encaisser le coup. Si elle devait passer la soirée toute seule, à se languir dans son coin, autant qu’elle ait le temps de se préparer mentalement. Caro a fait la grimace.
Après avoir regardé un moment en direction de Pascal, elle m’a demandé sans détour si, de temps en temps, elle pouvait aussi danser avec lui. Si elle lui faisait un bisous, elle voulait savoir si ça m’énerverait. Après mon petit verre, grisée par l’anticipation de passer la nuit dans ses bras, je lui ai dis qu’elle pouvait faire ce qu’elle voulait.
Après tout, il peut s’amuser comme il veut, après, il sera tout à moi.
Caro m’a dit que ça l’énervait de regarder cette pouffe le draguer. Je l’ai alors encouragée à aller s’y mêler. Moi, j’en avais pas le courage. Je ne voulais pas lui paraître lourde. Elle est immédiatement partie le sauver des tentatives de cette pouffe. En arrivant vers lui, elle a passé son bras sous le sien pour le tirer sur la piste. Il a eu l’air de résister un peu, mais il l’a suivie, son petit sourire provocateur toujours scotché.
Ils ont dansé, collé l’un à l’autre, les yeux plantés l’un dans les yeux de l’autre. Trop. J’ai bien cru qu’il allait l’embrasser. C’était moins une, puis il l’a prise par la main pour venir la poser au bar. Il m’a alors arrachée à mon siège, en faisant un petit clin d’oeil à Caro.
Oui, son sourire est toujours aussi ravageur, ses yeux aussi perçants et éclatants. Veloutés aussi. Puis ses lèvres ont à nouveau effleurés les miennes, doucement, puis mon front. Je l’ai entendu me chuchoté qu’il avait envi de moi, là tout de suite.
J’ai souri de plaisir. Alors j’allais le faire attendre un peu. Jusqu’à la maison.
Sa main est remonté le long de mon bras jusqu’à ma nuque, caressante, chaude. Toujours aussi chaude et douce, il caresse mon visage. Je ferme les yeux. Hum, comme c’est doux. Ses mains encadrent mon visage, son pouce caresse mes lèvres qu’il entre-ouvrent avec douceur. Je sens sa chaleur envahir mon corps. Jeeez, est-ce que c’est moi qui ne pourra pas attendre jusqu’à la maison? Ses lèvres sont tendres, pressantes, elles emprisonnent les miennes, les quittes pour s’envoler sur mon visage. Je veux encore.
Puis il a dit qu’il valait mieux en rester là, sinon, il n’était pas sûr de pouvoir se retenir plus longtemps. Sa main me guidant à travers la foule de danseurs, on est retourné au bar. Il m’a encore fait un bisou sous l’oreille. Ce qui m’a fait encore frissonner comme tout le temps où j’étais dans ses bras sur cette piste de danse. Pourtant, je déteste me donner en spectacle.
On était en train de discuter, et il m’a coupé pour m’embrasser. J’ai rougi. Je n’aime pas ça devant tout le monde, mais sur le moment, j’avais oublié, encore palpitante.
- J’aime regarder le mouvement de tes lèvres. Ça me donne envi de te manger.
- Wahhh, arrêtez à la fin! Et moi alors? Danse avec moi aussi… STP?
Toujours souriant, Pascal lui a passé un bras autour des épaules pour lui faire un petit bisou sur le front.
Je ne sais pas ce qu’il allait lui dire, mais je l’ai encouragé à aller danser. Ce qui me laisserait le temps de descendre de mon nuage. Ça ne m’a pas surprise de les voir s’embrasser. Pascal m’avait dit qu’il voulait m’embrasser en 1er. Il me connait si bien. Il s’avait que j’aurai sûrement pété un câble dans la tête s’il en embrassait une autre avant moi. Il a jeté un coup d’oeil dans ma direction. Encouragé par mon sourire, ils ont continué à danser et à flirter.
La fille avec qui il discutait avant a eu le culot de venir essayer de s’immiscer entre eux. Elle voulait danser avec lui. Elle pensait peut-être qu’il y avait quartier libre. Je ne sais pas ce que Pascal lui a dit à l’oreille.
Pascal et Caro sont revenus au bar, et elle est revenu à l’attaque. Pascal s’est écarté pour parler un moment avec elle. Je me suis forcée à ne pas avoir l’air inquiète, ni à regarder vers eux. Caro ne s’est pas gênée. Sans vergogne, elle les a fixé, jusqu’à ce que Pascal revienne.
Pascal m’a à nouveau attirée sur la piste. J’aime trop fort être dans ses bras. Je me sens comme une reine. Comme la gagnante de la loterie de l’amour. Les yeux plongés dans les miens, il souriait, coquins. De temps en temps, il me demandait si je ne voulais pas rentrer. On serait seuls au chalet.
J’avais envie de lui… Alors, j’ai craqué. Sans demandé nos restes, on a filé. Direct de la piste, à la maison.
C’était une chouette fête, mais on avait vraiment envi d’être seul… Rien que tous les deux!
Pauvre Caro. C’était un peu vache de la planter là-bas toute seule. Je n’aimerai pas qu’on me fasse un truc pareil. Je me sentais coupable. Mais, une fois à la maison, que ses lèvres se sont posées sur les miennes, j’ai tout oublié. Noyée sous la tendresse de ses câlins, noyée dans la chaleur de son amour, j’ai oublié la terre entière.