308/2013 - Bien sûr que je t’aime voyons!

Publié le par JaneDo


Lundi, 4 Novembre 2013  - 308/2013 - Bien sûr que je t’aime voyons!

J’avais passé un super week-end avec Thomas. Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas sentie aussi détendue, et triste que le week-end soit terminé. Très longtemps. Alors pourquoi est-ce que je me sentais presque sale??? Les hommes ne se sentent pas comme ça après nous avoir planté des tonnes de canifs dans le dos? Fallait que je me débarrasse de toute cette saleté de sentiment de culpabilité.

Ce matin, Thomas m’a serré très fort dans ses bras, comme si lui aussi regrettait qu’on soit obligé de se séparer. On a préféré ne rien dire. Même le café, on l’a pris en silence. Devant les voitures, le moment fatidique, le “et là, nos routes se séparent”, nos doigts sont restés longtemps enlacés, tout comme nos yeux.

   -    Trop court ce week-end...
   -    Oui. J’ai ri. Tu es un indécrottable romantique.
   -    Ça n’empêche pas que j’ai toujours peur de me prendre des baffes…


J’ai encore ri. C’était surtout pour cacher mon embarras. J’étais loin d’être aussi romantique que lui. J’aurai préféré écourté le moment des “adieux”. Je n’aime pas trop ça. Maintenant le week-end terminé, malgré mes sentiments confus pour Thomas, j’avoue que je me réjouissais et impatiente de revoir le visage et le sourire adorés de Pascal. Etais-je un petit monstre?

   -    Est-ce que tu m’aimes Jane?
   -    Quelle question! Bien sûr que je t’aime voyons!
   -    Alors pourquoi on n’est pas… ensemble?


En me faisait un dernier petit bisou dans le cou, Thomas a demandé presque en chuchotant d’une voix suave; “Si on mangeait un truc ensemble ce soir? Chinois? Ça te dit?”. Bien sûr que ça me disait, mais j’avais mon repas en famille, donc, je ne pouvais pas. Alors, pour qu’il sache que j’avais envie de le voir quand même, j’ai promis de passer après, si on ne finissait pas trop tard. Thomas se foutait de l’heure. Je n’avais qu’à passer quelque soit l’heure à laquelle je finissais.

Ce qui était sûr, c’est que je ne resterais pas dormir. Je ne voulais pas qu’il se fasse des idées. Inutile de lui rappeler que Pascal était rentré plus tôt que prévu une fois, et n’avait pas apprécier ce qu’il avait vu. Pas question de répéter les mêmes conneries.

Ce soir, on était vraiment que la famille, à part Carmine. A un chouilla près, une fois de plus, on a failli se prendre la tête. On parlait des vacances de Nouvel An, qui, combien, etc. Kaya a dit qu’il y aurait sa meilleure amie, et son petit copain.  Et le plouk, le débile, lui a demandé s’ils seront encore ensemble d’ici là. Non mais quel crétin!!! Ou il va cherché ce genre de stupidité. Des fois, je me dis qu’il n’est pas net, que c’est un détraqué.

Ni une, ni deux, j’ai pris la défense de ma puce. Je lui ai dis que ce n’était pas un garçon et je lui ai demandé si, Lucas, son fils, serait avec la même qu’il y a 1 mois, ou une autre. Qu’on n’était pas tous comme son fils. Nous les filles de la famille avons tendance à rester avec le même pendant un bon moment. On ne changeait pas toutes les semaines. J’ai vu que ça l’avait piqué au vif.

J’ai immédiatement changé de sujet pour ne pas envenimer les choses. Le connard n’a pas trouvé de réponse. Je lui avais coupé la chic. Quel trou de balle. On dirait presque de la jalousie mal placée.

Après le souper, j’ai ramené Lilice. Sur la route, j’ai hésité. J’avais envie de voir Thomas, mais en même temps, je trouvais un peu risqué de passer la soirée avec lui. Pascal pouvait aussi bien être déjà rentré, ou presque. Et s’il nous attendait au contour? Est-ce que je pouvais passer la soirée avec Thomas, sans devoir lui demander de ne pas me toucher ce soir? Trop risqué, donc, j’ai pris la décision de rentrer sagement chez moi.

A la maison, j’ai appelé Thomas pour l’avertir. Comme je m’y attendais, il était déçu. Il avait passé la soirée à m’attendre. A espérer. Quelque part, il se doutait bien que je trouverais une excuse bidon et que je ne viendrais pas. J’étais triste de lui faire de la peine. On est resté plus d’1h au téléphone. Ridicule. C’aurait été plus agréable d’être face à face, on aurait pu parler la même chose. On aurait passé un moment ensemble au moins!

Demain, j’ai prévu de passer l’après-midi avec ma nièce. Elle est encore en congé maladie. Son angine ne s’améliore pas.


Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article