309/11 - Mise au point & Honnêteté - Samedi, 05 nov 2011
Mise au point & Honnêteté
Samedi, 05 nov 2011 - 309/11
Ahhh, un week-end de rêve. J’avais Pascal pour moi toute seule, pas de potes, pas d’encombres, personnes pour nous empêcher de nous faire des bisous quant on en avait envi. Alors je ne me suis pas retenue, je l’ai carrément couvert de bisous, sans arrêt, hihihi, lui laissant à peine le temps de respirer. Il me rend folle, j’en ai jamais assez. J’aimerai être l’air qui effleure sa peau, le t-shirt qu’il porte, arf, je suis ravagée!

Et on a beaucoup parlé aussi...
Pascal a voulu savoir si je l’aimais vraiment? Ça c’était pas la peine de demander, je l’aimais plus que ma vie, alors! Sa peau sent bon, sa voix me fait vibrer, son sourire me rend dingue, rien que d’être près de lui et je palpite de bonheur, et il ose me demander si je l’aime?
- Tu sais, c’était gentil l’autre jour de me dire que tu passais la soirée avec Caro, mais franchement, je préfèrerais que tu ne le fasse pas, c’est... enfin... Je n’ai pas besoin de tout savoir tu sais! On est pas ensemble, alors...
- Ah! Alors on est pas ensemble?
- Pourquoi? On est ensemble?
- Je savais pas que tu voyais les choses comme ça!
Peut-être que j’avais fait une petite boulette?
- Y a un truc qui me travaille Babe... Presque chaque fois qu’on a la chance de pouvoir passer un peu de temps ensemble, tu ramènes Caro, pourquoi? Je veux dire, je l’aime bien, elle est adorable et tout, mais pourquoi l’imposer tout le temps?
- Ben, je pensais que ça te ferais plaisir! Après tout, on s’entend bien toutes les 2, donc...
Pascal a eu un gros soupir. C’est vrai que je pensais lui faire plaisir, mais en fait, c’était peut-être pour me rassurer moi-même? Je crois que je ne voulais pas qu’ils se voient en cachette, ni trop souvent, et je pense que de montrer qu’on s’entend, lui donnerait l’idée de m’inclure dans leurs plans? Est-ce qu’il préférait la voir seule, sans moi?
- Pfffouh... Je sais pas... La dernière fois que je l’ai vu, je lui ai dis qu’on pouvait rester copains, parce que je l’aime beaucoup, mais que désormais, il ne se passerait rien entre nous. Je cherchais à mettre un terme et voilà que juste après ça, tu la ramène sur le tapis! Mauvais timing, ça tombait vraiment mal.
- T’étais pas obligé, t’aurais pu dire non?
- Et du coup je l’aurai fait pleurer, t’aurai été mal à l’aise...
- T’as raison, on aurait pas compris. Enfin, non, moi je savais pas, alors j’aurai pas compris! C’est vrai, j’aurai été mal à l’aise. Tu aurai pu me dire!
- Hé!!! Tu ne veux pas tout savoir, puis tu veux savoir?
- Je sais, j’suis pas clair!
J’étais allongée entre ses jambes, Pascal jouait avec mes cheveux, et dans ma tête c’était la bousculade. Je ne savais plus quoi penser. Est-ce qu’il essayerait de me plaquer aussi, comme il l’avait fait avec Caro? Et moi qui pensait que tout allait bien, il faut croire que je me sois bien trompée!!!
- Je ne veux pas... Love, je ne sais pas comment expliquer, mais j’aime les relations monogames, être avec une seule fille. C’est trop compliqué pour moi ce genre de relation à 3, je n’aime pas vraiment ça. J’ai l’impression de te tromper quant je suis avec elle, d’avoir des obligations envers elle, puis après de devoir te le dire... je crois que je me débrouille très mal dans ce genre de situation. Je n’aime pas ça.
- Mais Caroline t’aime vraiment tu sais.
- Ça y est, tu recommence! J’y crois pas!
- Tu sais... Je voudrais avoir le courage de te dire de ne plus la voir, mais je sais que tu l’aime. Je crois que je me sentirais trompée s’il se passait quelque chose, alors que je pense qu’il n’y avait personne d’autre que moi. Tandis que, de le savoir, je ne me sens pas trompée. Afff, t’as compris quelque chose?
- Heu non pas vraiment... Si on changeait de sujet?
- Si j’étais d’accord que tu ne la vois plus, tu crois que tu y arriverais? Tu ne craquerais plus? Je n’aurai aucune chance de la retrouver dans tes bras?
- Absolument!
- Hm! Tu n’as pas répondu un peu vite là? Je croyais que tu l’aimais?
- Oui, je l’aime beaucoup... Si j’étais célibataire, je veux dire, si on était pas ensemble, je sortirais certainement avec elle, mais si on est ensemble...
- Si un soir tu te retrouvais seul avec elle? T’es sûr que tu ne craquerais pas? Soit honnête et dis moi la vérité.
Il m’a observée un moment. J’ai trouvé ça long.
- Tu veux vraiment qu’on se dise tout? Tout ce qui se passe dans nos têtes? Babe, tu me dira la vérité aussi?
- Heu oui...
Pour avoir une discussion à cœur ouvert, il me fallait le face à face. Je voulais voir son visage, ses yeux. On s’est installé à même le sol, sur les petits coussins. Nos doigts emmêlés en travers de la table, même les lumières des bougies ne pourraient me cacher ce qu’il aurait voulu me cacher.
- Ok. A vrai dire, je ne sais pas, je crois que je ne craquerais pas. Pourtant, je dois reconnaître qu’on a un passé, je sais que j’y penserai. J’en aurai peut-être envi, mais Babe, de savoir que je risquerais de te faire de la peine, je pense que j’arriverais à passer dessus.
- C’est triste!
- Triste?
- Oui, triste... De ne pas pouvoir profiter de toutes les occasions juste parce que t’es avec quelqu’un!
- Pfft, qu’est-ce que tu raconte?
Jeeez, des fois je devrais me taire, mais objectivement, j’étais sincère. Je trouvais carrément triste de ne pas pouvoir s’amuser, profiter de tout, ça n’empêchait pas d’être fidèlement amoureux de son partenaire. Enfin, c’est ce que je pense.
- Oui, c’est triste. Je le pense sincèrement, malgré tout, je sais que j’ai bien envie d’être la seule femme de ta vie et pour toujours. En même temps, je t’adore, mais je voudrais retourner à celle que j’étais, qui n’était pas jalouse, qui sait que celui qui fait partie de sa vie l’aime et c’est tout ce qui compte. Ce qu’il fait à côté, tant que je ne le sais pas, ça ne me fait rien.
- Donc, t’accepterais que je fasse des conneries? Des conneries qui risquent de nous gâcher la vie, qui risquent de te faire du mal?
- Ça dépend comment... Ça ne peut pas me faire de mal si je ne sais rien! Si tu fais tout pour que je ne le découvre jamais. Quoique, j’aimerai quand même savoir ce qui se passe de palpitant dans ta vie! Rho la la, je suis compliquée.
- Afff chou, c’est pas peu dire! Mais en tous cas, moi je n’accepte pas que tu en fasse autant.
J’aimais entendre sa voix, le sentir respirer. Je l’adore lui. J’aimais aussi les froncements de ses sourcils, son petit air buté et complètement sérieux, il était absolument sexy. Ciel, je suis complètement dingue de lui, je me demande s’il ne le sent pas? Je veux qu’il soit heureux, qu’il puisse tout tenter, tout tester, tout avoir. Mince, je suis malade? Pourquoi ne pas accepter tout simplement le fait qu’il préfère la monogamie?
- Tu te rend compte que de me dire, enfin, de dire des choses pareilles à un mec l’empêcherait d’avoir des limites à ne pas dépasser? Si tout d’un coup je me retrouve avec une fille qui me plaît et qui sait y faire, tu te rend compte que je ne verrais pas pourquoi je n’en profiterais pas?
- Oui, je sais, mais je suis complètement honnête et sincère. Je sais que ça me ferait frémir, même mal, mais je sais aussi qu’il y a pleins de jolies filles, et tu n’es pas aveugle! Je ne peux pas empêcher ses filles de te tourner autour! Je préfère ne pas penser que tu es exclusivement avec moi si tu risque de faire un faux pas. Ça me fera moins mal.
- Babe, c’est adorable de me prendre avec tous mes défauts, mais même si tu le pense, tu ne devrais peut-être pas le dire
- Mentir alors?
- Moi je n’accepterai pas. Je ne veux pas que tu pense qu’en me disant ça, ça te donne le droit d’en faire autant. Je suis jaloux, je te le dis. Je ne veux pas que tu laisse un autre mec t’approcher.
- C’est noté.
On s’était rapproché, avoir une table entre nous, nous éloignais trop. On est resté collé l’un à l’autre en silence, perdu dans nos pensées. J’essayais de me comprendre, je trouve que je suis bizarre, ou peut-être seulement un peu trop honnête. J’aurai préféré ne pas dire ces choses là à haute voix, maintenant, je ne pouvais plus faire marche arrière. Je crois que j’espérais qu’il me laisserait les mains libres, mais c’était trop espérer.
- Tu sais... Je crois que je ne voudrais pas que tu te sente obligé de rompre avec moi parce qu’une autre fille te plaît momentanément.
- Et si elle me plaisaît de manière permanente?
- Aussi... Alors on formerait un trio.
- Et si elle ne veut pas de trio.
- C’est pas elle qui m’inquiète... Alors tu fera quoi?
Pascal a rigolé. Là je me suis retournée pour le regarder dans les yeux, je voulais savoir si sa réponse serait honnête et vraie.
- Pas difficile... Elle aura du mal à me donner envi de te quitter, avec toi, j’ai tout!
C’est tout ce que j’avais besoin de savoir. Il le pensait vraiment, il disait vrai. Je lui ai juste rappelé que le tout serait qu’il n’oubli pas de penser à ça sur le moment!!!
- Bon... A mon tour! Est-ce que tu as des sentiments pour Thomas? Est-ce que je pourrais te laisser avec lui sans qu’il se passe quoi que ce soit entre vous?
- Oui, sans problème.
- Woh! Tu as répondu un peu vite je trouve! Pas de tripotages, pas de bisous-bisous? Je pourrais avoir confiance?
- Oui.
- Hum, très louche! Est-ce que vous avez couché ensemble le soir avant mon retour des Etats-Unis? Rappelle toi que tu as juré de dire la vérité. Je n’accepterais pas que tu me raconte un mensonge.
- On avait pas couché ensemble.
- Mais vous vous êtes... tripoté?
Mince, j’avais un coup de fard. J’aurai préféré ne pas avoir à répondre du coup.
- On a un peu fleurté, mais je n’ai pas voulu aller plus loin.
- Je le savais...
Pascal s’était levé d’un bond. C’était comme s’il venait de faire un marathon, il essayait de reprendre sa respiration. Il m’a dit que Thomas lui avait menti, il lui avait dit qu’il ne s’était rien passé, mais il se doutait bien que c’était pas possible étant donné comme j’étais habillée quant je suis sortie de sa chambre. Il savait que Thomas n’était pas un moine, ni moi non plus. J’avais peut-être commis une erreur de lui dire la vérité, j’aurai dû continué à mentir. Après un temps qui m’a semblé plutôt long, il a recommencé avec ses questions.
-
Est-ce qu’il t’attire? Est-ce que tu aime...
- Couché avec lui? Je peux pas dire le contraire. Il m’attire, et j’aime...
- Tais toi. Je ne veux pas le savoir finalement. Je suis bien trop jaloux. Chaque fois que je vous verrai parler ensemble, je me demanderais si vous n’y pensez pas, et ça me rendrait fou. Comment peux-tu affirmer qu’il n’y a aucun risque après ce que tu viens de dire.
- Parce que je suis une femme, pas un mec. On ne pense pas à ça toutes les secondes et on est pas régi par nos pulsions sexuelles comme vous.
C’était un pieu mensonge, je ne pouvais pas lui dire que mon côté masculin refaisait souvent surface quant il s’agit du sexe! Ça l’aurait déstabilisé.
- Ne me trompe plus, je ne le supporterais pas. Je t’aime et l’idée qu’un autre... ça me rend fou. Ne me trahi pas!
Pascal regardait par la fenêtre, mais je ne suis pas très sûre qu’il regardait le paysage. J’ai eu peur qu’il ne veuille plus m’approcher. C’aurait été du gâchis, le week-end aurait été foutu. Mais je me faisais un mauvais trip, Pascal a mis tout ça dans un coin de sa tête. Enfin, j’avais cru qu’on en resterait là.
- Jane, il faut que je te dise quelque chose puisqu’on est aux confidences...
Glups, je sentais que je n’avais pas trop envie d’entendre celle-ci de confidences!
- C’est à propos d’Ophélie, je n’ai pas été tout à fait honnête, je pensais qu’il était préférable de ne rien dire.
- Personne n’est au courant?
- Personne. J’avais...
- Alors ne me dis rien. Quoique maintenant, je me doute, mais, je n’ai pas envie de l’entendre.
Rhhhah, j’suis nulle, j’aurai dû le laisser parler puisqu’on y était, mais je n’étais pas sûr de réussir à garder un visage serein, et je ne voulais pas me mettre à pleurer de jalousie.
On s’est baigné, afff, pas seulement, mais c’était bon d’être seul pour une fois sans toute la clique autour. Comme on s’était levé tôt, Pascal avait été faire son jogging pendant que je me larvais encore au lit. Après sa douche, il était d’humeur coquine. J’ai du qu’il avait mis de côté notre discussion et tant mieux.
Ahhh, j’aime faire l’amour avec lui, c’est le paradis. Il a pris tout son temps et j’ai presque failli le supplier, son petit sourire coquin me faisait frisonner. Il était attentif à chaque expression de mon visage, à chaque expression dans mon regard. Ses caresses sont si...
On a été mangé en ville au lieu de manger au chalet. Entre toutes les séries de bisous, on a continué à discuter, de parler de nos impressions de ces dernières semaines, de l’attente qu’on avait l’un envers l’autre. Pascal a de gros doutes à propos de nous, il avait même pensé que c’était fichu et avait pensé que notre relation resterait finalement platonique. Mais il ne pouvait pas s’empêcher d’espérer le contraire. J’ai presque hurlé de joie, je lui ai dis que moi aussi. Je lui ai raconté mes doutes aussi, comme j’avais eu peur de l’avoir perdu à jamais. J’ai même été honnête en lui disant que je lui en avais tellement voulu de m’avoir rejeté alors que je n’avais rien fait que je m’étais vengée en couchant avec Thomas. Je lui en avais voulu mortellement d’avoir couru vers Caro. Je me suis sentie frustrée par son attitude et ses accusations.
Pascal m’a rappelé que même si on avait pas couché ensemble, on en avait eu envi, donc c’était pareil, on n'avait pas dormi innocemment l’un à côté de l’autre. Là, j’ai regretté encore une fois d’avoir avoué ce qui c’était passé.
Il m’a promis de ne pas s’en offusqué, mais il a voulu tout savoir, il m’a cuisiné comme jamais. Je voyais son visage viré au rouge par moment. Hum! Je lui ai même demandé si ça allait. Il m’a dit qu’il supporterait, parce qu’après tout, il ne pouvait pas prétendre avoir fait mieux. Il était content de ne pas avoir à me donner les détails, alors il ne pouvait pas m’en vouloir. Ouf!
De toute façon, j’ai préféré en rester là, inutile que je lui parle de Layne par dessus le marché!
Pascal savait déjà pour Thomas, il l’avait cuisiné et Thomas a fini par le lui avoué. Thomas aurait dû immédiatement me le dire. Quel rat! Si je n’avais pas fini par tout avouer, Pascal ne m’aurait plus jamais fait confiance. Je lui dirais 2 mots à mon retour!!!
Afff, on a passé un week-end absolument merveilleux! J’avoue que j’avais un cafard monstre de rentrer. J’aurai voulu rester là-bas avec lui pour toujours, mais je sais que ce n’est pas la réalité. Afff, quel dommage! J’ai l’impression que c’était passé trop vite, on venait à peine d’arriver.
Pascal a dû se rendre compte que j’avais le blues, il m’a proposé de dormir chez lui et j’ai aussitôt accepté. Peut-être que lui aussi avait le cafard? En tous cas ça ne se voyait pas. Il papotait gaiement tout en me caressant la main sur sa cuisse. J’ai eu envie de l’obliger à s’accrocher à son volant, mais l’idée d’un pépin et qu’on me retrouve avec une partie de son anatomie dans la bouche m’a stoppé net. J’attendrais d’être à la maison pour étancher ma soif!
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On a bcp discuté... Mise au point & Honnêteté - Samedi, 05 nov 2011 - 309/11