31/2013 - Retour chez Pascal...
Jeudi - 31 Janvier 2013 - (31/2013) - Retour chez Pascal!
Depuis que la femme à Pascal m’avait laisser un message hurlant sur ma boîte vocale, je n’ai pas remis les pieds chez Pascal. Je ne sais pas très bien, si c’est à cause de ça que je me sens si déprimée.
Ce soir, Pascal avait un truc en début de soirée. Je crois que c’est avec le basket. Pascal m’a demandé de passer chez lui après. J’avais un peu les boules, Jess risquait de ne pas le prendre très bien. Pascal m’a dit de ne pas m’inquiéter pour ça, il s’occuperait d’elle. Glups. Je n’avais pas trop le courage de faire ça. Déjà que j’étais d’une humeur de chiotte, je n’avais pas envie, en plus, de me prendre la tête avec elle.
L’air de rien, je la comprenais. J’ai toujours trouvé la situation gênante. Plus que gênante.
La dernière fois que j’avais presque passé tout le week-end avec Pascal, on avait beaucoup discuté. J’avais décidé qu’il était préférable que je reste à l’écart de son couple. Je ne voulais pas embarrasser Jess. Je voulais me comporter, comme j’aurai aimé que la maîtresse de mon mari se comporte. “Ne fais pas aux autres ce que tu n’aimerais pas qu’on te fasse”, c’était la devise que je voulais adopter.
Je ne me rappelle plus si Thomas m’avait donné une clé, et si oui, je ne sais plus où je l’ai mise. Passer à travers l’appartement du rez, anciennement chez Pascal, alors que sa femme m’avait interdit de remettre les pieds chez elle, c’était pas top. J’ai donc, préféré que Pascal m’appelle sur le chemin du retour.
Thomas et Pascal étaient tous les 2 en trainings et traînaient sur le canapé à siroter du coca. Thomas n’a pas pu s’empêcher de faire une petite réflexion. Il avait pensé qu’on s’était disputé. Ce qui était plus ou moins vrai. Il a donc fait une petite remarque à Pascal, disant que grâce au ciel, il allait retrouver sa bonne humeur. Pascal a juste rigolé. Puis, un peu embarrassé, Pascal lui a raconté m'avoir fait une scène, parce que j’avais été avec Layne au Gala de Bienfaisance à Genève.
Thomas s’est moqué de lui. J’ai remarqué que la porte entre les 2 appartements étaient ouvertes. Donc, Jess pouvait monter à tout moment. Après avoir été déposer mon sac dans la chambre à Pascal, je me suis sagement assise dans un des fauteuils. Pascal a froncé les sourcils, ne comprenant pas. Je me répétais sans cesse, que; "je devais agir comme j’aimerais qu’on agisse à ma place…". J’allais me tenir tranquille désormais et ne plus me laisser emporter par mes émotions.
Jess est montée toute habillée, prête à sortir, et voulait savoir qui l’accompagnait. De petites flammes dansaient dans ses yeux quant elle m’a vue. Mais, grande dame, elle m’a fait la bise. Seul son sourire était un peu coincé. Thomas a tout de suite été sur ses pieds, prêt à aller se changer. Jess a fait la grimace, elle n’avait pas envie de sortir avec son frère!
Peut-être parce que j’étais là, elle a commencé à astiquer Pascal, pour qu’il l’accompagne. Il n’avait pas du tout envie sortir. Pascal n’a jamais vraiment aimé traîner dans les bars, mais je pense que ma présence n’arrangeait pas les choses. Jess devait l’avoir oublié pour penser qu’il restait, pour rester avec moi. Gênant.
En souriant, j’ai fait mine de vouloir m’en aller. Encore pire. Pascal m’a demandé de rester. Je ne voulais pas que Jess se fâche contre moi, et pas non plus qu’elle pense que, c’était de ma faute s’il ne sortait pas avec elle. Apparemment, il lui avait déjà dit qu’il ne sortait pas. Et d’après les regards qu’elle me lançait, elle pensait savoir pourquoi.
J’ai dit que je restais s’il sortait comme prévu avec Jess. Hum, ça les a surpris tous les deux. Que j’avais pris mes bouquins, et que j’avais pensé passer une petite soirée tranquille au coin du feu.
- Tu vois… Apparemment, Jane pense aussi que tu ne t’occupes pas assez de moi!
Tsshi! C’est pas du tout ce que je voulais dire!!! Pour que personne ne puisse voir la tête que je faisais, ni se rendre compte que je faisais des efforts, j’ai été me préparer un café.
- C’était quoi ça?
- Ben rien. Jess n’a pas envie de sortir toute seule, et je suis sûre que quelque part, tu aimerais lui faire plaisir, non? Alors vas-y Pascal. Je t’assure que je ne m’ennuierais pas de passer une soirée à la maison à lire. Puis en chuchotant, je lui ai dit que je l’attendrais à la maison.
Pascal, perplexe, me demandait des explications? Glups. Et sa femme nous observait et pouvait tout entendre. Alors, j’avais soigneusement choisi mes mots. Et aussi, mince, je ne voulais pas qu’il ait l’air de me demander la permission. A sa tête, ça ne l’enchantait pas du tout de sortir.
Thomas m’a remontré comment fonctionnait la télécommande de tout son système audio et satellite. Inutile de dire que, je n’y comprends toujours rien. Je crois que je me contenterais des chaînes standards. Quand même, Jess aurait pu au moins me remercier? Puis, non, je vois pas pourquoi.
Une fois qu’ils étaient partis, je me suis larvée dans le canapé. J’adore lire. J'en étais au volume 5 de CHERUB. Donc, j’étais en très bonne compagnie. Vers minuit, je me suis forcée à aller me coucher. Comme d’hab., je n’ai pas réussi à éteindre la télé. Je ne voulais pas risquer de croiser Jess, si jamais. Pascal allait certainement bientôt rentrer. J’ai encore lu au lit, jusqu’à ce que j’entende sa voiture se placer devant le garage.
D’après les voix, Jess était rentrée aussi. Waouh, des heures à se préparer pour juste passer une petite heure en ville? C’était nul. Mais bon, chacun son truc. Moi, ça me ferait chier. Si je passe des heures à me préparer, faut que ça en vaille la peine.
Dix minutes plus tard, mon petit cœur passait la tête par la porte, avec son petit sourire super craquant, pour dire qu’il allait se changer en bas, qu’il serait de retour dans moins de cinq minutes. Je palpitais de joie. Au moins, je n’étais pas venue pour rien. Se changer a pris un peu plus de vingts minutes. Pour s’excuser, il m’a offert une rose blanche, qu’il a caché dans son dos en entrant dans notre chambre. Trop mignon ce mec! Il avait dû l'acheter à un de ses vendeur, qui sillonne les bars et les boîtes avec les restes des fleuristes. C'était gentil comme tout. Ça voulait dire que même si je n'étais pas avec lui, il avait pensé à moi. J'étais trop contente.
Il n’avait pas besoin de s’excuser, je pouvais bien l’attendre jusqu’à la fin des temps, juste pour avoir la chance de dormir, ne serait-ce qu’une nuit dans ses bras… Je l’ai dans la peau, c’est sûr!
Malgré l’heure tardive, il a pris la peine de me faire l’amour, avec autant de passion que d’habitude, de me dire que je lui avais manqué. Encore une fois, il s’est excusé pour sa réaction samedi soir, et m’a assuré qu’il m’aimait toujours à la folie. Moi aussi. C’est le délire total de poser mes mains sur sa peau, sur son visage, d’embrasser ses lèvres, de sentir sa chaleur.
Même encore aujourd’hui, je me pince encore. Je n’arrive toujours pas à croire à la chance que j’ai, d’être avec un mec comme lui.
J’avais juste pas remarqué que Jess m’avait envoyé un message, alors qu’ils étaient en ville, pour me demander si elle n’avait pas été assez clair? Je l’ai vu une fois de retour chez moi. Aucune idée quoi répondre à ça! Et je ne pouvais certainement pas en parler à Pascal.