311/2012 - Dernière soirée chez lui...
Mercredi - 7 novembre 2012 - (311/2012) - Dernière soirée chez lui
J’avais toujours pleins de questions dans la tête, mais Jess rentre demain je crois, alors, je voulais profiter des derniers moments tranquilles avec Pascal. Lui faire passer une bonne soirée, pour oublier mon humeur d’hier. En plus, grande chance, son match de ce soir a été repoussé à demain.
Je lui ai fait la surprise de réserver à notre hôtel, pour une pause déjeuner crapuleuse. Ça l’a fait rigoler, mais il était là, pile poil en avance de 5mn. Je m’y attendais, j’étais prête. Il a fermé la porte avec le pied et je me suis retrouvée collée contre le mur avec ses mains baladeuses partout. J’adore.
Lovée au creux de ses bras, les yeux fermés, j’écoutais les battements désordonnés de son coeur. Pascal passait ses mains dans mes cheveux. Un moment de calme et de communion. Irremplaçable. Il voulait m’inviter à manger dehors ce soir, mais je préférais une soirée à la maison. Libre de se toucher, se faire des bisous, libre de se faire des câlins, sans avoir peur d’être pris en flag.
L’après-midi, j’ai fait le ménage chez moi. Mes passages chez moi, c’était pour bosser, alors j’avais un peu négligé le rangement. Demain soir, je n’avais pas l’intention d’aller chez Pascal. Autant le laisser seul avec sa femme. C’était prévu que je passe le week-end chez lui, dès vendredi soir.
Une fois que j’avais tout rangé, je me suis fait couler un bain, mais je n’ai pas pu en profiter. Mon petit voisin du rez de 10ans, est passé. Il s’ennuyait. Je lui ai proposé de faire un peu de peinture. Vers 16h, il est redescendu pour aller à son cours de musique. J’ai enfin pu me préparer pour ma soirée, mais je n’avais pas pu bosser.
J’étais contente d’avoir rangé pour demain soir, pour ma petite soirée en solitaire dans mon domaine :)
Pascal était déjà à la maison quant je suis arrivée. Il nous préparait à manger. J’adore le voir derrière les fourneaux. Emincé à la crème avec des pommes de terres frits, carottes et salade. Il sait que j’adore les carottes. Miam, c’était trop bon. J’ai mis la table, et je l’ai aidé à débarrasser et tout mettre dans le lave-vaisselle.
Même les petites tâches ordinaires étaient toujours prétexte pour se faire des bisous, pour rire, pour se rapprocher. J’adore être avec lui, j’adore être dans son ombre, respirer le même air que lui. Je l’aime à la folie.
Allongée sur lui, je le regardais me raconter sa journée, sa surprise de me voir à midi, l’après-midi de folie. J’adorais regarder le mouvement de sa bouche. J’en profitais pour lui faire de petits bisous, ce qui lui coupait la parole par moments. Ce n’était pas pour qu’il arrête de parler, mais juste parce que j’avais envie de le manger tout cru.
Thomas a eu la mauvaise idée de descendre alors qu’on était sur le canapé. On ne l’avait pas entendu, ni appeler, ni frapper. J’ai filé dans la chambre me rhabiller. Thomas nous regardait avec son petit air amusé. Thomas était venu discuter avec Pascal pour savoir comment organiser le “déménagement”. J’étais étonnée, Pascal ne semblait pas pressé qu’on s’installe chez Thomas.
On a attendu qu’il s’en aille pour reprendre où on en était,. Cette fois, plus de canapé, c’était plus prudent.
J’ai eu de la peine à m’endormir, j’angoisse de voir Jess revenir. Il y avait quelque chose qui n’allait pas d’être ici, en bas, chez lui. On avait perdu quelque chose. Quant Jess était là, c’était comme si la passion avait déserté nos rencontres. C’était aussi pire qu’à l’extérieur, on ne pouvait pas se toucher, pas se prendre la main, ni se faire des bisous, rien. On devait chaque fois attendre d’être seuls, enfermés dans notre chambre.
D’accord, je suis trop exigeante, c’était mieux que rien. L’empêche, j’appréhendais de voir Jess revenir...