312/2012 - Rejetée... & Problème avec internet

Publié le par JaneDo


Jeudi - 8 novembre 2012 - 312/2012) - Rejetée! Problème de connexion à internet!

Je ne pourrais peut-être pas me connecter ce soir sur internet! D'habitude, même hors de chez moi, je me connecte avec mon réseau de téléphone mobile (natel). Hélas, j'ai fait tomber mon natel! Je reçois encore les sms et appels, mais le reste, niet!

re blablaMon reseau est un peu capoute! Je vais soit, devoir demander à Pascal le mot de passe de son réseau, et j'aime pas trop ça, ou attendre d'être rentrée chez moi, ou encore, devoir changer carrément mon natel! Et je peux pas le faire avant lundi... Rhhhh,Vraiment chiant.

Je ne veux pas que Pascal puisse me tracer sur internet!!! S'il tombe sur mon journal, je déménage à Tombouctou direct!

Déjà que je me suis mise à fouiller dans ses affaires, alors avec son mot de passe, je risque de faire pire! Alors niet. Vaut mieux éviter la grosse tentation! C’est Thomas qui m’a donné le sien quant il m’a vu m’énerver sur mon ordi.

Jess n’était pas encore rentrée, alors j’en profitais pour être encore un peu avec Pascal. A défaut de pouvoir se larver sur le canapé, à ne rien faire d’autre que des câlins, on a commencé à déménager quelques affaires chez Thomas.

Crevé après tous ces efforts, on s’est installé autour de la table de salon, à même le sol, pour manger nos pizzas, devant un petit feu de cheminée que Thomas avait allumé en guise de bienvenue. Je ne sais pas vraiment ce qu’il pense de tout ça, il ne laisse rien paraître. Si c’était moi, je serais mortifiée de ne plus avoir d’intimité, de ne plus pouvoir faire ce que je veux chez moi. D’avoir tout le temps des gens dans les pattes.

Après ce sympathique moment entre amis, j’ai laissé les garçons papoter pour me jeter sur mon ordi. Pascal serait trop occupé pour faire attention à ce que je faisais. C’est là que Thomas a, en quelque sorte, deviné que je pouvais avoir besoin d’internet et m’a refilé son mot de passe. Adorable Thomas.

Pascal parlait presque tous les jours, et même plusieurs fois par jour, au téléphone avec sa femme. Aujourd’hui, rien? C’était étrange. J’aurai dû deviner qu’elle mijotait quelque chose. Si je n’avais pas été aussi idiote, elle ne nous aurait pas surpris en plein ébat amoureux.

Sans se démonter, elle est restée dans l’embrasure de la porte à nous regarder avec un petit sourire amusé. Pour nous couper, ça nous a coupé. Pascal lui a demandé de nous laissé, le temps pour lui d’enfiler quelque chose. Sans gêne, elle a campé sur ses positions. Gêné, il a dû se lever se cachant avec un coussin pour aller enfiler son jean.

Ils se sont serrés dans les bras l’un de l’autre. Jess ne m’a pas quitté des yeux. Je ne sais pas ce qu’elle ressentais, elle ne laissait rien paraître. J’étais restée enfoncée entre les coussins et les draps, trop surprise et gênée pour oser même la saluer, ou même bouger. J’ai hésité mais, j’ai voulu aller rejoindre mon homme.

Ils étaient assis face à face, les genoux de Jess entre les jambes à Pascal. Il lui tenait la main, et souriait, la tête légèrement penché sur le côté. Comme s'il la dévorait des yeux. Petit pincement de jalousie au fond de l'estomac. Evidemment, elle lui parlait de son voyage, des amis qui lui avaient laissés des messages pour lui, etc. Aucun des deux n’ont même tourné la tête dans ma direction. Plantée au milieu du salon, sans but, je me sentais bête.

J’ai donc été passé mes bras autour de Pascal et posé ma tête contre son dos. Je pouvais entendre les battements de son coeur, la vibration de son corps quant il parlait. J’ai eu l’impression qu’il s’était raidi à mon contact. J’ai très vite compris que ce n’était pas qu’une impression. Je l’embarrassais. Je n’étais pas la bienvenue et mon geste l’avait embarrassé. Sous un prétexte bidon, il s’est levé pour aller se réfugier derrière le bar. Je ne pouvais tout de même pas aller le poursuivre là-bas? Le pire, c’était que Jess avait aussi remarqué son manège et n’osait plus me regarder. D’ailleurs, Pascal non plus.

C’était comme si j’étais transparente. Quel malaise! Quelle horreur! Comment pouvait-il me traiter comme ça? Il a à peine 5mn, il me faisait l’amour, me disait qu’il m’aimait? Je voyais briller du désir dans ses yeux verts, étincelants... Et maintenant, il agissait comme si j’étais une étrangère! Je me sentais tellement mal, tellement mal à l’aise. Humiliée. Complètement humiliée, rejetée même.

Empruntée, ne sachant pas quelle attitude adopté, j’ai été m’asseoir au bar. Je n’aurai pas dû, parce que je ne pouvais pas participer à la conversation. Aucun des deux ne me parlaient. J’étais de trop. Je le sentais dans toutes les fibres de mon corps. Je n’en pouvais plus. J’ai profité d’une petite seconde de silence pour carrément demander à Pascal, et devant Jess, où il comptait passer la nuit; dans sa chambre ou la mienne. Je pouvais difficilement me sentir plus mal ou plus ridicule qu'avant.

Lui jetant un regard de biche, Jess lui a immédiatement demandé de passer la nuit avec elle; ils avaient encore tant de choses à se raconter. Pascal n’a rien répondu, mais il n’osait pas me regarder en face, alors j’ai compris. J’ai dit que j’allais alors les laisser seuls. Que je rentrais. Là, il m’a regardée, cette fois, c’est moi qui ait détourné la tête. Il ne pouvait pas imaginer ce que je pouvais ressentir d'être mise de côté comme ça, humiliée à mort.

Pascal est venu me rejoindre alors que je préparais mes affaires pour rentrer.

J’avais espéré que c’était pour me demander de rester, qu’il viendrait me rejoindre plus tard. Mais non. C’était plutôt pour un semblant d’excuse, et enfoncer le clou encore un peu; ils ne s’étaient pas vu depuis un moment et que c’était effectivement mieux pour moi de rentrer.

Waouh, la déception! J’aurai pu pleurer sur place, le traiter de salaud, le frapper pour évacuer ma tristesse. C'était la 1ère fois que Pascal me traitait de cette manière.

Fierté oblige, j’ai gardé la tête froide. Je pourrais pleurer de toute mon âme quant je serais seule dans ma voiture. Personne ne pourrait me voir m’effondrer, réduite à une pincée de sel. La queue enre les jambes, je suis rentrée me terrer chez moi. Je ne comprenais pas comment Pascal a pu agir comme il l’a fait. Cette manière de me fuir, de se détacher de mes bras! C'était pire qu'une grosse baffe. Pour une fois que j’osais quelque chose, on ne m’y reprendra plus.


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