313/2012 - Hélas... Retour de sa femme!

Publié le par JaneDo


Vendredi - 9 novembre 2012 - 313/2012) - Hélas, retour de sa femme!

Je bouillonnais. La déception me brûlait les tripes. L’humiliation aussi. Les images de la manière que Pascal m’avait repoussée devant les yeux de sa femme me faisait bouillir de honte. En plus de tout, ce qui était, à mon sens encore pire, c’est que Pascal me manquait.

Malgré l’envie dévorante, je ne pouvais pas imaginer me retrouver en face de lui. Je ne pourrais pas supporter de me retrouver face à ses yeux verts qui me sonderaient, conscient de ma capitulation. Ni face à sa femme d’ailleurs. Au milieu du chaos qui régnait dans ma tête, le sourire de Pascal s’imposait dans mon esprit. J’imaginais son visage, son corps. Mince, il me manquait.

  • Alors? Tu viens?
  • Non. Désolée, j’ai un truc ce soir.
  • Ah ok.

Mince, j’aurai voulu qu’il insiste, qu’il me supplie. J’aurai peut-être boudé un peu, même si ce n’était que par téléphone, puis j’aurai fait semblant de capituler de mauvaise grâce. En fait, pour courir vers lui comme j’en avais envie dès le départ.

  • Pfff, tu aurai pu insister un peu tout de même!

Il a rigolé, de ce rire qui me faisait fondre. Puis, il m’a dit qu’il se doutait que, quoi qu’il fasse, je ne viendrais pas, il l’avait compris dans ma voix. Mouais! C’était vrai. Rien ne m’aurait fait changer d’avis. Je voulais lui manquer.

  • Tu ne voulais pas de moi hier, alors je crois que c’est mieux qu’on ne se voit pas.
  • Jane… Afff! J’en étais sûr!

Après un gros soupir, il m’a rappelé dans quelle situation sa femme nous avait trouvé. En plus après ça, je viens encore en rajouter en me collant contre lui devant elle, et sans tirer les stores. Que ce n’était pas le bon moment pour se faire des câlins. Et certainement pas devant Jess!

Et voilà, je me suis sentie stupide!!!

Pourtant l’humiliation était encore là, qui me rongeait de l’intérieur. Non, je ne pouvais pas aller chez lui. Ce soir, petite soirée tranquille chez moi, question d’oublier. Si seulement je pouvais oublier la blessure que j’ai ressenti quant il s’est détourné, qu’il m’a fuit. Ne plus y penser, l’effacer de ma tête. Ne plus me rappeler comme je m’étais sentie bête.

Avant de raccrocher, Pascal m’a dit que si je changeais d’avis, fallait que je l’appelle, si possible, pas trop tard. Il a essayé de me faire comprendre que sinon, il ne serait certainement pas à dormir dans une chambre vide. Quant il a raccroché, c’était le grand vide, la traversée du désert.

Horrible de se sentir si dépendante d'un mec!!!

Hum, je le savais déjà. Je pensais être assez forte pour ne pas flancher, ni me pointer sans être annoncée. Mais bon, c’était cool qu’il ait appelé pour me demander d’aller chez lui. On s’était pourtant mis d’accord qu’au retour de sa femme, je les laisserai tranquille le 1er soir.


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