312.1 -- Escapade Frivole
Escapade Frivole
(7 nov 08 -ven)
Donc pour passer le week-end ensemble, j'avais pensé emprunter l'appart d'une copine. Je pensais proposer à Pascal qu'on fasse comme d'hab. avec nos copains et les sorties, et surtout ne pas disparaître en même temps. Comme ça, on pourra se retrouver après directement à l'appartement et passer la nuit ensemble, comme une partie de la journée, avant de réintégrer nos maisons et entourages.
Et on passera toutes les nuits du week-end ensemble. Je me réjouissais déjà. Trop beau pour être vrai... ce qui me fichait la trouille, c'était que quelque chose cloche et que Pascal annule au dernier moment. Ciel, j'en tremblais...
Je savais que ses parents les avaient invités, lui et Jess, pour le week-end dans leur chalet à Gstaad. Pascal avait décliné l'invitation. Jess leur avait parlé et ses parents lui avaient posés tout un tas de questions. Il n'avait pas voulu m'en parler. Par Thomas, j'ai seulement su qu'ils l'avaient passé à la moulinette. Pascal leur avait dit qu'il serait comme prévu, mais pour le reste qu'il lui fiche la paix.
Je n'ai presque pas réussi à me calmer de la journée et c'était pareil pour Pascal. Il avait aussi peur que quelque chose cloche. Il m'a demandé et redemandé si j'étais sûr, si je n'avais pas changé d'avis, et NON, aucune chance que je change d'avis malgré tout ce qui risquait d'arriver après. Je n'arrivais pas à penser à autre chose de toute façon. Je savais aussi qu'on allait sûrement parler de choses importantes ce week-end, à savoir, après... Je voulais savoir comment ça allait être après? Est-ce qu'il voudra encore de moi? Acceptera-t-il qu'on continue à se voir?
Petit sourire malgré mon stress; ça allait être un week-end marrathon!!!
Il avait voulu savoir si ça me disait de retourner à l'appart au-dessus de Montreux. Je trouvais que c'était trop loin si je voulais continuer comme si de rien par ici. En même temps... là-bas, on était tranquille. J'ai préféré l'option de l'hôtel, plus pratique parce qu'on pouvait rester en ville tout en ayant une escapade.
Pascal voulait passer me prendre après le travail, mais inutile, je préfère toujours prendre ma voiture.
Je l'ai retrouvé au parking du Palace. C'est en plein centre, mais le parking est souterrain. Personne ne pourrait imaginer, sans le savoir, que ma voiture est là. Je pensais qu'il voulait me mettre au courant des détails et en prenant un verre au Tinguely, mais non. Ce fou furieux nous avait réservé une suite au dernier étage du Palace. Il y a pas à dire, mais la vue est tout simplement superbe. Ca m'a rappelé à quel point j'avais la chance de vivre dans un des plus beaux endroit de la planète. En plus, faut le dire, l'argent c'est bien! Un des groom était chargé de balader mon molosse, Maxou, à des heures précises (Pascal savait organiser les choses!), donc je pouvais sans autre laisser Max à l'hôtel. Pascal savait que je n'allais nul part sans mon chien.
Maxou est un chien qui s'habituerait facile au luxe, il a de suite été s'installer sur un des luxueux canapé près de la cheminée. Enfin, ce canapé là, semblait être plutôt un large fauteuil. Le garçon d'étage a été lui chercher une couverture moelleuse qu'il a placé sur le fauteuil choisi par le chien. Dingue.
Les suites, j'aime ça! C'est... y a pas de mots! C'était même plus grand que mon appartement en entier, et pourtant mon appartement fait 120m2. Il y a tout ce dont on peut rêver, le satellite et tout. Je pourrais bien vivre là indéternum! Il n'y a pas besoin de faire le ménage, pas besoin de se faire à manger, même si dans cette suite, il y avait un coin cuisine. Le pieds géant!!!! Je crois que je n'avais plus envie de m'amuser à me trimbaler de mon appart à ici, ni envie de sortir de la suite. Mais hum... j'ai rien dit à Pascal. Je ne me sentais pas non plus habillée pour un endroit aussi parfait. Je me sentais comme une fille que Pascal aurait ramasser dans la rue. CRAP. Lui par contre avait l'air de s'intégrer à l'endroit comme s'il y avait toujours vécu ou qu'il en avait l'habitude. Je me sentais un peu déplacée de mon élément. Je me suis alors mise dans la peau d'une extravageante actrice ou rock star et je me suis tout de suite sentie mieux. Comme si j'étais aussi née avec une cuillière à soupe en or.
Il y avait un feu qui crépitait dans la cheminée... il faisait bon. Je n'avais même pas envie de rentrer me changer, mais il le fallait. Je devais prendre quelques affaires, et mon ordi, et les trucs pour Maxou... J'avais déjà préparé mes affaires de toute façon...
Et la chambre, arf... trop magnifique... Il y avait des pétales de roses sur le lit, des serviettes, des peignoires de bains super doux. Je me demandais où ils peuvaient bien acheter ça! Mais j'y pense, Pascal aussi à des serviettes de bains aussi doux... faudra que je lui pose la question! Dès que le garçon d'étage était sorti, Pascal m'a prise dans ses bras. Je n'avais plus la tête à penser, le contact de ses mains, de ses lèvres et j'étais perdue.
Si je ne devais pas aller chercher mes affaires, je ne crois pas que j'aurai quitté le lit... Pascal n'avait pas trop envi de rentrer même se changer ou chercher ses affaires. On a commencé à fantasmer sur le fait qu'on pourrait rester cacher là pendant les 2 prochains jours, loin du monde entier, à l'abri... A l'abri dans ses bras... miam!
On avait besoin de rien, à part l'un de l'autre.