312..2/2 - Pascal me trompe???
Pascal revenait avec Maxou, alors je me suis précipitée sous la douche. Si mes yeux étaient rouges, ce serait à cause de l’eau. J’avais transféré la plupart des messages que j’avais lu sur mon natel, effacé mes traces et reposé son natel où je l’avais trouvé. Je ne savais pas encore ce que j’allais en faire ou si j’allais lui en parler. En tous cas, pas aujourd’hui sinon, je finirais en larmes.
Tant pis s’il continuait à la voir, tant pis, tant pis, tant pis... Je ferais semblant de rien. Zut, non, il fallait que ça cesse. En attendant, je ferais semblant de ne rien savoir. Après tout, on était ensemble, et s’il était avec moi, c’est qu’il tenait un peu plus à moi qu’à elle et qu’il m’aimait, non? Non, non, non, ça fait trop mal. Ma poitrine était compressée par un corset en métal, c'était insupportable, je n’arrivais plus à respirer.
Exclus que je tombe dans les affres de la jalousie maladive. Mais là, c’était clair je ressentais des morsures atroces! Jalouse de chaque moment qu’elle pouvait me voler, chaque moment qu’ils passaient ensemble, je les voulais à moi. Je voulais les reprendre, les effacer... Afff, j’étais jalouse, pas d’elle mais, de ce qu’ils pouvaient partager et que je ne partagerais pas avec lui.
J’ai pris une super longue douche. Le bruit de la douche avait couvert mes pleurs. Mon honneur était sauf de ce côté là. Pascal était en train de lire ses messages quant je suis sortie de la douche, habillée et maquillée pour cacher les dégâts. Je ne voyais ni surprise, ni étonnement, rien! Je ne voyais rien sur son visage qui puisse me faire soupçonner quoi que ce soit. Ciel, serait-il un bon menteur?
Il n’avait pas de nouveaux messages puisque je les avais effacé. Est-ce qu’il avait remarqué des messages entrants avant de partir avec le chien? Glups! Pascal répondait à un message ou en envoyait un, je me demandais à qui, à elle? Je n’en savais rien. Ça m’angoissait plus que je ne l’aurai voulu.
Avec un sourire innocent, il m’a prise dans ses bras et me chuchotait des mots doux à l’oreille. Serrée contre lui, je me sentais si bien. Afff, tant pis, tant pis, tant pis. J’avais besoin d’une bonne dose de courage pour ne pas fondre. Du doigt, Pascal me caressait les lèvres et sous la douceur d'un baiser, j’ai fondu. Je pense que ce sera plus facile de faire semblant de rien que je ne le pensais, malgré la grosse balle de rugby qui m'écrasait la poitrine...
On s’était enroulé dans une couverture devant la télé au salon même si on ne la regardait pas vraiment. Plus que tout, j’aime faire l’amour avec lui, j’ai toujours l’impression que mon coeur va éclaté à chaque instant. J’avais parfois un mal de tête carabiné après, mais j’en redemandais encore. Pascal était toujours si tendre, passionné, c'était impossible qu'il soit pareil avec quelqu'un d'autre? J'avais dû me faire des films, je ne pouvais pas imaginer qu'il puisse me tromper!
En fin d’après-midi, Thomas est venu frappé timidement à la porte. Thomas ne supportait pas de rester seul. Je les ai laissé ensemble, et je me suis retirée dans la chambre. J’en ai profité pour essayer de dormir un peu. Le murmure de leur voix m’a bercée jusqu’à ce que je sombre dans un sommeil réparateur. J’avais besoin de dormir, besoin d’oublier.
Quant je me suis réveillée, Pascal nous faisait à manger. J’ai été picorer dans les casseroles, mais en réalité, je n’avais pas très faim parce que j’avais encore la boule à l’estomac. Maxou dormait tranquillement près de la cheminée, j’ai été lui faire un gros câlin. Qu’est-ce que je l’adore cette grosse touffe de poils.
Sachant qu’il partait toute une semaine, Pascal m’a proposé d’habiter chez lui cette semaine pour qu’on puisse passer le plus de temps possible ensemble.
Avec ce que j’avais lu, j’ai accepté de suite avec un grand sourire candide. Ça l’a surpris, il me connaît et avait dû penser que je refuserais. Mais non, pas cette fois! Il fallait que je le garde à l’oeil. Iaaak, est-ce bien moi qui dit ça? Mais qu’est-ce qui m’arrive??? J’étais curieuse de savoir ce qu’il allait inventé pour aller la retrouver jeudi soir!!! Je ne le laisserais pas y aller, ça c’était sûr. Encore faut-il qu’il m’en parle! Là, je lui ferais une scène carabinée.
Le soir on avait pensé sortir prendre un verre avec nos potes, mais j’étais d’humeur mélancolique et en gros manque de câlins. Je n’avais pas envie de sortir du tout. Son natel n’arrêtait pas de nous harceler. Je lui ai tendu la perche en lui disant qu’il pouvait y aller s’il voulait, moi je rentrerais chez moi et on s’appelle le lendemain. Hum! L’idée que je rentre ne lui plaisait pas, de toute façon, il n'avait pas vraiment envi de sortir.
On est quand même monté, tous les 2 prendre un verre chez Thomas avec la plupart de ses potes. Cette fois, puisqu’il semblait aimé que je le colle, je n’allait pas lâché sa main. Je suis resté accrochée comme une huître à son rocher. Même quant Caroline est venue lui faire la bise, je suis restée là comme son ombre. Je dois avouer que j'avais envie de lui faire la peau. Une petite bagarre m'aurait sûrement soulagée!!!
J’ai quand même fait remarqué à Pascal que je ne trouvais pas totalement normal qu’il continue à saluer une fille qui ne daignait même pas me dire bonjour. C’était insultant pour moi, et ça ne faisait que l'encourager à continuer.
Avec Pascal, on a fait notre bain de foule pendant 1h ou 2h et on est descendu à son appartement s’enfermer pour passer une fin de soirée tranquille. C'était dimanche après tout. Au moment de partir, j’ai remarqué que Pascal avait soigneusement évité de croiser Caroline et de la saluer. Tant mieux, mais je me doutais bien que lundi, ils allaient en parler.
L’air de rien, je n’arrivais pas à me débarrasser de mon humeur mélancolique et triste. Je n’avais pas grand chose à dire, et pour cause, je ne pensais qu’aux messages sms qu'il avait reçu de Caroline et que j’avais eu le malheur de lire... Dire que j'acceptais la situation sans broncher! J'étais vraiment d'une lâcheté assez lamentable :(
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------ Pascal me trompe??? - (312...2/2) - (dim.08.nov.09) ------