314 - Place aux doutes...
Lundi 09 novembre - (313)
J’avais décidé de lui parler à propos de Caroline. Pour éviter d'en parler, je me trouvais des excuses pour mon manque de courage; je ne voulais pas gâcher les choses juste avant son départ en vacances avec Jess.
Puis, je me jetée à l'eau; je voulais des explications sur la présence de Caroline au souper de son équipe jeudi soir après son match. Apparemment, c’était un de ses co-équipiers qui avait demandé à Caroline si elle venait. Ça l’avait surpris de la trouver au restaurant, et ce n'était pas lui qui lui avait demandé de venir. Beuhh, je ne voyais pas très bien pourquoi elle devait être assise à côté de lui?
J’ai été obligée de lui dire que j’étais passée au resto. J’en ai profité pour lui demandé à quelle heure il était rentré? Bêtement, il m’a répondu sans penser que ça allait provoquer une avalanche de questions. Il était rentré à 3h du matin. Pfff... Ils avaient tous été prendre un verre dans un bar après le resto, et il était rentré à la fermeture du bar.
Mon oeil... Les bars ferment à 2h du matin, et en général, on quittait le bar bien une 1/2h avant la fermeture, donc, il ne lui fallait pas 1h 1/2 pour rentrer quand même! Qu’est-ce qu’il avait foutu?
D'après ce que Pascal m'a dit, il avait raccompagné la pouffe, qui bien sûr n’avait pas pris sa voiture, et ils avaient bavarder dans la voiture devant chez elle... Mouais!
Pascal m'a demandé ce que je ferais si un copain me raccompagnait et qu'il se mettait à bavarder, même si je savais que ça le rendrait furieux, qu'est-ce que je ferais? Comment est-ce que je m'en sortirais?
Pascal marquait 1 point... Qu’est-ce que je pouvais faire? Lui faire la tête? Partir? Ça servirait à quoi? De toute façon, qu’est-ce qu’il aurait pu faire, refuser de la ramener? Sous quel prétexte? Que j’allais mal le prendre? Et s’il était monté chez elle, il n’allait sûrement pas me le dire et tant mieux. De toute façon, ce serait trop stupide de ma part de lui faire une scène.
Caroline était futée, il allait falloir que je le sois plus qu’elle... Mais comment???
Mardi 10 novembre - (314)
J’étais à la maison quant Pascal est rentré du travail. Il avait l’entraînement et pas une folle envie d’y aller, mais plutôt de passer la soirée à la maison. Il avait envi que je l’accompagne, je crois qu’il avait juste envi de me sentir là, tout près. J’avais des trucs à faire et je voulais profiter de son absence.
On a donc décidé que je passerais le chercher après l’entraînement et on sortirait manger un truc avant de rentrer se dorloter devant un feu de cheminée.
Pascal commençait à ressentir un peu d’appréhension à propos des vacances organisé par ses parents. Prenant mon petit courage à 2 mains, j’ai finalement osé demander à Pascal s’il y avait toujours quelque chose entre lui et Caroline? Pascal m’a assurée qu’il n’y avait rien, qu’ils étaient copains et travaillaient dans la même boîte, c’était tout. Il mentait. Les textos qu'elle lui envoyait ne laissaient pas beaucoup de place au doute.
Caroline était venue à la fin de son entraînement et l’attendait à la sortie des vestiaires. Je l’ai ignorée. Je suis restée au chaud à l’intérieur à faire mon sudoku, mais en alerte. Pascal a été obligé de la saluer et il m’a appelée, parce que je faisais semblant d’être hyper concentrée sur mon jeu. Quant j’ai levé la tête, il tendait la main vers moi, alors j’ai été lui donner la main. En me voyant approcher, Caroline a filé.
Je dois avouer qu’elle avait quand même du cran la petite, en tous cas, plus que moi! Elle devait savoir que j’étais chez lui ces jours, elle n’avait pas pensé me voir à son entraînement. Ciel, elle le voit quand même tous les jours au boulot, pourquoi venir à son entraînement encore?
Pascal avait un match demain soir, alors on voulait éviter de veiller trop tard, mais on a un peu oublié l’heure. Pascal a joué un moment à la guitare pendant que je tripotais mon ordi. J’essayais de mettre mon journal à jour, mais, j’avais de la peine à me concentrer, j’aimais le regarder et l’écouter chantonner.
Je me suis dépêchée de terminer ce que je faisais, puis j’ai été me coller à son dos. Je pouvais sentir les mouvements de son corps, de ses muscles, entendre le battement de son coeur et les légères vibrations de sa voix quant il chantait. Hummm, j’aimais. J’aimais son odeur, le toucher... Arff, jamais assez. Je l’aime un peu trop je crois!
Pour finir, Pascal a envoyé sa guitare valdinguer pour me prendre dans ses bras. Il essayait de trouver les accords pour une chanson pour piano que j’adore; Jimmy Gets High de Daniel Powter.
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------ Place aux doutes - (314) - (mar.10.nov.09) ------