315 - Mise au point ou dispute!

Publié le par JaneDo

Après avoir passé l’après-midi avec mon neveu, Markus, je me serais aplatie sur mon lit les bras en croix sans bouger pendant au moins 3h, tellement le petit m’avait crevée. Il est dans sa phase “hyper câlin” alors il me dit sans arrêt qu’il m’aime et que je lui manque. Trop chou. Avec ça, impossible de refuser de le garder!

J’avais dit à Pascal que je dormais chez moi ce soir, parce que je ne voulais pas prendre l’habitude de sa présence sinon, ça allait être 1000 fois plus dur de me passer de lui. Je commençait à ressentir l’angoisse de son prochain départ. Une semaine entière à partager la même chambre que Jess dans un décor paradisiaque... J’étais verte. Dans un coin de ma tête, la présence des menaces voilées de sa famille me poursuivaient aussi. Peut-être que je lui en parlerai un jour?!

Finalement, je n’avais pas envie de passer la nuit autrement qu’avec Pascal, alors j’ai été l’attendre après son match. En le voyant sortir avec Caroline à son bras, j’ai pété un câble. Juste le temps d’être sûr qu’il m'avait vu, sans un mot, j’ai tourné les talons.

J’ai tourné un moment en rond, me suis arrêtée pour pleurer un bon coup et me lamenter sur mon sort. Après avoir séché mes larmes, je suis retournée chez lui. Heureusement que j’avais déjà vidé mon sac de larmes,  parce que Caroline était chez lui. C’était le comble, alors je lui ai dis de dégager. Elle cherchait le soutien de Pascal, mais il n’avait pas intérêt. Elle a eu le culot de vouloir qu’il la ramène. Oh ben voyons! Je lui ai dit que les taxis n'étaient pas fait pour les moustiques, elle avait intérêt de dégager avant que je ne la foute dehors moi même.

Après son départ, j’ai ExPLOSé; j’en avais assez de voir Caroline à tous les tournants. Je n’avais pas aimé, mais alors pas du tout, qu’il me plante au refuge pour aller chercher la pouffe, qui aurait très bien pu venir par d’autres moyens. Que même ses copains se demandaient sûrement avec laquelle il sortait, qu’il la voyait toute la semaine et je devais encore me la farcir le week-end?

Pendant que je parlais, dans ma tête, je me hurlais dessus;
ta gueule, ta gueule, la ferme, du calme. Pascal n’a pas aimé m’entendre qualifier Caroline de pouffe, mais il n’a rien dit. J’ai même entendu la voiture à Thomas se parquer devant la maison, ce qui m’a fait un peu baisser le ton. Je ne voulais pas qu’il soit témoin d’une dispute, ce serait la honte!

Pour finir, je lui ai dis que j’avais l’impression qu’on faisait ménage à 3, si c’était pas à 4, que c’était de sa faute à lui si elle continuait à agir comme elle le faisait, parce que l’air de rien, sa façon d’agir était un encouragement. Pascal n’a rien trouvé d’autre à dire, à part; “T’as raison”. T’as raison? Tsss, qu’est-ce que ça voulait dire ça? Ça m’a un peu coupé la chique. Pascal s’est ensuite excusé.

Quant il m’avait vu partir comme une furie, il savait que j’étais énervée, il n’avait pas besoin d’un dessin. Il avait déposé Caroline chez elle, n’avait pas voulu discuter, il était pressé de rentrer, espérant me trouver à la maison. Mais Caroline avait pensé qu’au contraire, je n’allais pas rentrer et l’avait suivi chez lui.

Je lui ai fait remarqué qu’elle n’avait pas pris sa voiture, ce qui pouvait me laisser croire que c'était lui qui l’avait ramenée chez lui, pensant lui, que je n’allais pas revenir ici???

Pascal m’a dit que ce n’était pas le cas, et de la voir à sa porte, au lieu de me trouver moi, l’avait un peu agacé. Ils étaient justement en train de parler de ça quant je suis arrivée. Qu’il lui avait demandé d’arrêter son petit jeu, parce que j’étais cool mais, il y avait des limites. Il ne voulait
pas avoir des histoires avec moi à cause d’elle.

Après m’être tellement énervée, avoir tellement pleuré, j’étais épuisée. Je n’ai pas opposé de résistance quant il m’a prise dans ses bras. Ma tête me faisait un mal de chien et j’avais juste envie de dormir.

Je lui ai quand même dit que j’étais trop fatiguée pour continuer à parler mais que j’étais encore fâchée. On en a encore parlé un peu, mais beaucoup plus calmement. J’étais moins à cran. Je ne sais même pas pourquoi, mais je me sentais plus rassurée... Peut-être parce qu’il ne l’avait pas défendue? Ne s’était pas opposée à ce que je la foute dehors? Parce que j'avais vider un peu mon sac? Parce qu’il était resté calme?

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------ Mise au point ou dispute! - (315) - (mer.11.nov.09) ------

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