316 - Test réussi ;)
Pascal est quelqu’un de facile à vivre, toujours attentif à son partenaire, tendre, j’aimais sa compagnie. Surprise, j’ai réalisé que j’aimais bien vivre avec lui.
Vivre avec quelqu’un n’était pas évident, au début, il me fallait un long moment d’adaptation. Avec les autres, je faisais beaucoup d’effort pour qu'ils ne s’en rendent pas compte. Avec Pascal, je n’avais pas ce problème, j’étais bien, c’était naturel. Peut-être parce que c’était juste pour 1 semaine? Ou les nombreux week-ends ensemble?.
La journée, pendant qu’il travaillait, je pouvais filer chez moi, le soir, je me dépêchais de rentrer avant lui. Pascal rentrait toujours directement du travail depuis que j’étais là. Dès qu’il passait la porte, il expédiait ses affaires, lançait sa veste sur la 1ère chaise pour me prendre dans ses bras. Miam, j’adorais! J'adorais aussi les petits mots doux qu’il me laissait tous les jours un peu partout et que je trouvais alors qu’il était au travail. C’était un truc infaillible qui me touchait et me rendait totalement amoureuse de lui.
Je me suis sentie tout de suite bien chez lui. Je ne sais pas comment il s’arrangeait pour me faire autant de place. Ce qui m’étonnait aussi était que, normalement, je suis une couche tard, j’aime la tranquillité de la nuit, c’était un de mes moments privilégié.
C’était les moments que je choisissais pour peindre, lire, regarder des films et je ne me couche que quant j’ai une attaque de paupières. Chez Pascal, j’allais me coucher avec lui et étonamment, je dormais. Peut-être la tendre chaleur de la présence de celui qu’on aime, sa respiration me berçait et me rassurait je pense!
C’était agréable d’être avec lui, agréable de le regarder se préparer le matin, le regarder se raser. Un de mes moments privilégié était de prendre le café avec lui le matin et le regarder s’enfiler son bol de kellogs. Et ses millions de bisous avant de partir travailler, trop chouky. Il m’embrassait avant de franchir la porte et revenait en arrière pour un dernier bisous et me serrer encore une fois dans ses bras. Iaaah, je l’adore.
Je n’ai pas voulu parler des messages, un peu trop rempli de "je t'aime" de Caroline. Peut-être parce que quant on était ensemble, ma tête avait tendance à se transformer en passoire. Malgré notre petite dispute d’hier soir, je n’arrivais pas à être vraiment fâchée avec lui.
Aussi, je ne voulais pas enclencher une autre dispute, parce que je me connais, je ficherais le camp, du coup, ça lui aurait donné une bonne excuse pour voir Caroline ce soir! Pire, si je n’arrivais pas à me calmer avant son départ, ça lui aurait donné le champ libre, à Caroline aussi. Et je n’aurai eu qu’à m’en prendre à moi-même.
Mon agence avait essayé de me joindre à plusieurs reprises; le gros client de l’autre jour voulait me fixer un rendez-vous! L'agence ne se doutaient pas de ce qui était en jeu et piaffait d'impatience. Je savais bien que ce monsieur attendait une réponse de ma part concernant mes relations avec Pascal... et je n’en avais pas, ou plutôt, ma réponse se résumait à “Fuck you”.
Pour ce soir, j’avais la petite idée de tendre un piège à Pascal... Je crois que j’avais assez confiance en lui, mais quand même...
Pascal m’avait proposé de le retrouver directement au Tiger. Est-ce qu’il voulait éviter que j’aille au club de sport? Mais je ne pensais pas, il se doutait bien qu’avec Vania, j’avais un oeil dans la place. J’ai prétendu avoir quelque chose et que je l’appellerai avant de rentrer ou pour le retrouver quelque part. J’avais l’intention de le suivre. D’un côté, j’étais un peu idiote de faire ça, mais c’était important de voir si Pascal arriverait à se débrouiller pour ne pas laisser Caroline le vampiriser, sans que j’ai à lui dire comment. Je voulais voir s’il tenait à moi ou s’il préférait s’amuser!
Vania a été une fée ce soir. En quittant la salle de sport, comme Caroline attendait Pascal à l’extérieur. D’après elle, Pascal n’était pas trop chaud pour laisser Caroline, une fois de plus, le coincé à devoir la ramener. Vania a demandé à Pascal de l’emmener aussi et elle s’est installée à l’avant sous le regard médusée de Caroline. Dans la voiture, Caroline a fait la remarque à Pascal, qu’il ne semblait pas avoir de problèmes quant il s’agissait de prendre Vania, et a voulu savoir si c’était parce que je lui faisais des scènes à propos d'elle. Elle insistait sur le fait que j'étais jalouse d'elle, que j'avais peur d'elle. Vache à la moutarde! Grrr, elle n'avait pas tout tord. Pascal aurait répondu que Caroline avait une voiture, qu’elle devait la prendre, qu’il ne voulait pas avoir de problèmes avec moi. Vania avait senti une certaine gêne, ils ne pouvaient pas parler librement devant elle. Pascal les a déposé au Tiger, d’après Vania, il rentrait, il n’avait pas l’intention de traîner dans les bars.
Vania m’a appris que Caroline avait changé d'avis et a voulu que Pascal la raccompagne chez elle. Il a refusé. Peut-être parce que Vania était là? Bah, fallait que j’arrête de voir le mal partout. J’ai donc filé chez lui. En chemin, je me demandais si je devais entrer et lui faire la surprise d’être à la maison puisqu’il rentrait sagement? Ou arriver après lui? J’allais faire demi tour pour rentrer chez moi quant Vania m’a appelée pour me dire que Pascal était à peine parti que Caroline a pris un taxi et qu'elle était partie. Hohh! Je crois que je devinais où elle allait. J’étais sûre qu’elle suivrait Pascal chez lui! Je fais quoi? Je lui coupe l’herbe sous les pieds en me pointant chez Pascal avant elle?
Je suis arrivée la 1ère, Pascal n’était pas encore arrivé. Zut. Je ne voulais pas qu’il me trouve chez lui sans avoir été averti même si j'avais la clé, alors quant je l’ai vu arriver, je suis sortie par le jardin pour me pointer à la porte d'entrée. J'avais décidé de couper l'herbe sous les pieds de Caroline, mais, elle a été rapide. Le temps de faire le tour, comme je l’avais pensé, Caroline se pointait à son tour. Oh! ni 1, ni 2 je suis retournée sur mes pas.
Jeeez, Pascal n’avait pas l'air ravi par sa surprise...
- Caro tu crois pas que t’exagère... Jane va arriver d’un moment à l’autre et je ne veux pas qu’elle te trouve ici.
- Iiiih, elle va encore te faire une scène?
Elle riait. Ciel, j’avais envie de lui sauter sur le poil.
- Caro, si Jane te trouve ici, ça va barder, alors je t’en prie va-t-en.
Elle ne voulait pas partir s’amusant à essayer d’imaginer ma tête. Elle le charriait en lui disant que c’était pas comme si je les retrouvais au plumard. Puis elle a changé de ton pour se faire moins moqueuse et plus douce; Elle avait juste envie de le voir, et avait espéré qu’ils se verraient ce soir? D’ailleurs qu’est-ce que je foutais? Je n’étais pas là, pourquoi est-ce qu’ils ne pourraient pas passer la soirée ensemble, au moins jusqu’à ce que je daigne lui faire signe? Pascal ne voulait pas qu’il y ait de quiproquo, il lui avait déjà dit qu’il ne pourrait pas.
- Caro, je te l’avais déjà dit, ce n’était pas possible. Au cas où tu l’aurais oublié, j’ai une copine...
- Et alors? Tu ne peux pas aller manger un truc avec une copine? Allé...
- Afff, une autre fois peut-être, si Jane n’y voit pas d’inconvénient. Mais certainement pas ce soir.
- Pourquoi pas ce soir? Elle n’est même pas là? Et pourquoi tu dois lui demander l’autorisation d’abord? Tu va bien prendre des verres avec tes copains ou est-ce que pour ça aussi tu lui demande l'autorisation? On pourrait allé prendre un verre quelque part les 2...
- Arrête. Tu ne va pas recommencer.
- Ah, j’ai compris. Elle t’a fait une scène hier soir hein? Suis désolée, juste envie qu'on passe la soirée ensemble avant que tu partes!
Tu parles! Elle n’était pas désolée du tout. Peste. Elle s’est approchée de Pascal et heureusement pour mes yeux, il l’a repoussée. J’ai cru que j’allais avoir une crise cardiaque!
- Caro, je plaisante pas, je veux que tu t’en ailles. Non...
Elle avait voulu parler, mais Pascal l’a interrompue pour lui dire que si elle continuait comme ça, elle deviendrait vite infréquentable. C’était intéressant, parce que j’ai appris qu’au bureau, Pascal était distant et la traitait comme une simple connaissance. Je comprenais mieux pourquoi elle le poursuivait en dehors du boulot!
Pascal lui avait ouvert la porte et insistant pour qu’elle s’en aille. C’était... ça m’a mis du baume au coeur. Quant il a ouvert la porte, j’étais derrière, le doigt en l’air, sur le point de sonner. Pascal, le pauvre, a changé de couleur. Je pense qu’il croyait que c’était bon pour une soirée gâchée avec de prises de tête à la clé. Mais non. Probablement si je ne les avais pas entendu? Caroline a joué à la petite souris effarée et elle a pris la fuite après avoir lancé 1 ou 2 petites choses qui auraient pu me faire grimper au front, mais je n'allais pas la laisser gâcher notre soirée.
Pascal a voulu se lancer dans des explications, mais ça n’était pas nécessaire. Je lui ai avoué les avoir entendu. Qu’on s’était presque croisé au Tiger. Je l’avais vu partir et j’ai vu Caroline partir tout de suite après. J’avais deviné où la trouver... C’était des bobards, mais Vania était une informatrice bien trop précieuse pour que je la grille!
Je ne voulais plus parler de Caroline, surtout pas de sa présence invisible. J’ai tout fait pour qu’il ne regrette pas une minute sa soirée ;))
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------ Test réussi ;) - (316) - (jeu.12.nov.09) ------