315 -- Manic Monday

Publié le par JaneDo

Manic Monday
(10 nov 08 - lun)

Toute la journée Pascal m'avait couverte d'attention, d'amour, de tendresses et encore d'amour. C'est un manteau que j'aurai bien aimé porté à vie! Je suis vraiment dingue de ce type, c'est vraiment la folie. Je crois le désespoir nous rendait plus encore plus tendre. Les heures passaient vite et mon anxiété grandissait parce qu'en fin de journée, on allait devoir partir chacun de son côté... et je n'avais pas envie de le voir me quitter.

Sachant que tout le monde était au travail, on a été balader Maxou au bord du lac. Maxou l'adore. Traître de chien, il le prend pour son maître! Peut-être quelque chose avec les voix, sûrement. Ou parce qu'il sait siffler, moi non... En tous cas, Maxou lui obéit plus qu'à moi!!!

Toute la journée le natel à Pascal n'avait pas arrêté de vibrer. Il a fini par rappeler Thomas à contre-coeur. Thomas avait essayé de passer chez lui et s'était rendu compte qu'il n'était pas à la maison. Thomas voulait savoir s'il avait l'intention de faire une saut et manger avec eux plus tard?

Les parents avaient organisés un petit dîner cocktail et invitaient quelques amis à Jess et Pascal. Petite soirée avant le mariage quoi! Pascal a appelé son père pour annuler. Il n'avait pas l'intention de couper notre tête à tête pour aller manger chez ses parents. J'ai cru comprendre qu'en fait c'était une idée à son papa, qui voulait voir de plus près à quoi je ressemblais... hum!

Les amis n'étaient que l'alibi pour que Pascal me fasse aller chez eux et peut-être aussi pour que sa mère ou même Jess, ne se doute de rien!!! Apparemment, l'invitation avait déjà été lancée et il n'y avait pas moyen de s'y soustraire. Pascal était furieux. En fait, j'ai compris ce qui se tramait quant Pascal a dit qu'il allait s'arranger pour que je sois accompagnée par Thomas, et qu'il a dit à son père que Thomas était au courant. Pascal m'a lancé un regard d'excuse.

Mais Pascal a été inflexible, pas question d'aller dîner chez ses parents ce soir.

Son père a essayé de lui faire changer d'avis alors Pascal a répondu que ce serait sans lui, sans nous. Puis il a rappelé Thomas pour s'arranger avec lui. J'ai souris quant Pascal a insisté pour que Thomas n'en parle pas à Layne ou même lui mentionne ce dîner. Il était clair qu'il ne voulait pas de Layne. Il m'a expliqué après qu'il avait pas envi de voir Layne me rouler des pèles devant ses parents. Il pensait que Layne le faisait exprès. Il n'avait pas tord.

Donc, je me doutais que le fameux dîner allait se passer demain soir... Pauvre Pascal... et pauvre moi!

On avait encore des gros mûrs qui bloquaient l'horizon. Quelle poisse. Je n'avais vraiment pas envi d'aller me faire examiner par ses parents.

J'avais la chair de poule en pensant au week-end prochain. Je ne voulais pas du week-end prochain. C'est fou comme notre cerveau peut avoir des compartiments, ou sous-blog. Dans un coin, je savais forcément que les minutes, heures, jours allaient forcément s'enchaîner, mais dans un autre coin, je gardais espoir comme si ça n'allait pas arriver. Berk. J'arrivais difficilement à me projeter à dans une semaine!

En caressant son visage, même si je gardais le sourire, j'avais envie de pleurer. J'essayais d'imprimer sur mes doigts les contours de sa bouche, de son visage, la douceur de sa peau et d'enregistrer la tendresse de son regard. J'avais du chagrin.

Mais il fallait que je sois honnête avec moi-même, je ne pourrais jamais lui offrir une vie de couple. Je n'étais pas taillée pour le mariage. Je n'avais aucun désir de vivre avec quelqu'un, pas envie d'avoir d'enfants et absolument pas envie de me marier... Quoique... Arf... J'étais perdue dans le fouillis de ma tête. Dès que je pourrais, faillait que je fasse de l'ordre.

Pour l'heure, j'avais juste envie qu'on nous fiche la paix et profiter de chaque seconde avec Pascal.

On était un peu moins bavard, plus de temps passait. Je crois qu'on arrivait pas à oublier qu'après ce soir, on ne se verrait pratiquement plus pendant 2 semaines. Pleins de choses peuvent se passer d'ici là, et j'avais un peu peur du "dans 2 semaines"...

Pascal, mon petit amour, a soulagé mon anxiété, il n'avait aucune envie de me laisser partir et pas envi de rentrer. Il était sûr de déprimer à mort et de finir chez moi. Alors, on a décidé de rester ensemble encore cette nuit. On avait toute la soirée et la nuit et pas à se quitter encore ce soir... Ouf, ça m'a redonné un peu de peps.

On a pas fermé l'œil... Le pauvre, il sera naze demain!!!

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Publié dans diary, jane-do, journal

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J
Papillotto14; Commec'est bien dit... ;))) Merci
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P
tu es couverte d'un bien joli manteau...par ce froid celui ci r?auffera ton coeur
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