316/2012 - Plié de rire - Pliée de déception

Publié le par JaneDo


Lundi - 12 novembre 2012 - 316/2012) - L’honneur est sauf!

Pas de souper de famille ce soir, et pourtant, j’ai rien prévu. J’espérais un petit appel de Pascal. Un appel rempli de regret, où il me dirait combien je lui aurai manqué, l’entendre me supplier, sentir qu’il avait envi de me voir. Mais rien.

Pascal n’avait pas d’entraînement ce soir, alors, j’aurai aimé le voir. Mais, ma fierté était trop grosse pour que je puisse prendre le téléphone et l’appeler. Zut.

Désoeuvrée, morte d’ennui, je suis allée prendre un café avec ma frangine, ensuite, je suis rentrée peindre et lire. Une bonne heure dans un bon bain chaud, et toujours l’angoisse qui me grignote les tripes. Peut-être que cette fois, c’est lui qui est fâché? Non, il n’avait aucune raison.

Marie m’a dit qu’elle avait croisé un jeune homme ce matin, vers midi. Des yeux verts, grand, très beau. Il est entré dans l’immeuble alors qu’elle partait. Qu’elle n’imagine pas qu’il allait surement pas chez les voisins du milieu. J’ai prétendu que c’était probablement un pote. Pas osé dire que c’était Pascal.

L’empêche, ça m’a fait plaisir. N’ayant pas pu me joindre, il a sans doute voulu m’avoir en face! Bon point pour lui! Ce sont de petites vacheries comme ça qu’il fait qui font que je l’adore tellement.

Il est trop adorable. Même si je n’aime pas trop l’idée qu’il se soit parqué devant la maison, parce que je n’aime pas qu’on devine ma vie privée, il a au moins fait un geste. J’ai dit que c’était qu’un copain donc, même si elle le re-croise avec sa femme, l’honneur est sauf.


Mardi - 13 novembre 2012  - 317/2012) - Plié de rire - Pliée de déception!

Zut... je prends du retard... Anniversaire ce soir... Et voisine qui m'invite pour le café... L'ex à Tchoy qui veut que je l'aide à parler avec lui... Rhhh... J'suis trop raide!

Qu’est-ce qu’on a ri!!! Gillou est venu sans sa femme, Pascale. C’était l’anniversaire de son fils après tout. Lilice lui avait mis des rajouts, alors il nous a raconté toutes ses péripéties avec ses nouveaux cheveux. On était plié de rire. Ce seront de beaux  souvenirs.

Carmine a voulu jouer aux cartes après. Je n’aurai jamais dû accepté. Rose et lui n’ont fait que de se chamailler. Ou peut-être qu’on aurait dû les séparer au lieu de les mettre dans la même équipe? Crevant. Mais aussi, elle n’avait pas besoin de répondre! C’était des;" tu sais pas jouer, t’aurai pas dû mettre ci, ou pourquoi avoir choisi ça…" Bref, bonjour l’ambiance! Lice et moi avons gagné sans soucis et haut la main.

Je devais rappeler Fabianna. J’ai oublié, je suis rentrée trop tard. Passé 2h du mat. Au moins, je n’ai pas pensé à Pascal pendant la soirée. Sauf en rentrant! Le désespoir m’avait rattrapée!

Je mourrais d’envie de le voir… Trop horrible. J’ai alors lu un des messages que j’avais gardé; "Bade? C’est pas vrai, t’es quand même pas fâchée? Pourquoi tu ne m’appelle pas? Ou passe? J’ai envi de te voir. Pas toi?" Bon d’accord! Puisqu’il me suppliait à peu près dans son message, j’ai foncé chez lui…

Mouais! J’aurai peut-être dû l’avertir? En même temps, ça m’ouvrait les yeux! Je suis entrée avec ma clé vu qu’ils semblaient dormir. J’avais juste oublié, dans ma précipitation, qu’il pouvait ne pas être dans notre chambre, mais avec Jess.

Choc frontal encore plus brutal; je l’ai retrouvé dans notre lit, endormi, avec Caro dans les bras!!!

Mon sang n’a fait qu’un tour. La fureur a dû me peindre en rouge et certainement raisonner. Je n’avais pourtant pas fait de bruit, mais ça l’a réveillé. Ou c’était peut-être la lumière derrière moi. Pascal a ouvert un oeil, puis il a sursauté et s’est levé en vitesse. Tout ce remue ménage a réveillé Caro; “Qu’est-ce qui se passe?”.

Pascal avait dû oublié qu’elle était là, parce qu’il a suivi la voix et mon regard. Je l’ai vu pâlir.

J’avais déjà commencé à reculer pour prendre la fuite et il a attrapé ma main. J’avais l’estomac retourné. Comment pouvait-il être aussi nul.

  • Wahhh, ce n’est pas ce que tu crois! Il ne s’est rien passé. On a juste discuté et on a dû s’endormir.

Pascal a très bien senti que je voulais retirer ma main. Son contact me brûlait. Ou c’était la rage ou l’envie de pleurer. Je ne sais pas très bien. J’avais un pavé qui m’obstruait la gorge. Merde, c’était 2h du matin, et on aurait tous dû être en train de dormir sagement. Et c’était gênant. Et pour couronner le tout. Jess s’est aussi réveillé.

  • On s’est juste endormi, rien de plus. Puis, tu as vu, la porte était ouverte. D’ailleurs Caro va rentrer. Je t’assure que ce n’était pas prévu. Allé… Reste… Puis, regard… Je suis tout habillé!
  • C’est quoi tout ce bordel? demandait Jess en se frottant les yeux.

Après avoir vu l’embarras et la gêne qui dégoulinaient de chacun de nous, elle a secoué la tête et a lancé une dernière petite pique en retournant dans sa chambre.

  • Mouais, si tu sautais pas tout ce qui bouge, tu ne te retrouverais pas dans cette situation! Pfff. Je retourne me coucher. Tâchez de régler ça vite fait que je puisse dormir.

Bref, je voyais bien qu’il était mal, mais l’image restait gravée sur ma rétine et me bouchait les oreilles. Mon cerveau aussi ne fonctionnait pas. Tout ce qu’il me racontait n’arrivait pas jusqu’à mes cellules grises. Atroce. Comment pouvait-il imaginé que j’aurai envie de me poser dans ce lit où il a laissé une autre poser ses fesses?

Encore heureux qu’il ne soit pas monté dans notre future chambre chez Thomas avec elle. Ç’aurait été la totale!

Non, non et non. Même si quelque part j’en avais certainement envie, je ne pouvais pas rester. Pas question de m’étaler sur ce lit après une autre. Pascal avait beau me supplier du regard, répéter encore et encore sa demande pour que je reste. Hors de question.

Pourtant, après son 6ème “Je t’en prie… Reste”. J’ai mis un peu d’eau dans mon vin. Caro s’était joint à lui pour me raconter la même salade, avec de petits airs coupables et suppliante. M’énerve. J’ai dit haut et fort que je ne restais que 5mn, qu’il était tard, que je rentrais de toute manière. Dès que Caro a filé, il a voulu me tirer dans la chambre pour discuter, question de ne pas déranger Jess.

Hum! Il rêve… Pas question que j’aille dans cette chambre… Pas ce soir, et peut-être plus jamais!

On s’est installé au bar de la cuisine et il m’a proposé un café. Probablement pour réfléchir à quoi dire. Après la surchauffe, mon cerveau s’était refroidi. Retour à un fonctionnement plus ou moins normal. J’avais compris. Pour que Jess puisse dormir, ils avaient été dans la chambre, tout en laissant la porte ouverte. Ils se sont endormi, je voulais bien le croire. Ça m’énervait qu’il laisse une autre se poser à ma place c’est tout.

Rhhh, l’empêche, l’image de lui et Caro, lui la tenant dans ses bras, les bras autour d’elle, ne voulait pas disparaître de ma tête.

Pascal s’est empêtré dans les explications, me racontant de quoi ils avaient discuté. Je n’écoutais pas vraiment, je réfléchissais à toute vitesse pour savoir ce que je devais faire ou dire. De toute façon, il ne fallait pas que je lui fasse la gueule. Toute de même, ça faisait un peu beaucoup. Coup sur coup, il me repousse, puis je le trouve avec une autre dans les bras?

Il avait beau insisté pour que je reste dormir, je ne pouvais pas. Impossible.


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K
Qu'est ce que je disais!!!!!!!! Trop confiante!
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