316 - Il fleurte avec Marilou sous mon nez!

Publié le par JaneDo

Vendredi... 12 novembre 2010

Malgré la trahison de sa femme, Pascal n’avait pas l’intention de changer quoi que ce soit. Je me demande combien de fois idevra-t-il me le dire pour que j’en prenne bonne note!!! Il avait été un peu froid et je le lui ai fait la remarque. Pascal s’était excusé, ça lui faisait toujours bizarre mes appels; je l’appelais soit fréquemment, ou rien du tout pendant de longues périodes. Chaque fois qu’il s’habituait, je l’appelais, comme si c’était exprès.

Peut-être était-ce enfantin, mais je lui ai demandé s’il voyait souvent Caro? Pourquoi fallait-il que je m’abaisse à lui demander ça! En plus, je connaissais la réponse, alors pourquoi? Est-ce que j’espérais que la douleur de l’entendre m’aiderait? Sûrement, mais ça faisait vachement mal. Rhhhah, malgré tout, j’avais envie de l’appeler... mouais, encore...

Thomas est passé me prendre vers 20h. Il avait prévu quelque chose, je ne savais pas quoi. J’ai vite réalisé qu’on allait chez les parents, ils avaient changé la date prévu du dîner en famille. Arf, je ne voulais pas, j’ai essayé de me tirer de là, mais ça n’a servi à rien. J’avais prévu de voir Vania en début de soirée et rejoindre Thomas plus tard, j’avais dû tout annuler. Je n’allais pas me sentir à l’aise, ça allait être une soirée galère.

J’ai tout de suite remarqué la voiture à Pascal... Il avait dû quitter le travail plus tôt... De le savoir sur place me rendait les choses encore plus difficile. C’était évident que ça allait être embarrassant aussi pour Pascal. Ça allait être encore pire que je ne le pensais. Pourquoi Thomas me faisait un coup pareil? C’est l’horreur. C’était comme si j’essayais de forcer le passage pour entrer dans leur famille; on ne m’a pas accepté par cette porte, ben hop, je passe par l’autre!

Évidemment, en me voyant apparaître, le sourire accueillant de la maman a disparu instantanément. Même Pascal avait perdu son sourire. Le pauvre, il a essayé d’éviter de croiser mon regard pendant le restant de la soirée. C’était clair que ma présence dérangeait, l’ambiance était mortelle. On ne m’adressait la parole que par pure politesse. Étouffante et longue soirée...

Grâce au ciel, ce n’était pas mon cas qui était à l’honneur, mais Jess. Ils ont longuement tourné autour du pot, et je pense que c’était à cause de moi. Les parents ont voulu savoir pourquoi Jessica avait inventer un mensonge aussi monstrueux; leur faire croire qu’elle était enceinte? Nourrir l’espoir de tous pour les décevoir aussi atrocement? Jess n’a pas manqué de m’accuser et je ne pouvais pas répondre. Je ne voulais pas provoquer la dispute, j’essayais déjà d’être invisible, et ç’aurait été malvenu de me mettre à me justifier. J’ai préféré garder les yeux rivés dans mon assiette.

Thomas ne pouvait pas dire grand chose, il n’était pas concerné, mais Pascal l’a repris et a pris ses reproches sur ses épaules, en lui disant que je n’avais rien à voir là dedans, c’était lui le fautif. Si j’avais pu, je l’aurai embrassé sur place! En tous cas, Jess en a pris pour son grade! Ses parents avaient commencé à préparer l’arrivée du bébé, avait fait des arrangements pour qu’ils puissent se ré-installent à New-York, avaient des tas de projets pour eux et ils ont été très déçus d’avoir été trompés.

J’avais l’impression que le dîner avait duré des heures, j’étais super hyper soulagé d’en voir le bout!

Après ce dîner mortel, j’étais claquée, mais je n’ai rien laissé paraître, je me réjouissais de voir Pascal et j’espérais pouvoir lui parler un peu, plus tard, quant on serait en territoire neutre, à notre bar habituel. Mais, il n’est pas venu au bar.

J’avais pensé qu’il avait juste été ramener Jess... Plus tard en boîte, Pascal est arrivé bien après nous, mais il est resté à l’écart avec ses potes. Il ne regardait presque jamais dans notre direction. J’avais commencé à perdre espoir quant il s’est finalement décidé à venir s’asseoir à côté. Enfin...

On a parlé un peu, mais de rien de bien sérieux, Thomas restait planté à côté, comme un garde du corps en service.

Caro n’était pas là. Je le savais, elle m’avait appelée en début de soirée. Elle était restée en Allemagne et pensait que Pascal y serait aussi. Je n’ai pas jugé nécessaire de lui dire que je pensais que Pascal serait là, et pendant le dîner, j’ai répondu à un de ses messages, sans lui dire qu’il était effectivement ici. J’en ai profité pour me renseigner à propos d’elle, de ses relations avec elle. Je ne sais pas si c’est parce que Thomas nous écoutait, mais Pascal m’a rappelé qu’il était déjà engagé envers Jess, et qu’il n’avait de compte à rendre à personne d’autre.

Quant les slows ont commencés, Thomas m’a traînée sur la piste. J’avais refusé de danser jusque là, alors, il ne m’a pas posé la question cette fois.

On avait à peine fait quelques pas que je voyais Pascal danser avec Marilou. La jalousie m’a fichu un gros coup de chaleur. J’avais de la peine à les quitter des yeux. Pascal l’a remarqué et m’a fait un petit clin d’oeil amical de loin. Grrr, s’il pensait qu’on allait devenir pote, alors il se trompait. Je n’ai pas souri, ni répondu à son salut.

Je suis sûre que Pascal faisait exprès pour me faire enrager!

Sa manière de la regarder, son sourire, tout indiquait qu’il était en train de fleurter avec elle. J’enrageais littéralement.  Chaque fois qu'il se penchait vers elle, mon cœur s'arrêtait net. J’ai dû faire un gros gros effort pour me rappeler tout ce qu’il m’avait dit et fait ces derniers temps pour retrouver un peu de contrôle sur moi-même et garder la tête haute. Et surtout, ne pas faire honte à Thomas.

Leurs copains nous observaient surement, alors me voir les yeux rivés sur Pascal n’était certainement pas la meilleure des choses à faire, et ce serait humiliant pour Thomas.

Pascal a passé toute la soirée à fleurter avec cette pouffe, et ils sont partis ensemble assez tôt. Pour mon pauvre cœur meurtri, il aurait été préférable que je parte avant, et je ne l’aurai pas su. Après son départ, j’avoue que je n’avais qu’une envie; rentrer chez moi. Thomas m’avait proposé de dormir chez lui, mais wohhh, je me connais, j’allais surveiller ce qui se passait à l’étage en-dessous! Surveiller pour savoir s’il rentrait, et à quelle heure, etc, et s’il ne rentrait pas, j’allais fondre en larmes comme une tâche... Pas sympa pour Thomas non plus!

C’était mieux que je rentre chez moi!

------ Il fleurte avec Marilou sous mon nez! - (316) - ven.12.nov.10 ------

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J
J'ai toujours pensé que quant on couchait tout ça sur papier, c'était comme une thérapie, donc on devrait moins souffrir... mais non... La souffrance reste! Je pleure tellement ces temps ci que je n'ose même plus l'écrire! On devrait m'appeler Madeleine!!T'es chou Ann, moi aussi tes images, tes poèmes et tout me font pleurer... Mais je les adore ;)
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A
Je finis toujours par pleurer quand je lis ton histoire... Pages après pages... quelle histoire...
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