317 - Jalousie mortelle
Samedi... 13 novembre 2010
Je suis bien rentrée chez moi, mais c’était plus fort que moi, je voulais savoir si Pascal était rentré ou non. Je savais que je n’arriverais pas à fermer l’oeil de la nuit sinon. Alors, après avoir vérifié que Thomas était bien parti et qu’il ne se cachait pas dans un coin pour voir ce que je fabriquais, je suis partie en mission d’espionnage! Ben oui!
Thomas était rentré, mais il ne dormait pas encore. C’est moche ce que je lui faisais, mince, j’aurai dû rester avec lui...
La voiture de Pascal était là, donc il était bien rentré et n’était pas resté avec cette pouffe, qui me regardait toujours de haut. Pétasse. Ha! Je me suis sentie drôlement soulagée. Pourtant à bien regarder, il n’avait pas l’air d’être chez lui. J’ai senti mes poils se mettre au garde à vous, Pascal ne semblait pas être là. C’était à cause de tout un tas de petites choses; Jess regardait constamment par la fenêtre, et je ne voyais pas la silhouette de Pascal se profiler devant aucune des fenêtres.
Jess est montée chez son frère, et ils ont eu une discussion assez animée, puis Jess a claqué la porte et est redescendue chez Pascal. Enfin, ouais, chez elle quoi. Alors qu’ils se prenaient la tête, Thomas avait essayé de m’appeler sur mon portable. Bien sur, je ne pouvais pas lui répondre, autant poser un spot à l’endroit où je me planquais! Il m’a envoyé un message avant de descendre vers sa soeur. Cette fois, j’en étais sûr, Pascal n’était pas là!
Je ne sais pas pourquoi, ni comment, probablement une intuition ou un éclair de génie, j’ai été voir du côté de chez Caro. Pourtant, je le savais, Caro était sensé être en Allemagne, donc Pascal ne pouvait pas être là-bas, de plus, sa voiture était devant sa maison. Alors quel ne fût pas ma surprise de les trouver ensemble, chez Caro. Caroline était donc là! Mon désarroi a fait place à de la colère et à une furieuse jalousie.
Quelle chance, Pascal était avec elle! Elle avait vraiment de la chance, j’aurai voulu être dans ses pompes!
Je suis restée scotchée là, verte, à les regarder, ils ne faisaient pourtant rien de spécial. Ils étaient assis à même le sol, semblaient discuter et grignotaient en rigolant. Ils avaient l’air de bien s’amuser. J'enviais Caro à mort! De temps en temps, Caro se serrait contre lui ou lui passait les bras autour du cou et sa poitrine généreuse s’écrasait contre son bras ou son torse. J’étais verte de jalousie. Même de loin, elle semblait rayonner.
L'empêche... Comment avait-il pu me faire ça? Comment, pourquoi n'avait-il même pas tenté de m'appeler ou de me voir?
Après qu’ils aient éteint et se soient couchés, pétrifiée de froid, furax, j’ai décidé d’aller dormir chez Thomas. Pascal dormait chez Caro. J’imagine qu’ils n’allaient pas jouer au Monopoly! Je n’étais pas tranquille de ne pas savoir ce qui se passait dans la chambre de ma rivale. Il fallait que je sache, pourtant, je priais pour qu’il ne se passe rien. Donc, je suis revenue sur mes pas pour aller me planquer sous les fenêtres de sa chambre. Il fallait que je me casse de là avant qu’il ne commence à faire jour! Pourquoi est-ce que je n'arrivais pas à me détâcher de ce mec? Pourquoi est-ce que j'étais tellement accroc? Pourquoi est-ce qu'il me faisait faire des conneries pareilles et complètement perdre la tête?!
Couchés dans son lit, ils ont discutés et rigolés pendant presque 1/2h.
Pascal lui a raconté, en gros, le dîner chez ses parents. Il était soulagé de n’avoir pas eu à dire à ses parents que Jessica n’était pas enceinte et qu’elle ait été forcée de le leur annoncer elle-même. Pascal n’a pas mentionné ma présence au dîner, ça m’a un peu surprise. Apparemment, il ne voulait pas parler de moi snif.
J’ai entendu la voix adorée dire en rigolant “arrête...”, 1 ou 2 fois. Je pense que Caro avait essayé de profiter de la situation, ou bien, elle lui avait raconté une blague trop drôle :$?
Folle de douleur et de colère que Pascal se soit réfugié auprès de Caro et pas moi. Je suis partie d’un pas décidé chez Thomas, lui au moins était toujours content de me voir!
J’avais de la peine à respirer... Peut-être que j’avais pris froid de rester comme ça sous la pluie et dans le froid, ou parce que j’essayais de ne pas me laisser aller à fondre en larmes et pleurnicher comme une madeleine!!! J’aurai dû faire plus attention!!!
Thomas ne dormait toujours pas, il était heureux comme personne de me voir. Il m’avait envoyé tout un tas de messages et avait été triste de n’avoir reçu aucune réponse. De plus, j’ai cru comprendre qu’il avait pensé que j’étais avec Pascal, qui lui aussi était aux abonnés absents. Anxieux, il n’avait pas réussi à trouver le sommeil.
Pauvre chou, je l'adorais pourtant, il a toujours été adorable avec moi, patient, compréhensif, et le plus important, j'adorais faire l'amour avec lui, alors pourquoi? Encore une fois, je me suis sentie coupable d’avoir un comportement aussi débile. C’était de la faute à Pascal, il avait l’art de me faire perdre la tête.
Le samedi soir, on fêtait en famille l’anniversaire d’un de mes neveux, donc je ne pourrais rejoindre Thomas que tard dans la soirée, ou pas du tout, alors pour me faire pardonner, j’ai été le regarder jouer en début d’après-midi.
Je ne m’attendais pas à voir Pascal, pourtant j’aurai dû m’en douter. Pascal était venu avec Caro. Dire qu'il ne m'avait jamais emmené au match avec lui, j'avais trop de peine! Ca aussi j’aurai dû m’en douter. Pas de Jessica à l'horizon??? Dès qu’il m’a vue, il est venu s’asseoir à côté, laissant Caro plantée vers le banc des joueurs. Elle m’a fait un petit signe et a continué à nous épier tout du long. J’avoue que j’étais furax de savoir qu’il avait passé la nuit avec elle, et j’ai dû faire un gros effort pour ne pas lui montrer ma mauvaise humeur.
- Tu as dit que tu n’étais pas avec Thomas, mais tu passes tout ton temps avec lui à ce que je vois!
Le culot! Et c’est lui qui ose dire ça!? Lui qui n’avait pas cherché à me voir, ou savoir ce que je faisais hier soir et qui avait été en rejoindre une autre? Lui qui avait passé une bonne soirée à s’amuser, rigoler, comme si je n’existais pas?
Je lui ai redit que je ne sortais pas avec Thomas, et avec un brin d’ironie, j'ai ajouté que, Thomas au moins m’appelait, m’invitait, et était toujours heureux de me voir et voulait me voir et que je n’avais pas de raisons de refuser ses invitations. J’ai failli lui dire qu’hier soir, lui, n’avait pas eu envi de me voir, et qu’au contraire, il s’était précipité vers Caro.
De nous voir discuter ensemble semblait perturber Thomas dans son jeu, alors Pascal a fini par descendre rejoindre Caro. A la fin du match, on s’est retrouvé vers les vestiaires à attendre la sortie des joueurs.
Thomas était un des 1er à sortir. Il était inquiet, ça se voyait. Je me demande pourquoi? Pascal et moi n’allions pas nous grimper dessus là au milieu de la foule quand même!!!
On a été prendre un verre avec l’équipe. Boudeuse, je n’ai pas adressé la parole à Pascal et j’ai soigneusement évité de regarder dans sa direction. Thomas possessif a passé son bras autour de mes épaules, je n’ai rien fait pour l’en empêcher. Pascal était drôlement silencieux, malgré les questions de ses anciens coéquipiers sur Munich, sur son nouveau boulot, etc, il répondait que vaguement et changeait illico de sujet.
Après 1/2h, on les a planté la-bas, Thomas voulait rentrer, il espérait qu’on puisse passer un peu de temps ensemble avant que je n’aille à l'anniversaire de mon neveu. Je pense aussi que c’était pour me soustraire à l’influence de Pascal.
Il savait hier soir que Pascal serait au souper chez ses parents, il n’avait pas voulu me dire où on allait de peur que je ne change d’avis. Finalement, il regrettait de m’avoir imposé cette réunion de famille. Je l’ai un peu taquiné sur son inquiétude pendant le match, j’avais bien remarqué qu’il ne nous quittait pas des yeux et n’arrivait pas à se concentrer et l’entraîneur l’avait engueulé à plusieurs reprises.
Thomas ne m’a pas redemandé si j’étais d’accord de sortir avec lui ou non, il partait du principe qu’on était ensemble, point. Ca m’arrangeait qu’il ne me pose pas la question, parce que franchement, je ne savais pas quoi lui répondre.
Je suis arrivée un peu en retard chez ma frangine, vers 21h au lieu de 20h. Ils étaient déjà en plein dans un jeu, une sorte de "Dessiner, miner, etc, c'est gagné". Il y avait Gillou, l’ex mari de ma frangine et papa de ses 3 aînés, sa copine, des copains aux garçons, des copines à mes nièces; Alizée et Fanny. Tiens! Il manquait Pochon, le meilleur ami à David! Je n’ai même pas pensé lui demander où était Pochon!
Vers 23h, les enfants ont commencés à partir pour sortir en boîte. Ma frangine avait envie de jouer aux cartes et je n’ai pas osé dire que je pensais aller retrouver un mec, alors je suis restée. J’ai vite averti Thomas. Je dois avouer qu'il me manquait, j'aurai aimé passer la soirée avec lui, en tête à tête, tous les 2 chez lui. Après avoir vu que Pascal avait préféré finir la soirée d'hier avec Caro et n'avait même pas cherché à me voir, j'avoue que je n'avais aucune envie de le voir non plus. S'il voulait me voir, il n'avait qu'à se débrouiller tout seul, je n'avais pas à me rendre disponible.
Les garçons sont partis en 1er, parce que la table était réservée jusqu’à minuit. Pas de bol, ils ont été bloqués dans l’ascensseur qui est tombé au sous-sol. Ouf, ils n’avaient rien, ils étaient déjà au rez-inférieur quant l’ascensseur a lâché. On a dû appeler les pompiers!
On a joué aux cartes jusque vers les 4h du matin... J'avais un peu mal à la poitrine, de la peine à respirer... J'ai mis ça sur le compte de la peine que je ressentais à cause de ce qui se passait avec Pascal...
------ Jalousie féroce!!! - (317) - sam.13.nov.10 ------