318 - Dimanche aux urgences!

Publié le par JaneDo

Dimanche..... 24 nov 2010

Après les parties de cartes chez ma frangine, je suis rentrée directement chez moi après avoir averti Thomas. Je ne me sentais pas très bien, j’avais la poitrine compressée et de plus en plus de mal à respirer. Chaque appel d’air était une véritable torture, j’avais l’impression qu’on me transperçait les poumons avec un couteau.

Thomas était déçu, il a voulu faire un saut chez moi, mais j’étais fatiguée, je ne me sentais pas bien et n'avais pas le courage de voir qui que ce soit. Je ne suis pas souvent malade, mais quant je le suis, je suis la pire qu’on puisse trouver. Je lui ai promis d'appeler dès mon réveil.

Mais ça n’allait pas vraiment être possible...

Paris + une nuit entière à me geler le cul dans les buissons sous les fenêtres de Caroline, chocs, chagrins à gogo, c’était bon, mon corps a fini par lâcher! Vers 10h du matin, j’ai été réveillée par un trauma respiratoire. J’avais attrapé froid... Inflammation pulmonaire... L’horreur!

Transportée d’urgence en ambulance à l’hôpital du CHUV, entre les prises de sangs, les radios, les perfusions, les fortes doses de morphines pour calmer la douleur, le reste de la journée n’est qu’un horrible cauchemar. C’était l’enfer. Grâce à la morphine, quelques heures plus tard, la douleur foudroyante qui me transperçait les poumons à chacune de mes tentatives pour respirer, semblait s'atténuer, sans pour autant disparaître. La morphine ne suffisait pas.

Je me souviens d’un infirmier qui me demandait de ne pas bouger ma main, de piqûres à gogos, alors que je me débattais pour faire entrer au moins 1cm cube d’air dans mes poumons. C’était la panique, la douleur était insupportable. Je crois qu’ils ont essayés de m’immobiliser sans trop de succès. Ce n’est qu’après avoir réussi à m’implanter une forte dose de morphine que la douleur a commencé à baisser. Et grâce au calme de la femme médecin qui me répétait de trouver mon point de confort tout en mimant la respiration comme pour un accouchement, que je me suis calmée. Malgré la drogue, l’impression d’avoir toutes les côtes cassés et les os plantés dans les poumons subsistait, mais j’arrivais à avaler un peu plus d’air qu’à mon arrivée. C’était déjà ça! Je ne pouvais pas me laisser aller à dormir, parce que je devais me concentrer sur ma respiration. J’étais épuisée.

De temps en temps, je perdais le rythme et alors bonjour planète souffrance, et je paniquais, et me débattais comme une folle! (j’allais dire; comme une malade... glups!)

Vers les 16h, après avoir vu que tout allait bien, mise à part une grosse inflammation des parois autour du poumon, ce qui indiquait qu’effectivement, j’avais pris froid, ils ont voulu débrancher la morphine, mais 2 mn après, la douleur était revenu en force, donc ils m’ont rebranchés. Après une bonne dose de morphine, une autre série de radios et de piqûres en tous genre, pliée en deux avec mes médicaments sous le bras, je respirais comme si j’étais sur le point d’accoucher incessamment sous peu, une des infirmières m’a accompagnée vers la sortie. Je déteste les hôpitaux, j'étais soulagée de pouvoir rentrer m’allonger chez moi. Mes jours n’étaient pas en danger.

Les parois enflammés, c’est comme avoir les côtes cassées, j’en avais pour quelques semaines, voir 1 mois ou 2. Je devais faire attention pour ne pas aggraver la situation. Rien que l’idée d’avoir des irritations de la gorge et de devoir tousser, me faisait une peur bleu, parce que ça ferait un mal de chien, alors pour une fois, j’allais suivre scrupuleusement les indications du médecin. Je devais rester au calme et éviter tout effort.

Je me suis excusée auprès de Thomas par sms, de ne lui avoir donné aucune nouvelle de la journée. Parler au téléphone m’étais impossible, je devais toujours surveiller le rythme de ma respiration. D’après ce que m’avait promis le médecin, une fois à la maison au repos, avec ce qu’elle m’avait donné, la douleur devrait s’atténuer jusqu’à disparaître. Bien sûr, pour autant que je respecte scrupuleusement les heures de prises de mes comprimés. Des comprimés énormus comme des balles de billard, arrrh, mais bon, quant on a mal!!

Dès que Thomas a su ce qui se passait, ventre à terre, il s’est précipité à mon chevet.

C’est JD qui lui a ouvert. Moi j’étais dans les vapes, allongée sur le dos, à moitié sur Brian et je dormais enfin. Il y avait quelqu’un de sûr pour surveiller ma respiration Je n’avais même pas entendu la porte. En fait, je n’avais rien entendu du tout. Apparemment, après une âpre discussion, Brian a laissé sa place à Thomas. A mon réveil pour ingurgiter mes médics,  j’étais complètement dans le cirage, désorientée de voir Thomas et pas Brian. Mal à l’aise aussi, parce que Brian pouvait me voir n’importe comment et me connaissait mieux que Thomas.!

J’étais en training, des pansements partout où on m’avait piquée, et aussi encore le bracelet de l’hôpital au poignet, du sang encore sur les mains parce qu’une des intraveineuses avait sauté à l’hôpital, j’avais encore de la peine à parler et à respirer, bref, je n’étais pas dans un de mes meilleurs jours!!!

Thomas, ce solide gaillard, ce chouky d’amour s’était transformé en docteur, il a essayé de m’expliquer le pourquoi du comment, mais je n’ai rien capté. La drogue et tout le reste, j’étais naze. Thomas a été au petit soin pour moi toute la soirée, il a même dormi à la maison. C’était touchant, trop chou, ça me faisait l’aimer encore plus. J’suis vraiment une midinette à 2 balles!

Thomas m’a avoué plus tard, qu’il avait tiqué en trouvant Brian chez moi. Il n’avait pas mesuré la gravité de mon état et ce n’est que quant il m’a vu et vu les pansements et que Brian lui a raconté pour l’ambulance et tout, qu’il a réalisé que c’était plus grave que je ne l’avais dit. Thomas m’a avoué s’être laissé aller à imaginer que je n’avais pas voulu le voir, que peut-être je l’avais laissé en plan pour voir Pascal.

------ Hospitalisée d’urgence - (318) - dim.14.nov.10 ------

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
J
J'aime toujours Pascal, ça ne m'empêche pas d'aimer Thomas... Il ne me force pas vraiment la main puisque je la lui tends... Je suis libre de ne pas le voir, mais j'en ai envie aussi. Je ne crois pas que ce soit fini avec Pascal non plus.....
Répondre
H
Même si Thomas t'aime bcp, je trouve qu'il te force un peu la main quand même!!! Il s'assure que tu ne puisse pas le quitter pour retourner vers Pascal! Il sait bien comment tu es, tu es trop gentille, il sait par exemple que tu n'as pas pu quitter Layne malgré ce que tu éprouvais pour Pascal... Il sait que tu ne plaques pas comme ça... Fais gaffe de ne pas te retrouver coincée, parce que je ne pense pas que ce soit fini avec Pascal......... Je crois que vous vous aimez toujours!
Répondre
J
Oui ;) Merci Kalisto
Répondre
K
J'espère que tu va mieux :)
Répondre