319/2012 - Anniv. de mariage... 4ans déjà!

Publié le par JaneDo


Jeudi - 15 novembre 2012  - 319/2012) - Anniversaire de mariage… 4ans déjà!

La sonnerie du téléphone m’a réveillé. C’était Pascal. Le souvenir de son départ prochain est venu me frapper en plein coeur; il partait 4 jours avec sa femme. Pour fêter leur anniversaire de mariage. Dégoûtée. Pourquoi est-ce que je supportais tout ça déjà? Ha oui… Parce que je l’aime à en crever.

Pascal voulait m'inviter à manger avec lui à midi. Une flamme de lucidité éclaira ma conscience de victime consentante. Enfin, mangé était un grand mot! Il voulait autre chose que manger, je le savais bien. Ma raison m’interdisait d’accepter, mais mon coeur lui, avait déjà pris sa décision. Une journée loin de lui était une souffrance, alors 4 jours; le bannissement.

Il me fallait de quoi occuper son absence avec le souvenir de ses baisers, de ses sourires, de ses mains sur mon corps affamé. Je n’avais pas bien dormi, son visage m’avait poursuivi jusque dans les recoins de mes rêves. Déjà en manque. Et aussi, pour lui voler l’envie de chercher auprès de sa femme de quoi calmer sa faim.

J’étais en avance, excitée à l’idée de le voir. Mes mains tremblaient. C’est bête. Comme si c’était notre 1er rendez-vous. Je n’arrive toujours pas à m’y faire. Toujours aussi impatiente, toujours aussi amoureuse de lui. Aujourd’hui encore, j’avais toujours autant de mal à comprendre pourquoi Pascal s’intéressait à
une bonne femme comme moi.

Appuyé contre de la porte, les bras croisés, ses yeux verts brulants me déshabillait déjà. Je frissonnais aussi. Mais ce n’était pas de froid, mais d’impatiente d’embrasser cette bouche qui me fait toujours découvrir milles merveilles. Il m’a attrapée par la main, m’invitant à le suivre. Ce lit qui serait le témoin de mes supplices. Entre ses bras, je mourrai chaque fois un peu, et je renaissais remplie de bonheur et de passion.

Ses mains avaient parcouru chaque parcelle de ma peau, son corps m’avait marqué au fer rouge, Je lui appartenais corps et âme. Je n’arriverais jamais à l’oublier, à le fuir… Ni à ne plus l’aimer!

Mon appart me semblait trop grand, trop vide. Il allait me manquer. Je n’arrivais pas à penser à autre chose que Pascal. J’espère qu’il ne se réconciliera pas avec sa femme. J’espère qu’il pensera à moi, que je l’ai aussi marqué au fer rouge. J’espérais qu’il me revienne. Les jours allaient me sembler longues, les nuits encore plus longues. Son absence teintera tout d’une horrible couleur grise. Un monde sans lui est irrespirable pour moi.

Le soir, avant de quitter la maison, il m’a envoyé un petit message de rien du tout peut-être, mais qui a fait bondir mon coeur dans tous les sens; “Babe I love you” (Babe Je t’aime). La tête en vrac, le coeur en bandoulière, je me suis noyée dans la peinture pour ne pas trop penser. Pour ne pas sombrer.

Mais la peinture ne suffisait pas, alors je me suis plongée dans un nouveau livre de Giebel. Plus de 700 pages. Heureusement, le livre était passionnant. A chaque petite pause café, le visage de celui qui hante mes rêves apparaissait dans ma tête. Alors, je me dépêchais de me replonger dans mon livre. Je regrettais de ne pas lui avoir demandé où ils allaient. Puis non, mieux vaut ne pas savoir.

Puis, j’ai été déçue de ne pas recevoir de petits mots à son arrivée. Où qu’il soit allé, il devait y être? Encore une nuit rempli de lui, mais de cauchemars aussi.


Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article