320/2012 - Confinées à la maison!
Ania-x ;
307/2012 - sam.03.nov.12 - Halloween Rush!
Vendredi - 16 novembre 2012 - 319/2012) - Confiné à la maison
Vendredi, à 3h du matin, j’ai pris un somnifère pour pouvoir dormir sans rêves, sans cauchemars. Juste un petit coma profond, celui de l’oubli. Le néant. La journée a été consacrée à préparer mon week-end de solitude. Finalement, quant j’arrivais à ne pas penser à Pascal, je me réjouissais de pouvoir lire au coin de la cheminée. De n’avoir pas à voir qui que ce soit.
Après m’avoir préparé un bon petit feu de cheminée, un bon petit rôti au four avec du gratin, je me suis préparée à mon sport favori; larver sur mon canapé. J’étais contente. Je me sentais libre. Peut-être grâce à un petit antidépresseur que j’ai piqué à Caro.
On a décidé de conjuguer notre solitude. Comme elle aime aussi la lecture, elle a pris son bouquin sous le bras, mis son training préféré, et a débarqué chez moi à 19h, comme convenu. Après avoir mangé avec nos livres devant le nez, on s’est allongé et passé la soirée à lire.
De temps à autre, quelques petits rires, quelques remarques, quelques aller-retour à la machine à café… Mais chacune pour soi, chacune dans son univers littéraire. A vrai dire, on a passé une chouette soirée. Petite pause vers les 22h pour papoter un peu, voir ce qui traînait sur les chaînes de télé, mais aussi pour calmer la pression de l’histoire qu’on lisait.
Caroline a dormi ici. Ça l’embêtait de rentrer pour retrouver un appart froid et vide. Je pense que tout comme moi, elle avait envie d’un peu de compagnie.
Je ne savais pas qu’elle prenait des antidépresseur. Ça m’a fait un peu mal au coeur pour elle. Je ne savais pas que derrière ses sourires, ses yeux clairs et son entrain se cachait quelques douleurs dont elle préférait ne pas parler. Attendrissante est le mot qui m’est venu. Je comprenais pourquoi Pascal tenait tellement à elle. Même moi, je la trouvais attendrissante. J’aimais sa compagnie.
Vanée, les yeux se fermant toutes seules, je me suis couchée vers 4h du matin. Caro est tombée avant moi. Elle s’est endormie avec son livre sur le ventre. J’ai dû la réveiller pour qu’elle se traîne jusqu’à la chambre d’amis.
Parce que j'aime bien Caro? Parce que je la connais? Au moins ce n'est pas avec une inconnue?