320/2012 - Confinées à la maison!

Publié le par JaneDo


Ania-xAnia-x   ;
307/2012 - sam.03.nov.12 - Halloween Rush!

Pourquoi tu acceptes qu'il couche avec Caroline... et peut-être même aussi avec Jess?

 

Ben, a vrai dire, je n'en sais rien! En fait, je crois que je ne sais pas comment l'empêcher. Ou peut-être que je ne veux pas l'en empêcher? Peut-être que j'ai aussi peur que Pascal se mette à me mentir? Pas parce qu'il sait qu'il y a des choses que je préfère ne pas savoir, mais parce qu'il le décide, parce qu'il ne veut pas que je sache? Ce serait horrible et me terroriserait! Qu'ils se cachent pour se voir? Que ça devienne plus sérieux à cause des risques?

 

Parce que j'aime bien Caro? Parce que je la connais? Au moins ce n'est pas avec une inconnue? Ça me fait moins peur. Peut-être parce que je sens que je n'ai pas le choix? Ou qu'il se décide à me quitter pour voir s'il est mieux avec Caro? Puet-être que j'aime souffrir quant je choisi moi-même ma punition? J'aime les situations compliquées? Parce que ça m'arrange? Caro est comme une extention de moi, elle ose agir ou faire des choses que je n'oserai pas faire, alors ça me rassure. Peut-être aussi que j'aime les relations à 3? Je pense qu'on a moins de chance de se faire larguer?

Comme tu vois, j'ai tout un tas de raison, ou de doutes qui me bloquent, qui fait que je ne sais pas très bien où j'en suis. Ni ce que je veux vraiment. Ni si j'ai intérêt à agir ou non! J'ai toujours été lente à la détente! A 2, on est plus forte, non? Peut-être parce que je ne suis pas très courageuse!

Bref, comme tu peux voir... Je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas non plus si je devrais me mêler, ou le mettre au pied du mur... Si ça se trouve, il n'y aura que moi au pied du mur... et seule! Peur aussi qu'il me largue parce qu'elle lui manquerait et là ce serait le pire des cauchemars pour moi. Bien pire que d'accepter leurs relations actuelles!! Prendre le risque de le perdre? Non, je veux pas. Ça au moins, je le sais avec certitude.


Vendredi - 16 novembre 2012  - 319/2012) - Confiné à la maison

Vendredi, à 3h du matin, j’ai pris un somnifère pour pouvoir dormir sans rêves, sans cauchemars. Juste un petit coma profond, celui de l’oubli. Le néant. La journée a été consacrée à préparer mon week-end de solitude. Finalement, quant j’arrivais à ne pas penser à Pascal, je me réjouissais de pouvoir lire au coin de la cheminée. De n’avoir pas à voir qui que ce soit.

Après m’avoir préparé un bon petit feu de cheminée, un bon petit rôti au four avec du gratin, je me suis préparée à mon sport favori; larver sur mon canapé. J’étais contente. Je me sentais libre. Peut-être grâce à un petit antidépresseur que j’ai piqué à Caro.

On a décidé de conjuguer notre solitude. Comme elle aime aussi la lecture, elle a pris son bouquin sous le bras, mis son training préféré, et a débarqué chez moi à 19h, comme convenu. Après avoir mangé avec nos livres devant le nez, on s’est allongé et passé la soirée à lire.

De temps à autre, quelques petits rires, quelques remarques, quelques aller-retour à la machine à café… Mais chacune pour soi, chacune dans son univers littéraire. A vrai dire, on a passé une chouette soirée. Petite pause vers les 22h pour papoter un peu, voir ce qui traînait sur les chaînes de télé, mais aussi pour calmer la pression de l’histoire qu’on lisait.

Caroline a dormi ici. Ça l’embêtait de rentrer pour retrouver un appart froid et vide. Je pense que tout comme moi, elle avait envie d’un peu de compagnie.

Je ne savais pas qu’elle prenait des antidépresseur. Ça m’a fait un peu mal au coeur pour elle. Je ne savais pas que derrière ses sourires, ses yeux clairs et son entrain se cachait quelques douleurs dont elle préférait ne pas parler. Attendrissante est le mot qui m’est venu. Je comprenais pourquoi Pascal tenait tellement à elle. Même moi, je la trouvais attendrissante. J’aimais sa compagnie.

Vanée, les yeux se fermant toutes seules, je me suis couchée vers 4h du matin. Caro est tombée avant moi. Elle s’est endormie avec son livre sur le ventre. J’ai dû la réveiller pour qu’elle se traîne jusqu’à la chambre d’amis.


Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article