325 - Enfin, je tourne la page!
Dimanche..... 21 nov 2010
J’avais assez souffert, assez pleuré du rejet de Pascal, je tourne la page et je passe à autre chose. J’en avais assez de ramasser les morceaux de mon cœur au fond de mes tongues.
Pourtant, je dois être dur à la souffrance, parce que je suis sortie avec le reste de l’équipe, parce que ça faisait plaisir à Thomas. Il était adorable. Je crois qu’il savait que les choses s’étaient mal passés entre Pascal et moi, et se douter que maintenant, j’étais libre, célibataire. Il se comportait en chevalier servant, bon copain et un peu plus comme un petit ami. Il me tenait par la main où qu’on aille, m’attendait, etc. Adorable quoi.
En boîte, je ne faisais pas attention à Pascal. Je voulais plus avoir mal. Thomas m’avait fait retrouver le sourire, son calme, sa gentillesse réchauffaient mon cœur. Ça avait aussi réveillé mon envie de câlins et j’en avais un gros gros besoin. Alors quant on se retrouvait séparé un petit moment, parce que j’étais restée à discuter avec quelqu’un, je courais vite après me coller à lui, lui faire un câlin ou un bisou.
Hum! Je crois que Pascal et moi n’arrivions plus à être sur la même longueur d’ondes! Cette fois, c’est lui qui restait dans son coin, entouré de ses copains, comme pour se protéger des filles gloussantes autour de lui. Il tenait même Caro et Marilou à distance, alors que moi, je me rapprochais de Thomas et ne cachait plus qu’on était peut-être plus que simplement amis.
Pascal avait même l’air de faire la gueule...
Si Pascal n’avait pas été aussi clair hier soir, j’aurai pensé qu’il souffrait de me voir aussi proche de Thomas! Mais je savais que ça n’était pas le cas. Donc, quelque chose d’autre le tracassait. Amicale, j’ai même été jusqu’à discuter avec lui. Il n’a pas voulu me dire pourquoi il avait l’air si sombre. Il fallait s’y attendre, je n’ai pas trop insisté.
J’ai aussi longuement discuté avec Caro. Elle ne regrettait pas d’être allée en Allemagne. Caro était contente d'avoir été là quant Pascal a eu besoin d’une amie à qui parler. Elle prétendait qu’il ne s’était rien passé, parce que Pascal n’était pas d’humeur. Je ne lui avais rien demandé, je ne voulais même pas parler de Pascal. Par contre, je lui ai dis que Pascal m’avait clairement fait comprendre que c’était fini, qu’il ne voulait pas se jeter dans une histoire. Caro m’a appris que Pascal avait dormi chez elle 2 nuits d’affilées, il n’avait pas voulu rentrer. Elle m’a raconté en long et en large comme elle avait été heureuse de le voir et ne s’y attendait pas, puisqu’il lui avait demandé de ne pas aller à Munich.
Pour Caro, Jess n’avait jamais été enceinte, elle espérait qu’avec leur rapprochement en Allemagne, qu’elle allait finir par tomber enceinte pour de bon. Jess avait dû remarquer le changement chez Pascal et avait dû se rendre compte qu’elle avait trouvé un bon moyen de le tenir en laisse.
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Qu’est-ce qui s’est passé hier soir entre Pascal et toi? Tu l’aime toujours n’est-ce pas?
Glups! Quoi répondre? Je ne pensais pas que Thomas me poserait aussi directement des questions à propos de Pascal. En fait, je pensais qu’il continuerait à faire semblant de ne rien remarquer. On dansait, camouflé au milieu de la piste, mais il a dû sentir mon corps se raidir. J’avais raison, avant que je n’ai pu lui répondre, il a rajouté qu’il ne voulait rien savoir et espérait juste que rien ne change entre nous. Il savait que je l’aimais toujours, mais il espérait juste que l’ombre de Pascal ne plane pas sur nous alors qu’il était en Allemagne.
Tant mieux! Je n’aurai pas su quoi lui dire, à part peut-être lui dire que Pascal ne voulait plus de moi, et il aurait eu l’impression qu’il était mon prix de consolation. Par contre, il a été un peu plus courageux que d’habitude et a osé m’embrasser. Comment lui dire que ça me faisait des frissons partout? Que j’aimais ses baisers, ils étaient doux, sucrés, tendres, que l’inquiétude qui traversait parfois son regard me donnait le courage de faire des efforts pour être forte et de ne pas agir de manière qui risquerait de le ridiculiser aux yeux de son entourage.
Pascal nous avait vu. Il était debout vers la table et a détourné son regard pour ne pas croiser le mien.
Avec Thomas, on se faisait de petits bisous, discrets mais quand même tout tout plein. J’avais vraiment besoin de tendresses et d’être entourée, chapeautée de douceur. Heureux, Thomas s’en donnait à cœur joie. Il me faisait tout plein de sourires si on était à distance, et dès qu’il le pouvait, venait me prendre dans ses bras et me faire des petits bisous tout chaud dans le cou, la nuque, sur l’épaule. Arf, je l’adore, il me donnait envie de lui sauter dessus!
Je crois que Thomas ressentait la même chose, alors discrètement, on s’est éclipsé pour rentrer au chalet... Au moins, je n’ai plus à avoir de regrets, je me sentais libre d'avoir le droit de l'aimer.
Dimanche, vers midi, je suis enfin descendue pour prendre le petit déj, c-à-d du café et encore plus de café. J’étais cassée parce que je n’avais pas beaucoup dormi, Thomas avait passé la nuit à me faire des câlins (hum), à me dire combien il m’aimait. Ça fait un bien fou!
Je dois dire que le dimanche, j’aime pas trop la foule, j’aime bien le passer dans un cocon, devant la télé au coin de la cheminée. Et aujourd’hui, je l’aurai bien passé collée à Thomas, au lit ou enfoncé dans les canapés de son salon. J’en étais à mon 3ème café quant Thomas est passé me serrer dans ses bras avant de filer en ville avec les autres. Moi, je ne bougerais pas du chalet.
Une grosse partie de l’équipe était partie et j’ai été surprise de voir que Pascal était resté au chalet. Je lisais tranquillement vers la cheminée et je ne m’attendais pas à le voir. Il est venu s’asseoir à côté de moi à chercher la discussion. Pascal avait l’air préoccupé, mais on ne pouvait pas vraiment parler avec Caro et Marilou dans les pattes.
Quant Marilou nous a interrompu pour mettre son grain de sel dans notre conversation, j’ai ramassé mon bouquin et je me suis tirée pour aller préparer mes affaires pour quitter le chalet tout à l'heure. Je suis surtout partie parce que Pascal s'était détourné pour lui répondre. C'était ma manière de montrer ce que je pensais; s'il veut lui parler, moi, je me casse!
Pascal et Caro sont parti vers les 16h, les autres sont partis par petits groupes et vers les 18h, on a fermé le chalet pour rentrer.
J’avais eu l’impression que Pascal avait cherché à me parler... Mais hé! Débrouille toi, je n’ai plus la force de lutter pour te garder!
Les copains à Thomas nous ont proposés d’aller prendre un verre plus tard. Thomas m’a demandé si ça me disait, ça m’était égal, s’il en avait envi, j’irai aussi, j’avais juste envie d’être avec lui. Mais Thomas, lui aussi avait envi qu’on passe la soirée à la maison, rien que les 2.
------ Enfin, je tourne la page! - (325) - dim.21.nov.10 ------