324 - Et la désillusion continue
Samedi..... 20 nov. 2010
Après m’être faite remballée par Pascal, je n’éprouvais pas le besoin de rester pour le voir s’amuser avec une autre, en plus j’avais les yeux tous rouges, et je ne pouvais pas empêcher les larmes de couler. Thomas n’avait pas besoin de voir ça.
J’étais toute seule au chalet, j’aurai pu pleurer de tout mon soul c’est sûr, mais à un moment ou un autre, l’équipe rentrerait, alors je me suis retenue. Déprimée, l'âme en peine, je suis allée hanter la chambre à Pascal dans l’attique, j’avais envie de me remémorer les bons souvenirs que j’avais vécus dans cette chambre. Les draps n’avaient plus son odeur, mais je me suis enroulée dans le lit quand même. Prise au piège, je me suis cachée dans la mezzanine, quant j’ai entendu quelqu’un monter. Ça faisait à peine une 1/2h que j’étais rentrée, alors j’étais surprise.
C’était Pascal. Apparemment, il s’installait là et pas dans la chambre du bas, qu’il partageait normalement avec Jess. Poisse, j’allais devoir sortir de ma cachette ou y rester jusqu’au lendemain matin!!! J’étais coincée!
De le voir me brisait le cœur... Qu’est-ce que j’avais envie d’être dans ses bras...
Pascal a jeté son sac sur son lit et s’est étendu sur le dos, les mains derrières la tête, les yeux fermés. Je n’osais plus regarder à travers les rideaux, ça risquait de bouger et Pascal risquerait alors de découvrir ma cachette. La porte de sa chambre était entre-ouverte, Paul est entré.
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Ça va?
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Est-ce que j’ai l’air d’aller bien?
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C’est vrai que tu as été plutôt dur, mais, tu as fait ce qu’il y avait de mieux à faire.
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Alors pourquoi je en me sens pas mieux que ça? C’était dur, ça me rend malade.
Pascal soupirait lourdement, il avait une expression triste. Je me demandais de quoi est-ce qu’ils parlaient, ce qui c’était passé après mon départ? Je ne reconnaissais pas celui qui m'avait appelée quelques jours plus tôt pour me demander comment j'allais! J'avais cru que Pascal s'inquiétait sincèrement pour moi, mais apparemment, je m'étais faite des idées!!!
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J’ai regardé partout en arrivant, elle n’est pas ici. Elle n’est pas dans sa chambre, ni dans celle de Thomas.
Je me suis rendue compte que je n’avais pas averti Thomas et qu’il devait me chercher. Pas de chance, ce n’était surement pas le moment d’allumer mon natel et d’envoyer des messages! De toute façon, je n’aurai pas su quoi dire. Donc, c’était moi qu’on recherchait partout, pfff.
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Et si tu l’aurai trouvée, qu’est-ce que t’aurais fait?
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Aichchhh... Je n’en sais rien...
Thomas a passé la tête par la porte, il me cherchait toujours. Thomas a demandé directement à Pascal s’il savait pourquoi j’étais partie, et s’il n’avait pas une petite idée ou je pouvais être. Il nous avait vu partir ensemble et après j’avais disparu, alors il voulait savoir ce qui s’était passé. Je me souviens avoir commencé à prier qu’on ne me trouve pas ma planque, ce serait le summum, j’aurai l’air vraiment idiote. Je n’osais plus bouger et la tension m’avait fait oublier mon chagrin.
Pascal a prétendu n’avoir aucune idée de l’endroit où je pouvais être. Marilou est venue toquer à la porte et sans attendre d’invitation, elle est entrée. Caro suivait à la trace. 30 secondes plus tard, elle entrait à son tour. Sa chambre était devenu un vrai hall de gare, ma parole! Thomas a décidé de continuer ses recherches, et Paul l’a suivi. Il voulait retourner à la discothèque au cas où j’y retournerais. Ciel, j’allais devoir rester planquée là pendant des heures?
Pascal restait seul avec les 2 filles. Caro a été s’asseoir à côté de lui sur le lit. Bien sûr, impossible de ne pas regarder ce qui se passait. Marilou restait debout. Caro avait posé la tête sur l’épaule à Pascal et lui marmonnait je ne sais quoi. Marilou a demandé à Pascal si je mettais enfuie à cause d’elle, que je m'attendais surement à ce qu'il me cours après, et elle a voulu savoir ce qui s’était passé entre lui et moi. Pascal a passé son bras autour des épaules à Caro et l’a serré contre lui en lui faisait un bisou sur la tempe.
Pascal a dit à Marilou que ça ne la concernait pas du tout. La pétasse a dit qu’elle avait peur que je fasse un connerie, j’avais l’air vraiment mal en point. Il l’a coupée pour lui dire que je voulais juste lui parler, qu’on s’était un peu pris la tête un peu plus tôt, c’était tout. Il mentait, mais j’ai trouvé adorable qu’il ne la conforte pas dans son rôle de briseuse de couples. Pascal était drôlement tendre avec Caro, ça me faisait bouillir d’envie.
Puis, il a décidé qu’ils devaient descendre attendre les autres en bas, et ils sont partis... Ouf, je pouvais sortir de ma cachette. Une chose est sûre, j’avais eu chaud, et ce n’était pas demain la veille que je remettrais les pieds dans la mezzanine!
J’aurai voulu descendre pour m’enfiler à la cuisine et me faire un café et faire semblant que je venais de rentrer, mais, il y avait du monde au salon. Pascal était avachi sur un des canapé, les mains derrière la tête et discutait avec Julien. Caro s’était incrustée à côté de lui bien sûr.
Discrètement, j'ai regagné ma chambre, de là, j’ai envoyé un message à Thomas pour lui dire que j’étais rentrée, que je n’étais pas très bien, mon rhume sans doute, j’avais de la fièvre, alors j’allais me coucher. Qu’il pouvait me réveiller en rentrant ou même dormir chez moi s’il n’avait pas peur d’attraper mon rhume, mais je préférais dormir. Peu après Thomas est arrivé et j’ai fait semblant d'être endormie. Après m’avoir fait un petit bisou, sans me réveiller, il est reparti, sans doute rejoindre les autres au rez.
Quand je suis descendue peu avant midi, ils se préparaient à sortir boutiquer en ville. Je n’avais aucune envie de bouger du chalet, il faisait moche, je préférais lire au coin du feu. Thomas a demandé à Pascal de me préparer une soupe et se proposait à rester pour me tenir compagnie, mais il a très vite compris que je préférais être seule.
Après une bonne nuit de sommeil, j’avais retrouvé le sourire. J’avais décidé de ne pas montrer ma déchéance à qui que ce soit, mon chagrin m’appartenait, c’était privé. Pascal avait été plus que clair que je ne comptais plus pour lui, que c’était fini, alors j’accueillais les gestes de tendresses de Thomas sans arrière pensée.
Thomas m’a demandé où j’avais passé hier soir, qu’il avait été très inquiet et m’avait cherché partout. J’ai prétendu être dans ma chambre, plongée dans un bain parce que j’avais eu froid jusqu’aux os. Pascal m’a glissé en douce, qu’il savait que je n’étais pas dans ma chambre. Je lui ai lancé un petit sourire malicieux.
Je me suis bien reposée pendant l’après-midi, c’était très agréable. Je n’étais pas complètement seule, mais on me fichait la paix.
Le soir, ils ont voulus aller patiner, j’ai suivi, mais je suis nulle sur des patins, alors j’ai été en spectatrice. Après on est retourné au chalet pour manger. J’étais curieuse de savoir si Pascal avait dormi avec Marilou, vu qu’elle l’avait choisi comme compagnon pour la hier soir? Pour ne pas me torturer plus, j’ai décidé de ne pas chercher à le savoir. Pascal avait raison, ça ne me regardait pas après tout.
On a commencé à faire la fête et jouer à des jeux stupides. C’était amusant et il y avait une bonne ambiance. Je crois que personne n’avait envi d’aller en boîte ou traîner dans les bars. Yumi est arrivée en cours de soirée et est restée un petit moment. 1h plus tard, elle repartait, sa copine et elle avait rendez-vous avec du monde
Comme j’étais hors jeu, je pouvais voir Caro et Marilou rivaliser d’astuces pour capter l’attention de Pascal, qui ne voyait rien. Il était occupé à rigoler avec ses copains. Il avait l’air différent ce soir, je ne sais pas; détendu, plus jovial, plus fou-fou? Pascal riait plus que d’habitude et faisait le clown avec ses potes. Je remarquais quand même que Pascal regardait de temps à autre dans ma direction, quant nos regards se croisaient, il me faisait un petit sourire, moi non.
Thomas se rendait compte qu’entre Pascal et moi, ça n’allait pas, on ne se parlait pas et évitait soigneusement de se retrouver près l’un de l’autre. En fait, je crois que tout le monde s’en rendait compte.
Plus tard, alors que Thomas jouait au billard en bas avec ses potes, je suis remontée pour aller lire au salon. Pascal était là avec Michael, Paul, Julien, un autre dont je ne me rappelle pas le nom, Marilou, sa copine et Caro.
Marilou était appuyée au canapé où Pascal était assis et avait passé ses bras autour de son cou et lui chuchotait des trucs à l’oreille. En fait, quant elle m’a vue, elle a dû dire à Pascal un truc du style; “Oh, la voilà”, parce que Caro, qui était assise à côté de Pascal a penché la tête pour regarder.
En tous cas, maintenant Pascal faisait bande à part avec sa petite clique... Je n'avais pas l'air de lui manquer du tout!
Jouant les victimes, Marilou a fait semblant de sursauter et a vite enlevé ses bras, l’air de dire que sinon, j’allais faire une crise. Détestable petite vache. Pascal m’a souri et fait un petit signe. Je n’avais pas envie de m’incruster, alors je me suis mise dans un coin éloigné pour lire. J’avais de la peine à rester concentré sur mon livre. Discrètement, je les observais et cette saleté de chacal m’observait aussi. Je crois qu’elle cherchait à me faire péter un câble.
J’avais vu qu’elle avait regardé dans ma direction avant de tirer Pascal par la main pour l’emmener dans le jardin d’hiver. Je la voyais me regarder du coin de l’œil quant elle a passé ses bras autour de son cou. Quelle pétasse!
Cette fois, j’en étais sûre, Marilou draguait Pascal...
Je n’avais pas envie de rester là pour subir des minis crises cardiaques. Clairement, elle cherchait à m’atteindre. Je me suis tranquillement éloignée pour monter à la bibliothèque à l’étage. Elle pouvait continuer son cirque sans moi. J’avais essayé d’allumer un feu, j’ai ouvert pour fumer sur le balcon.
Si tout le monde allait en boîte plus tard, je n’avais pas encore décidé si j’y allais ou pas... Supporter de voir Pascal se laisser draguer toute la soirée, ce serait un peu dur. Rester au chalet et lire bien au chaud me semblait une bonne option.
------ La désillusion continue - (324) - sam.20.nov.10 ------