331 - Tentations

Publié le par JaneDo

Samedi.... 27 nov 2010

Sous le choc de me rendre compte que Thomas avait déjà quelqu’un dans sa vie, j’avais lâchement pris la fuite et je m’étais réfugiée chez Brian. J’avais juste oublié que Thomas savait où habitait Brian. La situation m’embarrassait beaucoup. Je me demandais si les parents à Pascal savait pour sa copine? Et ce qu’ils avaient pensé quant je l’avais accompagné chez eux? Pensaient-ils que j’essayais de m’incruster à tout prix? Coller à Pascal, et pour cela, je profitais de l’amitié de Thomas? Pfff!

Est-ce que le petit cadeau de Pascal signifiait qu’il tenait toujours à moi??? Je pourrais aussi en profiter pour rompre avec Thomas? Rhhh, je ne savais pas quoi faire, j'étais perdue et désespérée!

Brian m’a proposé d’aller à Cran avec lui pour le week-end. J'hésitais, puis j'ai fini par refuser. En fait, je sais que j’avais refusé parce que Pascal ne saurait pas où me trouver. Si je reste ici, j’avais une chance de le voir, mais s’il ne tente rien, j’aurai gâcher tout mon week-end!!!

Comme d’habitude, Thomas avait organisé et lancé les invitations pour le week-end, donc, il était obligé d'aller au chalet. A contre cœur, il a dû se résoudre de partir sans moi. Toutefois, il ne cessait de m’appeler pour me demander de monter, qu’il me laisserait tranquille, qu’il jurait ses grands dieux qu’il ne penserait pas que tout était réglé, il me laisserait le temps dont j’avais besoin.

En début de soirée, ses messages et appels sont devenus de plus en plus frénétiques et j’ai compris que Pascal avait quitté le chalet. Je l’ai su aussi que
Caro était restée en Allemagne.

Pascal lui avait dit qu’il ne viendrait pas en Suisse, donc elle non plus, puisqu’elle avait pris l’habitude de faire la route avec lui, mais Pascal avait changé d’avis au dernier moment et ne lui en avait rien dit. Il avait appris par Paul ce qui c’était passé avec Thomas.

Caro cherchait à savoir si on était ensemble. Elle avait même hésité à prendre un vol pour rentrer en fin de matinée et elle avait voulu savoir si je pouvais aller la chercher à l’aéroport et tout.

Arf, je crevais d’envie d’appeler Pascal, mais je n’osais pas!

Est-ce qu’il était chez lui? Ou était-il retourné en Allemagne? J’avais décidé que si je n’avais pas de nouvelles, j’irai voir chez lui en début de soirée. J’avais une grosse crainte, c’est qu’il soit descendu pour passer du temps avec le chacal. Si c’était le cas, ça me ferait mal... Est-ce que j’oserais alors l’appeler? Désespoir total, en début de soirée, toujours pas de nouvelles de Pascal. Merde! On savait bien que Thomas était coincé au chalet, alors pourquoi ne cherchait-il pas à me voir? S'il tenait à moi, c'est la 1ère chose qu'il aurait fait en revenant sur Lausanne?!

Temps de merde, il neigeotait et il faisait froid, mais rien n’aurait pu m’empêcher d’essayer de le voir...

Pascal était bien chez lui et jouotait de la guitare devant la cheminée, mais il n’était pas seul, Marilou était avec lui. Je me demande s’il n’avait pas fermé les rideaux ou les stores exprès? Arfff, mes craintes étaient fondées. De plus, elle se baladait dans l’appart comme si elle était chez elle. Le cœur dans les basquettes, anxieuse à mort, des frissons désagréables me parcouraient de la tête au pieds. J’étais tellement déçue.

Voilà donc a raison pour laquelle il n’avait pas cherché à me joindre! Baf, j’ai fait demi tour, le cœur lourd, proche du suicide.

La crainte qu’ils finissent par sortir, ou encore que Pascal disparaisse pour aller dormir chez elle m’a fait revenir sur mes pas. Cette fois, j’ai voulu l’appeler, mais j’ai raccroché quant il s’est levé pour prendre son natel.

En fait, j’ai eu un peu peur de le voir ne pas répondre en voyant que c’était moi. Oups, mais il a essayé de me rappeler droit derrière. Il a laissé Marilou au salon pour aller dans sa chambre pour me parler. C’était au moins ça... Je n’aurai pas apprécié qu’il me parle devant elle!

Pascal avait passé l'après-midi à hésiter à m’appeler, il ne voulait pas avoir l’air de profiter de la situation entre Thomas et moi. Thomas ne lui en avait pas parlé, ça aussi, ça l’avait étonné, d’habitude, ils se confiaient l’un à l’autre. Il avait envi de me voir, mais en même temps, il savait que ce n’était pas une bonne idée, Thomas risquait de le prendre très mal. Il voulu savoir ce que je faisais... J’ai pensé qu’il me baratinait.

  • Hum... Je suis chez toi, dehors... J’ai vu que tu n’étais pas seul et que l’autre là est avec toi.
  • Viens? Ne reste pas dehors, viens.

Si je ne savais pas que Marilou étai là, j’aurai pensé que Pascal était content de me voir. Sans hésitation, il m’a tendu la main pour m’inviter à rentrer. Un truc qu’il faisait si bien et qui me faisait perdre mes moyens. Le contact de sa main... afff... frissons partout!

Comme à son habitude, cette pouffe me regardait de haut, avec son petit air de “qu’est-ce que tu fou là toi?”. Quant je l’ai vue, j’ai fait comme si ça me coupait la chique, mais en fait, je ne savais pas quoi dire, je n’avais pas préparé mon entrée. Mais quoi qu’il en soit, j’étais au 7ème ciel qu’il m’ait proposé de passer chez lui, que Marilou soit là ou pas.

J’avais raison, si je n’étais pas retournée en arrière, je l’aurai raté. Marilou lui a rappelé qu’ils avaient réservé au resto, alors, ils devaient peut-être se mettre en route. Pascal a regardé sa montre et lui a dit qu’ils avaient largement le temps et m’a demandé si je voulais me joindre à eux pour manger? J’ai d’abord refusé, mais il a balayé mon refus de la main.

Grrr... Je me voyais mal avec les 2 au resto. Fait chier! Ce n’était pas très drôle.

Marilou monopolisait la conversation choisissant exprès des sujets concernant le boulot où je ne pouvais pas participer! Je restais silencieuse. De temps en temps mon regard croisait furtivement celui de Pascal, il me faisait un petit sourire, mais je n’arrivais pas à décrypter son expression. On dirait que la situation l'amusait! Puis, j'ai senti sa main sur mes genoux. Juste une demi minute, c’était furtif, mais bizarrement, ça m’a drôlement calmée et rassurée.

Marilou avait aussi laissé sa voiture chez Pascal, alors on est rentré ensemble. Pour venir au resto, elle avait voulu se mettre devant, mais j’avais réussi à lui barrer la route et m’asseoir à l’avant, pour le retour, elle a réussi à me battre au poteau. A l’arrière, tête baissée, je suis restée silencieuse pendant presque tout le trajet. Pascal a essayé de m’intégrer à leurs discussions, mais niet, j’étais non communicado. Parfois, nos regards se croisaient dans le rétroviseur.

Et on s’est retrouvé les 3 chez lui. Marilou a proposé qu’on regarde un film, mais Pascal pensait qu’il était tard et qu’on devrait rentrer. Il nous fichait à la porte. Il était évident que l’une comme l’autre attendait le départ de l’autre, alors on traînait. Aucune de nous ne semblait prête à laisser la place à l'autre.

  • Bon les filles, il est tard...

Tu parles, il était à peine 23h! On est partie en pratiquement en même temps. Ma voiture était parquée dans la ruelle, et j’ai bien sûr attendu pour être sûre qu’elle s’en allait. Je n’arrivais pas à me décider à partir, j’avais envie de retourner chez lui. Et il m’a appelée... Youpi!

  • J’espérais que tu restes sans que j’ai à te le demander. J’ai l’air idiot, hein?

Je souriais à l’autre bout du fils, j’étais vraiment vraiment contente qu’il ait osé me rappeler. Ce n’était pas trop son genre, lui étant si réservé, il avait horreur de se dévoiler autant, surtout maintenant que je ne faisais plus partie de sa vie.

  • Reviens, stp? Il ne se passera rien, j’ai juste envie qu’on passe... Oh! Excuse moi, je te rappelle tout de suite...

Mais il n’avait pas besoin de me rappeler, j’étais déjà à sa porte et je n’étais pas la seule. Pascal avait toujours son natel à l’oreille quant il a ouvert à Marilou. Il m’a vue à quelques mètres derrière elle, je m’étais arrêtée net. Il s’est décomposé sur place, tétanisé. Je ne pouvais pas disparaître, trop tard, Marilou a suivi son regard et m’a vue, le natel aussi dans la main, le sourire givré. Glups!  Trop tard pour faire demi tour et disparaître et attendre qu’il me rappelle. Je suis passée à côté de Marilou pour entrer sans un regard pour elle. Après tout, il m’avait demandé de venir, moi, pas elle.

Je suis restée debout dans l’entrée, trop contente de l’entendre chercher ses mots pour lui demander de partir, mais surtout, pour la voir déchanter parce que j’entendais tout.

Enfin on se retrouvait tous les 2... Ça faisait longtemps... Mon cœur battait la chamade alors que je le regardais mettre quelques buches dans le feu de la cheminée. Cette fois, Pascal a tiré les rideaux. Il a essayé d’instaurer une sorte de climat amical. Hum, il rêvait, lui et moi ami? De manière détournée, il a cherché à connaître mes relations avec Thomas, je n’ai pas sincèrement répondu, mais je n’ai pas nié être avec Thomas (merci les copines). Heureusement, parce qu’il s’en doutait. Il m’a laissé entendre que je pouvais en parler si je le voulais, qu’on était ami.

Très bien... Je me suis donc lancée dans une interminable appréciation de toutes les qualités que j’adorais chez Thomas, m’étalant exprès sur son adorable gentillesse, sa tendresse, comme je me sentais bien avec lui, comme jamais avec personne d’autre. Hihihi, Pascal ne l’a pas supporté. Il m’a demandé d’arrêter, il ne supportait pas de m’entendre parler d’un autre, et encore moins s’il s’agit de Thomas.

Après un petit battement de malaise, Pascal m’a dit qu’il était rentré du chalet le samedi matin. Il avait eu envi de m’appeler, mais il n’osait pas et avait passé la journée à chercher des prétextes divers et compliqués, et que si je ne l’avais pas appelé, il m’aurait sûrement appelée. Il ne voulait pas repartir sans qu’on se soit vu. Pascal avait l’impression de planter un couteau dans le dos de son ami, alors il m’a dit que, ce n’était que par amitié, parce qu’on s’entendait bien et qu’on était proche.

On s’était installé sur le canapé et après un petit moment, je me suis appuyée à lui. Pascal ne m’a pas repoussée. Je le sentais tendu. Mais tant pis. Je n’ai rien fait pour le provoquer, parce que j’avais envie de lui demander si je pouvais dormir chez lui.

On a discuté gentiment de tout et rien, en évitant soigneusement de parler de Thomas. Il m’a parlé de son boulot. Puis, Pascal est revenu sur nos dernières conversations, il s’est confondu en excuses et m’a dit qu’il ne pensait pas un mot des choses qu’il m’avait dites. Il savait que je voyais Thomas, mais regrettait pourtant d’avoir été si dur, si horrible. Pourtant, il cherchait à ce que je le déteste assez pour ne pas tenter quoi que ce soit, et lui aussi.

A chaque mot, chaque sourire, chaque petit geste de tendresse, j’avais envie de l’embrasser, de me jeter sur lui... Glups, mais je pensais aussi à Thomas... Je l’aime aussi, mais c’est Pascal que j’aime à la folie... Je l’aime à en perdre la raison. Quant je suis prêt de lui, je perds même tout contact avec la réalité, exit aussi mes principes, exit tout orgueil!

2h du matin... Il se faisait tard, et Pascal ne me demandait toujours pas de partir...

------ Tentations - (331) - sam.27.nov.10 ------

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J
Je n'arrive pas encore à controler mes sentiments... Je craque un peu parce que je tiens à tous les 2...
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E
Si ça continue comme ça tu n'arrivera jamais à te défaire de Pascal ! Tu ne dois pas le laisser te faire craquer malgré la connerie de taille qu'à fait Thomas.
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