332 - Chaud.. Chaud..

Publié le par JaneDo

Dimanche - 28 nov. 2010...

Ciel, c’était dur de dormir ensemble! Difficile pour moi de ne pas le toucher ou d'avoir envie de plus... Mais je n’étais pas la seule, c’était dur pour Pascal aussi. Et tant mieux!

On a beaucoup discuté. Pour une fois, Pascal m’a raconté ce qu’il avait ressenti quant il a su que Jess lui avait menti pendant tous ces mois. Ça l’avait déboussolé de n’avoir rien remarqué, d’avoir avalé son mensonge sans sourcillé.

Pascal a reconnu lui en avoir beaucoup voulu, parce qu’il imaginait ce qu’il m’avait fait subir. Il ne voulait plus que ça arrive, pour ça, il ne voulait plus s’engager dans quoi que ce soit, avant d’en avoir fini avec ce mariage, qui commençait sérieusement à lui peser.

J’ai voulu protester, mais j’ai préféré me taire.

J’ai osé lui demander ce qu'il avait voulu dire avec le message; Munich Love’s U. Pascal a souri en plongeant ses beaux yeux verts dans les miens.

Ok! Il n’avait pas besoin de me répondre, c’était bien ce que je pensais. Pascal avait pris ma main et jouait avec mes doigts. Ce que j’avais envie de passer les mains dans ses cheveux, de l’embrasser, me noyer dans ses bras... Arf. Je me suis retenue. Un geste de trop et Pascal passera son temps à m’éviter par la suite!

J'ai aussi appris qu'il n'avait pas touchée Jess depuis qu'il avait commis l'irréparable. Caro ne s'était pas gênée pour lui dire que Jess espérait probablement tomber enceinte par la suite, et que c'était pour ça qu'elle avait prétendue être enceinte aussi longtemps. Pascal m'a demandé si je le pensais aussi, et je lui ai dit que oui. Mais, peut-être que ce n'était pas à moi de le lui dire? Bah, et pourquoi pas! C'est clair que je le pensais sincèrement!

C’est lui qui m’a embrassé en 1er. Je blablatais gaiement, lui racontant mes frasques avec mes copines et familiales, et tout à coup, il m’a embrassée. Afff... encore... Son baiser m’a coupé le souffle et regonflé tous mes espoirs. Je ne l’avais pas complètement perdu? J’adore quant il me prend au dépourvu. Après je ne savais même plus de quoi je parlais. Afff, j’ai cru que mon cœur s’arrêtait net. Man... je l’aime!

Pascal s’est précipitamment excusé et s’est levé pour me proposer quelque chose à boire. Glups. J’avais peur que ce soit trop, qu’il ait envi que je m’en aille. C’était un peu plus de 3h du matin, alors je me suis décidée à partir.

A la porte, il m’a pris la main et m’a fait la bise. Arf, la bise quant on aime, c’est vraiment pas assez... Pascal ne me lâchait pas la main. Après une petite hésitation, il m’a encore serrée dans ses bras. Il me tenait toujours la main et je ne voulais pas la retirer. Je ne voulais pas qu’il pense que son baiser m’avait fait fuir, ou me donnait envie de le fuir.

  • Reste... STP...

Pas besoin de me le demander 2 fois!!! Pascal avait demander ça dans un souffle sans me regarder, ses yeux étaient rivés sur nos mains. Puis il a levé ses yeux que j’aime tant, et je n’ai pas su quoi répondre. Je savais que ça avait dû lui couter de me demander de rester. Dangereux aussi. On a pas eu à se dire qu’il ne se passera rien, on se comprenait sans avoir besoin de parler.

J’avais le cœur en fête, je crois qu’il m’aime toujours...

Un T-shirt, ce n’était pas assez pour m’empêcher ma main de se promener sur lui, de le toucher. J’aime trop son odeur, j’aime poser ma joue contre sa peau. Pascal a fini par attraper ma main baladeuse pour arrêter la promenade de mes doigts sur son torse. Son bisou sur la main m’a fait frisonner de la tête aux pieds. Il a dit à plusieurs reprises qu’il était peut-être préférable que je rentre chez moi, mais en même temps, il n’avait pas envi de me laisser partir, alors je suis restée.

C’était l'enfer d’éviter d’aller trop loin ou de s’embrasser. Pascal m’embrassait partout; la tête, les épaules, les bras, les mains, mais pas mes lèvres qui ne demandaient que ça. J’étais contente que ce soit difficile pour lui, comme ça l’était pour moi. Il avait chaud. J’avais chaud.

On s’arrêtait avant que ça ne dérape. Pour finir, on a dormi tout habillé, trop risqué de dormir autrement. Et même, je ne sais pas si on peut appeler ça dormir! Je souris encore en me rappelant les douches froides qu'il a pris...!

Pour éviter que ces pires craintes ne s’avèrent exactes, il ne fallait pas que Thomas nous retrouve ensemble. On avait un peu peur que Thomas trouve le moyen de rentrer plus tôt, et alors là, on serait tous les 2 vraiment mal On a convenu qu’il était préférable que Thomas ne sache pas qu’on s’était vu, avant de réaliser que Marilou le savait. On a donc décidé de dire la vérité, sans pour autant dire qu’on avait passé la nuit ensemble. Thomas lui demanderait sans aucun doute si on avait couché ensemble, et comme après tout, il ne s’était rien passé, on avait pas à mentir.

Il neigeait déjà à mort quant je suis partie en début d’après-midi. L’idée que Pascal prenne la route sous cette tempête ne me plaisait pas, alors il m’a rassurée en me disant qu’il prendrait l’avion. Il récupèrera sa voiture le week-end prochain.

Chouette... Donc Pascal sera là le week-end prochain!

En rentrant, j’étais crevée mortelle, alors je me suis couchée. Je dormais à peine depuis 2h quant Thomas a sonné chez moi. Comme j’ai été heureuse d’être rentrée, d’être chez moi!!!

Je restais sur la réserve, je n’oubliais pas ce qui s’était passé la semaine passée. Thomas a insisté pour que j’accepte d’aller manger avec lui, d’aller chez lui et il a fini par me dire que Pascal était là, il voulait le voir avant son départ. Alors comme convenu avec Pascal, je lui ai dit qu’on s’était vu. Son expression a changé, son visage ravagé d'inquiétude m'a fait accepter pour le rassurer.

Je savais que si je continuais à refuser, il penserait que je ne voulais pas que Pascal nous voit ensemble. Ce qui était d’ailleurs vrai!

Pascal était coincé, pas d’avions, impossible de prendre la route. Il était obligé de retarder son départ à lundi.

On a donc commencé la soirée tous les 3, puis Paul et un autre de leur pote sont venu se joindre à nous pour manger. Je gardais la tête froide malgré la présence de Pascal et me suis faite un devoir de lui parler normalement, détachée et détendue, même si à l’intérieur, c’était comme le temps; la tempête. Pascal aussi se donnait la peine de paraître détendu.

De temps en temps, en rigolant, Pascal me passait le bras autour des épaules et je voyais Thomas flipper. On savait qu’il surveillait nos moindre faits et gestes du coin de l'œil. C’était angoissant. Je pense quand même qu’on a bien joué le jeu.

A 1 ou 2 reprises, nos regards se sont accrochés, mais très vite on détournait les yeux... Pascal se mordillait la lèvre et jetait un regard rapide en direction de Thomas en baissant la tête... Je suis presque sure qu’il m’aime encore. Presque!

La neige tombait fort, de plus, j’avais laissé la chienne à la maison, je voulais rentrer, les routes commençaient à devenir impraticables. Pascal a proposé de me raccompagner, mais c’est Thomas qui l’a fait. Inutile d'espérer qu’il allait laisser Pascal me ramener!!

Mince... J’étais drôlement paumée!

------ Chaud, Chaud... - (332) - dim.28.nov.10 ------

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