336 - Jamais cessé de t'aimer - (1/2)

Publié le par JaneDo

Jeudi..... 2 décembre 2010

Petite Jess, maligne petite Jess... Effectivement, elle nous avait tous les 2 à l’œil. Le truc de m’obliger à partager la chambre d’amis était bien vu!!! Peut-être que ça arrangeait Pascal aussi? Il était super mal à l’aise, et moi aussi. Se retrouver entre 4 mûrs tous les 3, en vase clos, c’était... pas génial.

Purée, j’étais rouge; les oreilles, les joues, les mains moites, tout. J’avais juste un sac, je n’avais pas l’intention de le vider, mais gênée, je n’avais pas envie de sortir de la chambre non plus, alors je boutiquais, ne sachant pas quoi faire d’autre.

Pascal a été se changer, je les entendais discuter mais je ne pouvais pas entendre ce qu’ils se disaient, mais je pense que ça me concernait. Glups. Pascal a mis un training et il est venu dans ma chambre. Il avait laissé la porte grande ouverte et s’est allongé sur mon lit. Graouhh, il était à croquer, j'avais envie de lui sauter dessus... Miam.

Ce n’était pas difficile de comprendre qu’il ne voulait pas que Jess se fasse des idées. Toutes ces précautions qu’il prenait pour ne pas faire souffrir madame m’agaçait.

Jess naviguait dans l’appart et s’est finalement installée au salon. Elle a mis la télé et s’était assise de manière à voir ce qui se passait dans la chambre. Et pour voir, elle voyait tout. Elle a allumé la télé et comme la télé était contre le mur de la chambre, ce qui était au moins pratique, c’est qu’elle ne pouvait pas nous entendre. Pour ça, elle aurait dû l’éteindre ou carrément venir s’installer sur le lit. Tout de même, sans le faire exprès, on s’est mis à chuchoter.

  • Écoute Jane, je ne suis pas bête, je sais que tu tiens à Thomas, et lui aussi tient à toi.
  • Et toi? Est-ce que tu tiens à moi?
  • Ben dis... si ça c’est pas évident?

Pascal m’a rappelé que quant je sortais avec Layne, j’avais été incapable de le quitter, fallait que ça vienne de lui. Je ne voulais pas lui faire faux-bond, le décevoir ou lui faire de la peine, donc je suis restée avec lui, même quant j'ai su qu’il me trompait. Pascal avait raison, c’est tout moi ça. C’est un de mes gros défauts, je ne quitte jamais. Si je m’engage avec quelqu’un, je reste quoi qu’il arrive, ou je m’arrange pour qu’il me quitte. A ma décharge, je crois que ça, c’est assez féminin.

Pour Pascal, tant que Thomas restera accroché à mes basques, même si pour moi, on ne sortait pas ensemble, je n’arriverais pas à m'en défaire. De toute façon, même s’il n’y avait pas Thomas, je serais obligée de vivre dans l’ombre, et il n’était pas sûr que je puisses le supporter. Il avait le droit de s’amuser, de sortir avec la terre entière, qu’il ait l’air volage, c’était une chose tout à fait acceptable dans notre société bizarre. C’est connu, les hommes ne sont pas fidèles, mais ne fréquenter qu’une seule fille, c’était une liaison et une liaison sérieuse de surcroit. Ça il n’avait pas le droit.

Invariablement, je répondais que ça m’était égal à tout ce qu’il disait pour essayer de me faire entendre raison. Oui, je m’en foutais, tout ce que je voulais, c’était lui, mais ça je ne pouvais pas le lui dire.

On a discuté comme ça allongé sur le lit, à quelques centimètres l’un de l’autre, sans se toucher, sans s’embrasser, sous
l’œil de Moscou. Finalement après plus d’1h, Jess a décidé d’aller se coucher. Elle est venu me dire un petit bonsoir tout en caressant le bras de Pascal. Son geste m’a paru possessif et assez éloquent, pour bien me montrer qu’il lui appartenait. Ça m’a défrisé!!

Pascal a décidé lui aussi d’aller se coucher. Il m’a fait comprendre qu’il ne pouvait pas rester, mais ça, je l’avais déjà compris, ou du moins deviné à la manière que Jess a eu de lui dire qu’elle l’attendait. Je pense que c’était de ça qu’ils discutaient un peu plus tôt. Pascal a eu un gros soupir en marmonnant que c’était drôlement compliqué.

  • Si Jess ne savait pas que tu étais à Munich, je serais probablement resté... Mais là, si je reste, Thomas le saura.

De toute façon, dès que Jess est sortie de la chambre, Pascal s’était levé pour se tenir sur le pas de la porte, d’où Jess pouvait le voir. De cette manière, elle voyait bien qu’il n’y avait pas de bisous-bisous, pas de câlins, rien. Je suis restée sur ma faim, en manque.

L’empêche que la garce dans l’histoire, c’était moi! Je n’avais pas à m’insinuer dans la vie de Pascal comme ça, Si j’étais à sa place, je ne supporterai pas, c’était un affront. Je ne me reconnaissais pas.

Cette fois, il n’y avait pas la télé et la porte de leur chambre était grande ouverte et je pouvais voir Jess assise dans leur lit un bouquin à la main. On discutait en chuchotant. Pascal retournait auprès de sa femme, c'était normal, je ne pouvais même pas lui en vouloir.

Alors qu’il partait, je l’ai attrapé par la manche pour lui poser une question qui me travaillait depuis des semaines;

  • Est-ce que... tu m’aimes?

Après avoir jeté un coup d’œil en direction de leur chambre, il m’a pris la main discrètement.

  • Tu ne devrais pas avoir à me poser la question, tu ne crois pas?
  • Ben, tu sais, avec tous ce que tu m’as dis ces derniers temps, comment savoir! Tu as dit que tu voulais qu’on te foute la paix, que tu ne voulais pas d’une nana qui te colle, tu n’avais de compte à rendre...
  • Stop, je sais, t’as raison, j’étais vache, jaloux, enragé et je t’en voulais. J’avais l’impression que tu m’avais zappé, que tu ne m’aimais plus, alors je voulais te montrer que j’en avais fait autant, mais tu devrais le savoir... Je t’aime. Je n’ai jamais cessé de t’aimer.

Pascal a immédiatement regretté d’avoir dit ça, il s’est passé l’autre main dans les cheveux, et ça, c’était un geste nerveux chez lui.

  • Oublie ce que je viens de dire. Je n’ai pas le droit de..
  • Siiii! Je voulais savoir.

Il s’est tourné vers moi, tournant le dos à leur chambre, et il a parlé encore plus doucement qu’avant:

  • Et qu’est-ce qu’on va faire, qu’est-ce qu’on fait maintenant? Hein? Tu oublie Thomas?

On s’est regardé un petit moment en silence, il y avait des tonnes de choses que je voulais lui dire, toutes commençaient ou finissaient par des “je t’aime”, mais c’est vrai que je ne pensais pas à Thomas. Arf. Je suis sure que si Jess n’était pas là, il m’aurait prise dans ses bras et m’aurait embrassée.

  • Bon, je vais me coucher avant de dire plus de conneries...

J’ai eu du mal à dormir, sans le vouloir, j’écoutais tous les bruits de l’appart. J’avais pourtant peur d’entendre des bruits suspects de sport matelas! N'importe qui à ma place en aurait fait autant. Je ne sais pas pourquoi, mais j’espérais qu’il se glisserait dans ma chambre, dès que Jess serait endormie. Mais, c’était du délire!

Le lendemain matin, Pascal est venu voir si j’étais réveillée. Jess dormait toujours. On a pris le café ensemble, comme on le faisait souvent par le passé. C’était agréable. Ce qui l’était moins, c’était de passer la journée avec Jess!!! Avant de partir, Pascal m’a demandé de ne pas filer en douce, comme je l’avais fait la dernière fois, quoi qu’il arrive. Il m’a demandé de le lui promettre. Pascal m’a aussi demandé de peut-être, avertir Thomas que j’étais en Allemagne, chez lui.

Le soir, on irait manger ensemble, avec Jess. Pascal savait que l’idée ne me plairait pas, que ce serait pénible, mais m’a demandé de le supporter pour lui. Hahhh, comment refuser? Pour lui, je ferais n'importe quoi. Je voulais lui prouver que je pouvais tout supporter, tout faire pour lui faire plaisir. J’arborerais même mon plus beau sourire.

Je n’allais rien dire à Thomas, impossible, je ne pouvais pas. Par contre, dès qu’il est parti, j’ai envoyé un message à Caro. Je voulais profiter de la voir puisque j’étais là. Par elle, j’apprendrais peut-être plus de choses qu’à travers Pascal ou Jess. Et surtout, l’idée de passer la journée avec Jess m’était insupportable.

------ Jamais cessé de t'aimer (1/2) - (336) - Jeu.2.Déc.10 ------

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J
Au moins je sais, 1mn sur 2, qu'il m'aime encore! Donc, j'ai encore 1 chance... Mais 1mn sur 2 aussi, suivant ce qui se passe, je suis bouffée par les doutes et le manque de confiance...
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J
Ohhh oui, ça m'a rassurée, c'était l'allégresse totale :)Oui, là j'avoue, j'ai fait une petite bêtise! Pour ma défense, j'avais tellement peur de le louper, de ne pas réussir à le joindre, de perdre courage que j'ai commis la pire stupidité de l'histoire du monde et j'ai été sonner à sa porte. Quant j'y pense maintenant, ça me fait frémir de honte! Non mais! J'imagine une "ploukette" venir sonner pour voir mon mec et je lui refais la façade direct!J'ai de la chance, Jess devait être aussi surprise que moi pour n'avoir pas réagi... En même, je veux croire qu'elle aurait eu à faire avec Pascal et qu'elle n'a pas osé! Humm! Parfois on fait d'ces conneries!!!Arf, passer la journée avec elle, c'est mortelle! On dirait 2 crabes dans un aquarium!
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J
Pifffffouuu, moi aussi, sinon je ne serais plus là pour en parler.... enfin... je crois!!!Même si j'ai l'air de plaisanter quant j'en parle, je peux te dire que sur le moment, je suis loin de ressentir de l'amusement, je suis plutôt à 10milles lieux sous terre!
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A
"Je n'ai jamais cessé de t'aimer " prouve quelque chose... J'espère que ça t'a rassuré au moins un peu malgré la présence de Jess... C'est quand même dommage qu'elle soit au courant, je suis sûre que s'il l'avait su et pas ELLE, il serait venu te voir et tu aurais manger du Pascal ^^En tout cas courage, j'imagie que passer une journée avec Jess doit être difficile !
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C
Jane tu me fais souvent mourir de rire "peur d’entendre des bruits suspects de sport matelas!" hahahaha! Tu es drôle même au moment des pires calvaires que tu vis, alors ça me fait dire que tu survivras! Tu survivras à tout, même au pire chagrin de ta vie parce que tu sais en rire même en pleine douleur :') Tiens bon et courage! Go go Jane!PS: ;) je suis contente que ce n'est pas fini avec Pascal
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