336 - Jamais cessé de t'aimer - (2/2)
Jeudi..... 2 décembre 2010
Après le café avec Pascal, je me suis recouchée. Je rechignais à quitter ma chambre pour me retrouver face à Jess. Je l’entendais traficoter dans l’appart, parler au téléphone et tout. J'imaginais très bien qu'elle attendait de me voir sortir de ma retraite. Vers les 13h, je me suis enfin décidée à sortir de ma cachette et affronter Jess. On a bavardé en prenant le café ensemble au salon.
Je sais bien que Jess se contenait, mais de femme à femme, on a parlé de Pascal. Franchement, sans détours. Je m’y attendais, et c’est pour ça que je ne voulais pas occuper la chambre d’amis, ni en sortir d'ailleurs.
J’ai reconnu que j’avais toujours des sentiments pour Pascal. Jess se demandait alors ce que je foutais avec Thomas, elle s'inquiétait pour son frère et ne voulait pas que je m’amuse avec lui. Parce que si j’aimais encore Pascal, je n’avais pas de sentiments pour Thomas. Je l’ai détrompée; je tenais à Thomas, je l’aimais aussi. Jess a semblé plus que sceptique. Puis, Jess a été claire et assez directe, elle n’avait pas l’intention de me laisser faire sans réagir, elle aimait son mari. Elle se doutait bien que je devais savoir qu'il ne la touchait plus, mais pour elle, il était juste fâché et ça lui passera.
Glups! Donc Pascal ne mentait pas... Ohhh, que je l'aime lui!
Oui, elle a précisé; mari. Jess tenait à lui, et mon intrusion dans leur vie l’énervait profondément. Elle voulait que je prenne le temps de réfléchir, pour elle, étant donné que Pascal m’avait plaquée dès qu’il avait cru qu’elle était enceinte démontrait bien qu’il ne m’aimait pas. Jess avait dit cela de manière calme, sans avoir l’air méchante, mais je sentais que ce n’était pas innocemment et qu’elle avait voulu me planter un couteau dans le cœur. Tout de même, c’était bizarre de parler de ça avec elle, sa femme.
Jess a voulu savoir de quoi on avait parlé hier soir, savoir tout ce qui c’était passé en Suisse, au chalet et tout. Elle a voulu savoir si on avait couché ensemble, si on s’était embrassé, parlé de se revoir, de se remettre ensemble... Bien sûr qu’elle ne croyait pas ce que je lui disais. Bon, à sa place, moi non plus!
LE SOIR, Pascal devait manger avec Marilou et des collègues de boulot. Glups, je trouvais que ce serait un peu ridicule de se retrouver, Jess, Caro et moi, avec lui et Marilou après. Ça faisait petit harem. De mon côté, j’allais sortir avec Caro, on irait manger un truc et on retrouverait Pascal et Jess plus tard. Caro ne voulait pas se coltiner Jess. Elle ne voulait pas faire pote-pote, moi non plus, mais c’était pour Pascal et pour sauver la face aussi.
Mais pendant le dîner, Pascal m’a appelé pour qu’on se retrouve à l’appart. Il n’avait pas envi de sortir trainer dans un pub avec Jess et Caro. Par contre, il me proposait de sortir, rien que les 2, prendre un verre. Je pense que l’idée d’avoir Jess sur le dos à nous surveiller ne lui disait rien. Tant mieux, moi non plus. J’étais contente que ça vienne de lui, je n’aurai pas osé le proposer. Pascal est venu me chercher au pub et on a été déposer Caro chez elle.
Maintenant, j’ai une idée où elle vit. J’ai un très bon sens de l’orientation, et je suis sure que je saurais retrouver l’endroit. J’ai tout de même noté l’adresse.
J’ai bien fait plus de 600km pour aller retrouver des gens en Belgique, en ayant été qu’1x, sans adresse, sans les noms de famille, sans prendre les numéros de téléphones et je suis tombée pile poil devant la maison. Mon cerveau fonctionne d’une manière que je ne connais pas, mais c’est top, j’ai beaucoup de chance. Même 20ans après, même si tout a changé, je suis capable de retrouver un lieu où je n’ai mis les pieds qu’une fois.
Malgré l’insistance de Caro, Pascal a refusé qu'elle nous colle aux pattes. Coooool ;) ![]()
On a été prendre un verre dans un petit bar tranquille. Le bar d’un hôtel en plein centre ville. C’était un endroit où on pouvait être tranquille, la foule envahi plutôt les bars de rue, pas ceux des hôtels.
J’avoue que je n’arrivais pas à résister à l’envie de l’embrasser. Au pire, il me repousserait, je n’avais rien à perdre. Mais Pascal ne m’a pas repoussée. Il a paru hésitant, je sentais même une certaine résistance, mais ça n'a duré que quelques secondes, puis on arrivait plus à se dire 2 mots sans s’embrasser, et on a plus arrêté. Impossible de ne pas avoir envi de plus. J’ai senti que ses baisers devenaient plus insistant, plus pressant.
Hiii! Je n’avais pas perdu la main, je savais encore ce qui le faisait tiquer, alors malicieusement, je lui ai murmuré à l’oreille que j’avais envie de lui et ça n’a pas loupé. Je savais aussi qu’il était en manque, alors c’était facile. Je suis une petite vache, hihihi!
Un léger détail que je ne perdais pas de vue... Il allait certainement tout regretter le lendemain!
Sans un mot, Pascal m’a attrapé par la main et à la réception, il a demandé une chambre illico presto, qu’il a payé cash, et on est monté. Pas de traces de cartes de crédit.
C’est fou les frissons que je ressens avec lui. C’est tellement bon que j’ai toujours l’impression d’être sur le point de perdre la raison, d’être au bord de la folie. Dieu que je l’aime. Je suis marquée au fer rouge, je lui appartient. Il m’avait manqué à la folie. Ses baisers, ses caresses, son toucher, sa voix, son odeur, tout de lui m’avait manqué. Tellement et trop manqué.
On ne pouvait pas traîner sans finir par éveiller les soupçons de sa femme. C’était presque minuit, et après avoir pris une douche rapide, qui a failli se terminer en douche crapuleuse, on est rentré en prenant un air innocent.
Malgré la douche, je tremblais encore au souvenir des instants que je venais de passer dans ses bras. Miam, miam, miam! Je portais son empreinte, j'étais heureuse plus que les mots ne pourraient l'exprimer. Je devais faire attention pour que Jess ne s’aperçoive de rien. Je redoutais que le bonheur intense que j'éprouvais ne se voit sur mon visage. Pascal avait essayé d’éviter que je ne m’accroche trop à lui et le griffe dans tous les sens, mais très vite, la passion a tout balayé.
Et Pascal était heureux, ça se voyait trop. Il était détendu, le langage du corps ne ment pas. Et ses yeux étincelaient, la couleur de ses yeux avaient viré à un vert profond.
Après un rapide bisou à Jess, Pascal nous a préparé un chocolat chaud pendant que je me changeais. Jess l’attendait pour aller se coucher, et il a été se changer en vitesse pendant que Jess rangeait la cuisine. C'était seulement pour nous surveiller du coin de l'œil.
Puis comme hier soir, Pascal est venu s’étaler sur mon lit pour bavarder, en laissant la porte grande ouverte.
Jess est passé me dire bonne nuit en allant se coucher, elle a laissé la porte de sa chambre ouverte. Discrètement, on se tenait par la main, Pascal me serrait les doigts et me murmurait qu'il avait encore envi de me faire l'amour. Aoutch, moi aussi. C'était si bon à entendre...
On a encore bavarder 1/2h et Pascal a été se coucher.
Je pensais rentrer le lendemain par le train, mais Pascal me proposait de rester et rentrer ensemble. Il devait récupérer sa voiture à l’aéroport.
J’étais plutôt réticente, d’habitude, il faisait la route avec Caro, et j’étais presque sure que Jess avait dans l’idée de venir aussi. L’idée de se retrouver tous les 4 à faire le voyage ensemble me fichait l’urticaire! Impossible de résister à l’envie de passer encore quelques heures avec lui.
Avec un sourire béat, j’ai repassé le film de la soirée dans ma tête, c’est sûr qu’il m’aimait toujours... J'étais follement heureuse. Cette fois, j’ai dormi comme un bébé.
------ Jamais cessé de t'aimer (2/2) -- (336) -- Jeu.2.dec.10 ------