339 - ...seuls contre tous...
Dimanche.... 05 déc 2010
2h du matin..... Pascal aurait voulu se tirer juste après moi, mais que ce soit l’un ou l’autre, Thomas allait quand même flipper. Pascal devait passer la soirée avec eux. Ça le bouffait de me savoir à la maison et de ne pas pouvoir être là aussi. Il devait rentrer en même temps que Thomas, c’était le seul moyen, mais Thomas ne semblait pas pressé de rentrer. Pascal enrageait et piaffait d’impatience.
On savait qu’on aurait à faire face aux conséquences tôt ou tard, mais pour l’heure, je crois bien que j’étais la plus heureuse de la planète!!!
J’étais horrible avec Thomas, même si je m’en voulais, il n’y avait pas moyen de m’empêcher de courir vers Pascal. Thomas a bien essayé de me convaincre de rester avec lui, de passer chez moi ou que je passe chez lui, de me suggérer qu’on discute et régler le problème, mais rien ne pouvait marcher. Malgré le crève cœur devant sa déception et sa mine boudeuse, j’avais envie d’être avec Pascal.
3h du matin..... Caro leur a proposé de prendre un dernier café chez elle avant de rentrer, mais Thomas les a tous trainer chez lui. Entre 2, il m’appelait ou me laissait des messages. Pour finir, j’ai décidé de lui répondre avec une voix d’endormie. Ça a marché, il s’est excusé de m’avoir réveiller, mais il a quand même essayé de savoir s’il pouvait passer chez moi, comme par erreur vu que j’étais à moitié endormie, je lui ai balancé, que je dormais chez Brian. Ça a coupé net son insistance.
Dans le noir complet, par la fenêtre, je les ai vu arriver chez Thomas. Thomas a lancé un coup d’oeil en direction des fenêtres, ce qui m’a fait sursauter. Il ne pouvait pas me voir. Pascal voulait aller se changer et Caro l’a suivi, alors je me suis planquée. Pascal sachant que j’étais là, ils sont restés au salon à discuter.
Puis Pascal l’a embrassée, longuement, passionnément.... Hhhha? Ça m’a fichu un choc, parce qu’il savait que j’étais là! J’ai plongé dans les affres du doute et il m’a fallu tout mon orgueil pour ne pas débouler au salon et lui demander à quoi il jouait, s’il se foutait de ma gueule! Puis Thomas est entré pour leur demander s’ils pensaient monter et pour lui piquer des glaçons. Et ils sont montés avec lui. Et là je dois dire que, si je n’avais pas eu peur qu’on m’aperçoit quittant son appart, je serais partie aussi.
2mn après être monté, Pascal m’a envoyé un message me disant; “Ne bouge pas... J’arrive”!
4h du matin... Par petits groupes, les gens ont commencé enfin à rentrer et Pascal en a profité pour partir aussi. Caro, collante comme à son habitude à suivi Pascal jusqu’à sa porte. J’imagine qu’elle pensait que le baiser de tout à l’heure signifiait qu’elle pourrait passer la nuit avec lui... S’il osait là, je lui en colle une!
Je les entendais discuter, Caro insistait pour qu’il la suive chez elle, comme il ne semblait pas vouloir la laisser entrer chez lui. Ils se sont encore embrassés et mes cheveux se sont dressés sur la tête, puis Thomas est venu les séparer et dire à Pascal, qu’il devait être un peu saoul, qu’il ferait mieux d’aller se coucher. Bravo Thomas, bravo, bravo, bravo! Je crois que Thomas devait aussi être pompette, ironique, il a proposé à Caro de remonter, qu’elle trouvera surement quelqu’un qui la raccompagnera pour prendre... "un dernier café"!
Ça m’aurait froissé, pas Caro! Elle a refusé et a voulu s’accrocher à Pascal et Marilou est arrivée pour en faire autant, alors Thomas a poussé Pascal en direction de son appart et a renvoyé les filles sans ménagement. Enfin...!!!
Pascal n’était pas si saoul que ça. Enfin, juste un peu, sans plus. De toute façon, il est carrément chou quant il est pompette, il sourit tout le temps et il est tout amoureux et encore plus câlinoux que d’habitude. Bon, un peu moins quant je le vois planter ses lévres sur la bouche d'une autre!
Pascal m’a expliqué qu'il avait vu Thomas arriver, c'est pour ça qu'il a embrassé Caro. Ils étaient dans son appart, qui aurait pu penser après ça que je me cachais chez lui??? Il m’a fallu un moment pour décolérer. Je ne voulais pas qu’il me touche ce qui l’a follement amusé. Bon, j’ai abandonné toute résistance à peine 10mn plus tard. Je pensais tenir plus longtemps!
Les heures suivantes se passent de commentaires...
J’ai encore des palpitations rien que d’y penser...
Pascal n’a pas voulu me laisser partir, il rêvait qu’on puisse passer collé-collé, les quelques heures qui lui restait, avant de repartir pour l’Allemagne. Bien sûr que j’ai refusé, je ne savais pas comment je réussirais à filer d’ici sinon.
Vers midi, Thomas est venu tapoter à sa porte pour le réveiller. Séance; petit déjeuner. Pascal n’en avait aucune envie et a voulu faire celui qui dormait, mais Thomas a insisté. En fait, il voulait parler...
- Au fait, merci pour hier soir avec Caro...
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Mouais... Y a pas de quoi. Je sais que t’es crevé, mais tu sais de quoi j’aimerai parler? On fait ça maintenant ou tu préf..
-
Maintenant, comme ça c’est fait.
Glups! Thomas avait évité le sujet tout le week-end, et il fallait qu’il fasse ça maintenant... Pas de chance! J’étais même embarrassée d’être là et devoir les entendre se prendre la tête.
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Pourquoi de toutes les filles, il a fallu que tu jettes ton dévolu sur Jane?
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Je l’ai vu en 1er je te le rappelle
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Elle a quant même son mot à dire!
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Tu n’as rien à lui offrir. Laisse la partir. Elle m’aime et..
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Elle m’aime aussi!
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Mais toi tu n’es pas libre!
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Et si elle veut être avec moi quand même?
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Au risque de me répéter, tu n'es PAS LIBRE! Si tu l’aime tu dois la laisser partir, tu ne peux que lui faire du mal, et certainement pas la rendre heureuse. Tu ne pense qu’à toi, et tu fais le malheur de tous ceux qui t’entoure; Jess, Jane, moi, tout ça pour ton petit bonheur personnel. C’est égoïste, même égocentrique.
Pascal s’est assis accablé par les mots de Thomas. Ça me faisait mal, le pauvre, il ne méritait pas que Thomas soit aussi dur avec lui, et il ne me rendait pas malheureuse, au contraire. Et j’avais envie d’être avec lui, envers et contre tous. Je m'en tape de ce que la terre entière et les autres avaient à dire à ça. En tous cas, ça n'allait pas être facile!
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Tu n’es pas libre de faire ce que tu veux! Tu dois la laisser tranquille, fiche lui la paix, et surtout arrête de l’encourager...
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Et si elle veut quand même être avec moi?
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Si tu prétends tenir à elle, tu dois l’en dissuader!
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Pour toi?
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Pas pour moi, pour elle. Si ce n’est pas moi, pas grave, je serais là pour elle quand même. Franchement, tu as toutes les filles que tu veux, tu t’encouble même dessus... Et tu as Caroline, prête à tout, sans compter Marilou qui ne demande pas mieux, et encore la petite Yumi qui attend toujours un petit signe, sans compter la secrétaire du département à ton nouveau boulot, Patricia, Isabella? Je crois, je me rappelle plus! Et Jess, qui malgré tous ses défauts, t’as toujours aimé... Moi, je suis timide quant il s’agit des filles, elles ne se bousculent pas au portillon non plus... Probablement ton air innocent ou romantique... Moi, je dois aller vers elle et les draguer, toi tu n’as qu’à les ramasser, alors laisse la. Tu n’as pas besoin d’elle en plus!
Pascal était devenu livide... Mon pauvre chou. Thomas était trop dur. Et c'était qui cette... Isabella? Patricia? Aïe, petite morsure de jalousie!!!
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Arrête ça... J’ai compris, c’est bon... (gros soupir)
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Non, j’arrêterai pas. Tu veux quoi, qu’elle passe les 3 prochaines années assise dans son coin à attendre que tu daigne lui accorder quelques heures? C’est ce que tu veux? Tu ne pense pas qu’elle a le droit de vivre un peu et avoir une chance d’être heureuse? Tu ne penserais pas comme ça si tu l’aimais vraiment. Laisser la partir Pace! Comme tout à l’heure, t’aurai dû embrasser Caro quant elle était là, et pas après... Quant elle est là, tu reste sage comme une image! Ça, c’est ce que j’appelle l’encourager!
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Assez, c’est bon...
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Très bien! Tu sais ce qu’il te reste à faire...
Sur la pointe des pieds, j’ai fermé la porte à clé après le départ de Thomas et j’ai été l’entourer de mes bras. Je l’aime si fort et le voir effondré, la tête cachée entre ses mains, ça me rendait triste.
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Tu as l’air si seul...
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J’ai pas seulement l’air... Je me sens seul.
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Je suis là moi?
Il a levé la tête et un petit sourire s’est profilé sur son visage. Voilà, c’était mieux. Il m’a caressé la joue avant de me serrer dans ses bras.
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Je...
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Pascal, je t’aime et je me fiche de tout le reste. Même si tu n’as que 5mn tous les x, je m’en tape, je les veux ces 5mn.
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Arrête de dire des bêtises.
Je sais qu’il pensait que Thomas avait raison, mais il avait tord, j’avais mon mot à dire dans l’histoire, non? En gros Thomas lui disait que s’il tenait à leur amitié, à Jess, bref, il devait penser à tout le monde sauf à lui-même, donc, il devait arrêter de m’encourager et tout faire pour que je comprenne qu’il n’y avait pas d’avenir avec lui. Sympa!
Pascal était troublé, ça se voyait. Je savais qu’il allait penser à tout ça, dès qu’il serait seul, donc je ne devais pas le laisser seul. Je devais tout faire pour lui prouver que c'était ce que je voulais, qu’il comprenne que personne n’avait le droit de décider à ma place de ce qui était le mieux pour moi. J’espérais seulement qu’il ne baisse pas les bras et m’abandonne pour faire plaisir à Thomas.
C’était difficile de se séparer comme d’habitude. En fin d’après-midi, comme prévu, Pascal allait avec Thomas chez Michael, le temps de prendre un verre, avant de rentrer en Allemagne. Mais Pascal est un peu fou-fou et je crois c’est ce qui fait aussi, que je l’aime autant.
Il devait normalement faire la route en voiture avec Caro, mais Pascal n’avait pas envi de rentrer, il voulait passer un bout de la soirée avec moi, et prendrait la route vers les 1h du matin. Il est vraiment dingo!
Caro n’avait plus qu’à prendre le train. Elle n’a pas cessé de l’appeler, il ne répondait plus à son natel. On imagine que pour finir, Caro a dû appeler Thomas et ça n’a pas manqué. Pascal n’a pas répondu non plus. Au lieu qu’on reste chez moi et de l’imaginer crevé, sur les routes à 1h du matin, j’ai décidé d’aller avec lui, jusqu'à la frontière, ou même jusqu’en Allemagne. Je rentrerai en train. Franchement, rien à foutre, je voulais passer le max de temps avec lui, même si ce n’était qu’en voiture.
Hihihi, j’ai finalement été jusqu’à Munich!
----- Seuls contre Tous! -- (339) -- Dim.05.Déc.10 ------