340 -- Rendez-vous secret

Publié le par JaneDo

  Rendez-vous secret 
(5 déc 08 -ven)

J'attendais ce vendredi avec impatience, tellement heureuse de passer plus qu'une demi heure avec mon petit coeur. Les heures se sont traînées en longueur toute la sainte journée, mais je savais que j'allais le voir. Plus le temps passait, plus l'angoisse augmentait, pourvu qu'il n'annule pas au dernier moment... arf.

La chambre était magnifique. C'était un appart-hotel. Trop cool, surtout pour mon chien. Il allait falloir que je fasse attention quant je promènerais mon bébé. Bah, il suffisait d'être prudente, c'était tout. Pascal avait fait mettre des tonnes de fleurs dans la chambre. L'adorable idiot. Il m'avait laissé de petits mots un peu partout. Trop chou-x. Comment ne pas l'adorer celui-là.

Je n'avais aucune idée de l'heure à laquelle Pascal passerait, mais cela n'avait pas trop d'importance. L'essentiel était qu'il passerait.

J'aurai bien préféré rester à l'hôtel, et vivre à mon rythme, plutôt que de devoir rejoindre les autres au chalet. Miam, ça aurait été trop parfait. C'était ce que je faisais ces dernières années avec ma famille. Si on louait un chalet pour les fêtes, je préférais m'expatrier à l'hôtel plutôt que de subir les bruits et dérangements de tout ce petit monde.

De plus, avec la frayeur que Pascal finisse par nous dénoncer à Jess. Il pensait toujours, même s'il savait que ce serait une très mauvaise idée, que Jess avait le droit de savoir. Il allait tout lui avouer sous peu, alors je préférais ne pas être dans les parages. Je me faisais aussi du soucis de la réaction à Layne... Crap.

En voyant la superbe salle de bains spacieuse et la baignoire-jacuzzi, je me suis préparée un bon bain. D'habitude, je préfère les douches, mais dans les hôtels de luxe, je me fais un plaisir de prendre des bains. Maxou est venu renifler l'eau et s'est rendu compte que c'était imbuvable. Une petite peur que je le passe à la flotte l'a fait prendre ses quartiers au coin du feu, loin de moi. Qu'est-ce que je l'adore ce chien avec sa truffette de crapule.

J'ai eu envie d'appeler Pascal, mais je ne pouvais pas vraiment faire ça alors... je lui ai envoyé un petit message pleins de bisous et de d'amours . J'aurai voulu lui dire de ne pas se presser, je ne voulais pas qu'il se sente stressé. Je devrais aussi envoyer un message à Layne ou l'appeler, mais l'idée que Pascal soit tout près et nous entende au téléphone me gênait un peu. Mais avant que j'aie pu me décider, Layne a appelé. Pendant une toute petite seconde, j'ai carrément oublié où j'étais et je lui ai dit que j'étais dans le bain. J'entendais des voix autour. Zut... j'espère que Pascal n'était pas du lot.

Layne avait la voix toute bizarre, il a dit que je lui manquais et il avait l'air sincère.

Je lisais au coin du feu quant Pascal est passé en coup de vent, voir si j'étais bien installée et si je ne manquais de rien. Il était en tenue de jogging. Il n'avait aucune idée d l'heure à laquelle il allait pouvoir venir me rejoindre. Il avait drôlement peur que je m'ennuie et que ce week-end soit le clou à notre cercueil. M'ennuyer? moi? jamais. C'était moi qui avait proposé l'idée de rester le vendredi à l'hôtel (même si c'était lui qui payait, hum). J'avais beau le lui répéter, il n'avait pas l'air de me croire. Pascal est resté 2 heures, pendant lesquelles on a juste discuté en se serrant l'un contre l'autre devant la cheminée. C'était drôlement agréable.

Dommage que ces moments là prennent l'eau quant on est vraiment avec quelqu'un!!!

L'hôtel n'était pas très loin du chalet et surplombait le village. La vue était magnifique. La solitude de l'endroit me plaisait beaucoup, comme la discrétion des employés de l'hôtel. On avait l'impression qu'ils marchaient sur la pointe des pieds ou en pantoufles, ce qui m'a fait regarder leurs pieds. Peut-être y avait-il des cours "spécial-petits-pas" pour les employés des hôtels de luxe? Etrange.

Après le départ de Pascal, je suis sortie couverte de la tête aux pieds promener mon chien. On a fait une très longue sortie. J'adore ces balades avec nounours, parce que je peux réfléchir et être dans la lune. Ce sont des moments privilégiés et j'aime ces balades dans la nature. En rentrant, après avoir boutiqué un peu après un petit repas léger. J'ai larvé un peu devant la télé en peignoir. J'ai adoré cette paix et tranquilité. Pascal n'était toujours pas là. Ce n'était pas grave, je ne m'ennuyais pas.

Pascal m'a réveillée en me prenant dans ses bras et à coups de bisous. Encore, encore, miam. C'était bon d'être réveillée comme ça, j'adore frotté ma joue contre la sienne et sentir la chaleur de sa peau. Rien que pour ça, je pourrais aller me coucher sans problème, quant ma moitié est de sortie, rien que pour le plaisir de me faire réveiller  à son retour avec autant de douceur.

Pascal a filé aux 1ères heures du jour après avoir sorti mon chien. Trop adorable. J'étais trop raide pour même me lever.

Le pauvre devait être crevé parce qu'on a pratiquement pas fermé l'oeil. Pascal n'avait pas envi de dormir, avait envi de parler et avait plein de trucs à me raconter. J'espérais pour lui, qu'à son retour, tout le monde était endormi. Moi, je commençais seulement ma nuit. Je pouvais encore sentir sa présence.

Pascal est revenu sur le sujet de "parler à Jess"... arfff, ce qu'il faisait assez souvent ces derniers temps. Je n'en voyais pas l'utilité et ça me terrifiait. Ça allait que nous causer des problèmes, et je ne suis pas sûre qu'on réussira à les surmonter. En plus, juste quant je commençais à faire l'effort de me rapprocher d'elle. Quelle poisse. Il allait falloir que j'accepte d'en parler avec lui au lieu de continuer à essayer d'éviter le sujet. Mais je n'avais pas envie d'en parler, je veux pas en parler, ça m'emmerde d'en parler. J'aimerai juste pouvoir zapper le sujet.

Ça m'embêtait vraiment beaucoup, parce que ça voulait dire que je n'aurai pas seulement Jess à affronter, mais... Layne. Afff. Et je n'avais PAS envie d'affronter Layne. Arghhh, en plus, c'est moi qui lui ai demandé de sortir avec moi... Il va pété une durite, et je ne voulais vraiment pas voir son regard, ni entendre ce qui risque de sortir de sa bouche. Et je crois que quelque part, bien caché au fond de moi, je savais que je voulais les garder les 2... Jamais je avouer ça, ni à l'un, ni à l'autre, même sous la torture... Heum, bon sauf si on me présentait un monstre sans pattes, là, désolée,  je dirais tout!

Quelle barbe. Je ne voulais vraiment pas qu'il dise quoi que ce soit à Jess!

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Publié dans diary, jane-do, journal

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S
Mais votre histoire c'est fou!J'ai h? d'en savoir plus!
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