352 - Cul de sac avec 3 mois de plus?!?

Publié le par JaneDo

Samedi, 18 déc 10 - Malheureusement, je crois que mon histoire avec Pascal était vouée à l’échec quoi qu’on fasse. On se retrouve toujours dans des situations abominables et on se fait toujours avoir! On n’arrive vraiment pas à se retenir d’exagérer et pour finir, on se retrouve très vite acculé dans le plus petit carré du coin!

En quelque sorte, Thomas était déçu de me trouver à la maison, même un peu vexé de me trouver seule, parce que ça voulait dire que je préférais rester à la maison, plutôt que de passer la soirée avec lui.

Glups! J’étais à 2 doigts de lui dire que je continuais à voir Pascal, donc, je ne pouvais franchement plus continuer à le fréquenter lui. Enfin, en tous cas, pas en tant que petite copine, mais on pouvait être amis? Re-Glups! Impossible! Je me voyais mal lui dire un truc pareil. En même temps, Pascal avait surement l’oreille collé au mur, je savais ce qu’il m’avait dit, et il serait certainement très déçu si je n’étais pas claire avec Thomas.

Ohhhhh, j’étais maaaal...

La sonnerie insistante à ma porte nous avait quelque peu plongé dans un stress pas possible. J’habite au 2è, et il n’y a pas moyen de s’éclipser par la fenêtre, il n’y a que la porte d’entrée!!! Purée, on s’était regardé un peu paniqué. Je me suis vite flanquée en training, et après avoir enlever les traces de Pascal au salon; sa veste, sa montre, les verres, les tasses, la couverture dans laquelle on s’était enroulé devant la cheminée... Oh la la, et tout ça en silence et le plus vite possible, ensuite j’ai poussé un Pascal récalcitrant dans la chambre pour aller ouvrir.

J’étais prise au piège et aussi paniquée par la présence de Pascal dans la pièce d’à côté. Il entendait et pouvait deviner tout ce qui se passait, le moindre mot de travers et il pouvait sortir de la boîte de pandore sans y être invité.

...(enlever les résumés des choses qu’on s’est dit et résumer encore plus, ou p-e laisser seulement ce que Pascal m’a dit après, afff, on verra)...

Thomas avait sa tête de caliméro; déception, déprime, un air paumé (ravie de constater que je n’étais pas la seule). Si Pascal n’avait pas été là, je l’aurai surement pris dans mes bras pour le rassurer. Zut, le rassurer? J’suis dingue ou quoi, ça ne ferait que lui faire encore plus de mal après!

Les mains dans les poches, il a hésité à entrer et a tenté de m’inciter à aller chez lui, mais j’ai refusé. Je n’avais pas envie de me retrouver coincée chez lui sans ma voiture. Afff, puis il a voulu m’embrasser, alors je me suis dérobée en lui demandant ce qui n’allait pas.

  • Plus de visites nocturnes surprises, plus de “Je t’Aime”, plus de “J’aimerai te manger tout cru”, plus de “Tu me manque”... Depuis que Pascal a commencé à rentrer les week-ends, je t’ai senti t’éloigner... Jane me manque, la tendre Jane qui venait au milieu de la nuit se réchauffer dans mes bras, celle qui m’entouraient de ses bras sous n’importe quel prétexte, qui me faisait des milliers de bisous tout le temps... Tu me manques! Écoute Jane...

Glups! De l’entendre commencer ses phrases comme Pascal m’a fait sursauté. On a discuté longuement, et je n’ai pas osé lui dire pour Pascal. J’étais trop lâche.

  • Je sais parfaitement que tu en pince encore pour Pascal, je sais que ça ne sert à rien que je te demande de ne plus penser à lui ou d’abandonner... Je voudrais juste que puisqu’il n’est pas là, que rien ne change entre nous. J’imagine que je n’ai pas besoin... De toute façon, il en a encore pour 3 mois de plus en Allemagne tu sais! Je veux pas que tu prenne ça comme un ordre ou une tentative de te diriger, mais tu fais ce que tu veux, mais je voudrais que les choses restent comme elles sont, enfin comme elles étaient avant que Pascal ne revienne ici presque tous les week-end. On était heureux, non? En tous cas, moi je l’étais. Je n’ai jamais été aussi bien avec quelqu’un... Je voudrais retrouver tout ça... Est-ce que c’est trop demander?

En pincer? Il disait ça comme si c'était une honte! Je ne savais pas quoi dire, alors je suis restée silencieuse sans oser même le regarder. J’avais chaud.

  • On a pas besoin de revenir sur ton malaise quant il est là, je sais bien que tu n’aimerais pas que je sois trop... câlin, c’est trop frais, je le comprends. Je t’aime et je serais patient d’accord?
  • Thomas...

Il m’a embrassée, c’était pour me faire taire, je le savais.

  • J’ai compris ce que tu essaies de dire, ou plutôt ce que tu essaie de me faire comprendre... Je ne sais pas où tu en ai avec ta copine et je ne veux pas le savoir, ça ne me reg...
  • Est-ce que tu m’aimes?

Ohhhhh là! Ciel... Quoi répondre? Si je lui dis que je l’aime, Pascal va péter un câble, et il va me presser comme un citron. Si je ne le dis pas, il va être déçu et se sentir trahi... Saperlipopette, qu’est-ce que je vais bien pouvoir lui dire?

  • Tu ne m’aime plus. Ok, j’ai compris.
  • Thomas, je t’adore, j’aime qui tu es... Tu es adorable avec moi, gentil et tout, comment ne pas t’aimer? C’est impossible! Mais...
  • Pas de mais! Ça me va, ça me suffit. Je ne veux pas entendre de; “mais”.
  • Il faut quand même...

Thomas ne m’a pas laissé en placer une. Je crois qu’il ne voulait pas entendre ce que j’avais à dire.

Quant il m’a embrassée, je n’ai pas eu le cœur de le repousser, mais plus, je pouvais pas. J’ai eu toutes les peines du monde à le faire partir. Heureusement, il avait du monde qui l’attendait.

Je sais que j’avais été à la place de Pascal, dans l’autre pièce, j’aurai souffert. J’aurai sûrement aussi pété un plomb, peut-être même que je serais sortie de la pièce pour foutre le camp. Je me suis promise d’être plus conciliante désormais, parce qu’on ne pouvait pas toujours maîtriser les évènements. On ne pouvait pas non plus intentionnellement faire du mal à quelqu’un pour qui on a de l’affection. Je comprenais mieux les sentiments contradictoires que Pascal avait parfois dû endurer.

Quant il est parti, Pascal est venu s’asseoir au salon. On est resté assis, l’un à côté de l’autre, silencieux sans se regarder. Pascal avait l’air abattu. Je n’avais vraiment pas envie de parler, ou plutôt, je voulais le laisser commencer.  J’ai glissé ma main dans les siennes.

Après un silence qui a duré une éternité, il a eu une sorte de petit rire triste. Il pensait qu’il était préférable qu’il rentre chez lui. Il savait que je n’oserais rien dire à Thomas, pire, lui non plus. On se retrouvait dans un cul de sac.

  • Plus de “je t’aime ou je te mangerai tout cru” hein? Tu lui as dit que tu l’aimais... Drôle, j’ai l’impression de me retrouver 1an en arrière, quant tu sortais avec Layne... Tu es avec lui comme tu l'es avec moi? Non! Ne réponds pas à ça!

On était foutu. Pascal ne pouvait pas accepter que je vois quelqu’un d’autre, et il ne pouvait pas non plus parler à Thomas. On ne pouvait pas continuer à se voir comme ça. On a retourné la question dans tous les sens, et on revenait toujours au même résultat. On était coincé. Je ne vouais pas qu’il parte, je voulais qu’il reste là, j’avais tant rêvé de cette soirée, mais Pascal avait l’impression d’étouffer, il avait besoin de bouger, de réfléchir, bref, de prendre l’air. Et pourtant, il m’a avoué qu’il n’avait pas envi de partir, mais il ne pouvait pas rester non plus!

En partant, Pascal a décidé qu’il parlerait quand même à Thomas et que c’était mieux que je ne sois pas dans les parages. Il avait autant envi que moi qu’on puisse passer le Nouvel An ensemble. Pour ça, il avait déjà demandé à Ethan de venir passer les fêtes ici...

J’étais inquiète qu’il soit tellement abattu. Pour finir, ce n’était qu’avec moi qu’il se retrouvait dans des états pareils. Il allait réaliser qu’avec Caro, il avait beaucoup moins de problèmes et il allait me quitter. Avec Caro, les choses étaient tellement plus simple, elle ne lui compliquait pas l’existence. Cette idée m’a poursuivie toute la soirée, jusqu’à me rendre malade. J’avais peur.

On était sensé passer la soirée et la nuit ensemble, c’était foutu. Je me suis endormie en larmes. Ça valait la peine d’avoir espéré passer une soirée tranquille, zut, je déteste les fêtes. J’étais mal et j’aurai bien filé chez Brian malgré la neige et tout, mais je n’osais pas bouger au cas où Pascal aurait la merveilleuse idée de revenir. Ce serait le pire de ne pas me trouver à la maison. Le pire aussi, c’est que je ne savais pas où ça nous laissait avec tout ça. Ciel, ce que ça pouvait faire mal, ce que ça pouvait me ronger. J'avais le cœur en miettes et j'ai même oublié de demander à Pascal si ce que Thomas avait dit était vrai; 3 mois de plus en Allemagne? Non, non, non, ça ne se pouvait pas! Il avait dit ça pour me faire flipper!

J’ai vidé mon sac au téléphone à Brian, il ne m’a pas dit; “je te l’avais bien dit”, mais il le pensait si fort que les ondes me percutait à l’autre bout du téléphone. Et je voulais, je priais, j’espérais que Pascal revienne...

------ Cul de sac avec 3 mois de plus?!? -- (352) -- Sam.18.Déc.10 ------

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