353 - Agir ouvertement !? (1)
Dans la nuit de samedi 18 à Dimanche 19 décembre 2010 -- Malgré mes prières, Pascal n’est pas revenu, mais Thomas oui. Après m’avoir quitté, il a eu sa sœur au téléphone, et Thomas est revenu pour s’assurer que Pascal n’était pas chez moi. Ciel! Heureusement que Pascal était parti entre temps!! Cette fois, Thomas a fait le tour de l’appartement d’un air soupçonneux, ensuite il m’a parlé de son coup de fils avec Jess.
En voyant mes yeux rougis, Thomas a deviné que j’avais pleuré, mais il a dû penser que c’était à cause de notre discussion. Je n’ai pas voulu le détromper. Sans conviction, Thomas s’est excusé et je l’ai gentiment fichu à la porte.
De retour chez lui, il a trouvé Pascal. Il a aussitôt appelé Jess pour lui dire qu’en fait, Pascal devait être sur la route quant elle le cherchait partout. Thomas a quand même tenu à dire à Pascal qu’il aurait dû avertir Jess, ou au moins la tenir au courant pour éviter qu’elle ne s’inquiète. Pascal avait eu Caroline au téléphone aussi, donc il savait ce que sa femme avait fait. Caroline était triste d’être plantée à Munich, déçue aussi qu’il ne l’ait pas embarquée avec lui.
Pascal s’est montré surpris que Thomas ne soit pas sorti un samedi soir, mais Thomas lui a dit qu’il avait eu des choses à régler.... Hum mouais!
4h du matin, Pascal ne réussissait pas à trouver le sommeil et il m’a téléphoné. Ça c’était... Ouf! D’habitude, il n’aurait pas osé et je l’aurai appris après coup. Je lui manquais. Il se réjouissait toujours de rentrer le week-end en espérant qu’on se verrait et il était triste que ça finissait souvent en queue de boudin.
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Alors viens... J’aimerai tellement que tu viennes...
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Je peux pas Jane... Je le voudrais, mais je peux pas!
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Mais pourquoi? Tu me manques aussi. On se voit tellement peu et je ne peux pas accepter le “je veux mais je peux pas”, sinon dis moi pourquoi?
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Tu viendrais ici toi?
Glups, heu, non!
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Tu vois! Je voulais lui parler tout à l’heure, mais je n’ai pas pu. Tu sais, il y a tout un tas de raisons; la mort de ses parents, il doit partager les miens, et il se donne tellement de mal pour se faire sa place. Il a toujours été mon meilleur ami, le meilleur des grands frères pour moi, mais il a souvent l’impression de passer après, ou que j’obtiens toujours ce que je veux et lui doit se battre comme un fou... Ha! Je sais pas, tout ça etc, et j’ai pas pu. J’ai vraiment pas pu.
Gros gros soupir à l’autre bout du fils. Mince, je comprenais très bien ce qu’il me disait, mais j’avais tellement envie de le voir, de pouvoir dormir près de lui et tout ça sans ressentir de culpabilité. J’imaginais sa mine boudeuse et ses sourcils froncés, il parlait en chuchotant, pourtant il était seul.
Même s’il chuchotait, j’adorais les intonations chaudes de sa voix, j’étais déchirée par le manque, mais tout comme lui, je ne pouvais pas faire souffrir Thomas. Pourtant au fin fond de mon esprit tordu, je formatais déjà un petit plan pour obtenir ce que je voulais; que ce soit Thomas qui brise nos liens! J’étais bien trop lâche pour avoir le courage de le faire moi-même.
Samedi dans la journée, Thomas et Pascal ont été jouer au tennis avec 2 copains. Je sais qu’ils ont aussi été nager avec leurs potes du club de natation. Pascal était heureux, ça le détendait. Il aimait vraiment la natation en tous cas.
C’est drôle mais, Thomas ne m’a pas proposé de les accompagner, ni mentionné la présence de Pascal. Le soir, avant de sortir, j’avais papoté avec Pascal pendant presqu’1h, avant de raccrocher, plus serein qu’hier soir, il m’a dit qu’il allait parler à Thomas parce qu’il le lui devait. Il s’attendait à ce que Thomas lui rappelle, une fois encore, qu’il n’était pas libre et qu’il n’avait pas le droit de me faire vivre ça; être toujours la 2ème priorité sur sa liste. Il a voulu juste se rassurer et être sûr que je le voulais aussi, avant de se lancer. J’étais à 100% d’accord, c’est ce que je voulais.
Je soupçonne Thomas d’essayer de mettre une autre nana dans les pattes à Pascal, parce qu’il a invité Marilou, et moi non. Le rat! Comme il se préparait à parler à Thomas, Pascal préférait que je ne sois pas dans les parages.
Ça m’a fait dresser les cheveux sur la tête quant Pascal m’a dit que Marilou était avec eux. Puis, j’avais eu le temps de réfléchir après son coup de fils de tout à l’heure, je lui ai demandé de ne pas parler à Thomas, j’allais lui faire comprendre que je ne sortais pas avec lui, donc j’avais le droit de voir qui je voulais.
De toute façon, Thomas savait que j’étais amoureuse de Pascal depuis le début, et avait quand même voulu s’engager dans une relation qu’il savait perdu d’avance. Ce n’était au fond pas de ma faute, et je n’avais pas à marcher sur des œufs!
Wahhh! On dirait que je me cherchais des excuses!!!
De savoir Marilou dans le sillage de mon petit homme, je ne tenais plus en place, j’avais envie de sortir et d’être là-bas, mais voilà, je n’avais appelé personne, ni rien prévu. J’étais coincée chez moi. La rage. Si je n’y allais pas, je ne verrais pas Pascal et je ne pouvais pas franchement aller chez lui? Et merde... J’étais bien trop timide pour avoir les "corrones” pour sortir seule! Et je savais d’avance que Pascal serait sous surveillance, donc il ne viendra pas chez moi! J’étais dégoûtée. Et demain, en fin d’après-midi, Pascal repartait...
Marilou les a invité chez elle en fin de soirée, avec ses copines. Alors qu’il m’avait appelé juste pour que je sache ce qu’il fabriquait, mais aussi sûrement parce qu’il avait envi de m’entendre, Pascal a eu une idée; il m’a dit qu’il raccrochait et qu’il m’appellerait dans la minute avec Thomas à côté. En fait, comme Thomas ne m’avait pas proposé de sortir avec eux, il pensait m’appeler pour me demander ce que je faisais et se proposait de passer me prendre.
Thomas n’a rien pu faire et s’est retrouvé bête! J’ai bien sûr accepté et j’ai pu voir où habitait Marilou ;)
Hihihi, elle a ravalé sa rage en me voyant pointer le bout de mon nez. Bien fait! J’étais drôlement contente que Pascal ait pensé m’emmener, sans avoir peur des réactions des autres, et aussi qu'il fasse comme s’il ne se doutait pas de ce qui se passait avec Thomas. Ce dernier pouvait très bien imaginer comme je devais être déçue qu’il ne me propose pas de l’accompagner!! Maintenant, j’imagine très bien comment il se comportait avec sa copine, voilà pourquoi on ne l’avait pratiquement jamais vue.
J’étais consciente que je n’étais pas la bienvenue, et je ne montrais pas de signe même quant elle tirait Pascal à l’autre bout pour discuter, même si je restais souvent seule dans mon coin. De toute façon, Thomas ne me laissait pas seule, il s’était presque immédiatement collé à mes basques. Il restait à côté, comme si on était ensemble.
Je suis sûre qu’on avait tous une idée différente pour la fin de soirée... Dans le vague, chacun attendait que les autres se décident à, ou partir, ou proposer autre chose. Approximativement, 1h après notre arrivée, Pascal a décidé de rentrer. Évidemment, comme on était venu ensemble, on repartait ensemble. Marilou lui a proposé de rester encore un peu, et comme Thomas a lui aussi décidé de rentrer, elle a suggéré qu’il me ramène. Thomas a sauté sur l’occasion pour appuyé sa proposition. J’ai refusé, je rentrais avec Pascal.
Je sentais bien que Thomas était à cran...
En désespoir de cause, Thomas a proposé qu’on aille prendre un verre chez lui et sans se laisser démolir, il m’a proposé de dormir chez lui. Pascal n’a pas osé intervenir, mais il a refusé pour le verre. Il lui a fait comprendre qu’il me raccompagnait et on est parti.
On ne pouvait pas aller chez moi, ni chez lui, Thomas risquait de se pointer pour faire capoter nos projets. Parqué face au lac, on est resté dans la voiture à discuter. Comme il n’avait pas l’air de faire un geste pour se rapprocher, j’en ai eu marre et je l’ai embrassé. A partir de là, ça a dégénéré pour ma plus grande joie. Rhhha... Je l’ai laissé me convaincre d’aller chez lui... Je n’ai pas pu résister! J’étais contente, parce que je ne crois pas que j’aurai supporté de passer le week-end sans le voir.
Pascal pensait qu’en agissant ouvertement, il pousserait Thomas à la discussion...
------ Agir ouvertement !? -- (353) -- Dim.19.Déc.10 ------