352 -- Prise en Flag de Mensonges
Prise en Flag de Mensonges
352 - (17/déc/08 -mer)
Layne était très, très fâché. Il n'a pas apprécié de se retrouver devant une porte close. Après le travail, il m'a prévenue qu'il passerait ce soir à la maison. Je ne voulais pas le voir. Arhhhh, c'était pas bon ça. Son ton était sec et sans appel. Je n'avais même pas osé commencé avec ma liste d'excuses pour l'éviter. Arfff. Non, non et non, je ne voulais pas le voir.
Ses yeux étaient comme des sondes, et sans le vouloir, je me suis mise à rougir.
Layne avait vu Pascal partir, il était venu sonner et je n'avais pas voulu lui répondre. Glups. Une autre chose qui l'avait énervé était que Pascal se soit mêlé de nos histoires et s'était permis de la ramener. Et encore plus, que je ne dise rien. Que je laisse Pascal décider qui avait le droit de me raccompagner. Il était passé à la maison après et je ne lui ai pas répondu. Layne pensait que j'avais voulu lui tendre un piège lui disant que je ne voulais pas qu'il change.
Il voulait savoir si mon but était de rompre, autant le lui dire de suite!
Peut-être à cause de ça que je lui ai menti... Je ne voulais pas lui dire que j'avais dormi chez Thomas, ni que Pascal avait passé la soirée ici. Il a voulu savoir combien de temps Pascal avait passé à la maison. Mon esprit a divagué, en pensant qu'heureusement, je n'habitais plus au rez.
Ses yeux se sont transformés en poignards. Il savait que je lui mentais, que j'avais dormi chez Thomas. Il savait aussi que Pascal était chez moi en début de soirée et l'avait vu repartir bien après minuit. Crap. Je ne trouvais rien à dire. Ma tête n'arrivait plus à fonctionner pour trouver une parade. J'étais dans une impasse. Layne était furieux, mais ce qui me faisait frisonner quant il était en colère, était ses silences et ses yeux.
Non, ce n'était pas un piège, je le pensais vraiment. Je ne voulais pas qu'il devienne l'ombre de lui-même. J'aimais bien son côté fou-fou. Non, je ne voulais pas qu'il change, et j'étais sincère.
Puis Layne m'a tendu la corde pour le pendre. Je lui avais dit que j'allais lui rendre la monnaie de sa pièce, qu'il allait falloir qu'il s'y fasse. Il venait de me rappeler mes mots. Il refusait de s'y faire. Je le regardais s'énerver et tout à coup, j'ai réalisé qu'il... il était jaloux? Layne? jaloux??? pas possible! Cela finissait par être attendrissant. J'étais hyper possessive, lui hyper jaloux... On s'était vraiment trouvé. On se ressemblait beaucoup sur certains points. Le plus bizarre était que je ne me rappelais plus pourquoi je devais être fâchée avec lui, parce que je ne l'étais pas vraiment.
Quelle poisse, je me retrouvais en pleine confusion.
On s'estbeaucoup disputé... Layne s'est beaucoup énervé. Et... il n'avait pas tout tord. Ses reproches pour la plupart étaient justifiées; notamment que je n'étais pas vraiment investie dans notre relation, que je le laissais trop souvent sortir seul, que j'avais toujours des sentiments pour quelqu'un d'autre, etc. Et je n'ai pas su le rassurer ou répondre à ses questions. Ouais, je ne pouvais pas dire que sa colère n'était pas justifiée.
Il me posait des questions embarrassantes auxquelles je ne pouvais pas répondre. J'ai prétendu qu'il était tard, et je voulais qu'il rentre. Mais Layne n'était pas du genre à se laisser commander, ni à s'avouer vaincu. Qu'il soit tard, n'était pas une excuse suffisante pour lui. Il voulait savoir où on en était, et qu'on règle les choses une fois pour toute.
Il ne voulait pas partir... Il avait une autre idée en tête. J'aurai dû le savoir, je le connais pourtant assez depuis le temps! J'étais crevée et j'avais mal partout. Il a tout de suite su. Ça l'a rendu brutal. Il a pris un malin plaisir à me faire souffrir et il m'a fait payer mon infidélité. Je n'avais pas le choix, j'ai serré les dents. Ça l'a calmé.
Je me sentais coincée. Il allait falloir que je me décide et vite, avant que l'un des deux, ou les deux ne décident à ma place. Je ne pouvais pas continuer à naviguer entre les deux.
Malgré son petit côté dominateur et caractériel, je l'aimais vraiment beaucoup. J'aimais son côté joueur, amusant, un peu fou-fou, il redevenait tendre et attachant dans l'intimité. Par moments, j'avais l'impression qu'il tenait plus à moi qu'il ne voulait bien l'admettre. Mais est-ce que j'avais vraiment envie de prendre le risque de sortir avec un type aussi incontrôlable?
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