358 - Don't want to cry... anymore

Publié le par JaneDo

Vendredi 24 décembre 2010 -- Quant on a trop pleuré, on est raide, la plupart du temps, on sombre dans le sommeil et c’est un réel soulagement, mais là, j’avais trop mal et je n’arrivais pas à m’endormir. A vrai dire, ça faisait tellement mal que j’avais envie de mourir. Je n’arrivais pas à croire qu’il m’ait laissée toute seule après que j’ai fait tant de kilomètres pour le voir. Ce qui faisait mal aussi, c’était de le savoir si près, à quelques ruelles... et ne pas être avec lui.

Pourquoi m’avoir demandé de rester, pour ensuite m’abandonner? Je trouvais ça trop méchant, trop vache.

Et aussi, de l’imaginer dans les bras d’une autre, à lui chuchoter des mots d’amour, la faisant frisonner dans les bras, la couvrant de baisers brulants, lui faisant l’amour... Alors que je pleurais toutes les larmes de mon corps, roulée en boule sur son canapé blanc...

Au milieu de mes pleurs, je n’avais pas entendu la porte... Pascal était revenu... Il n’avait pas réussi à s’endormir. Il avait tenté de résister à l’envie de revenir, il savait qu’il n’aurait pas dû revenir et aurait dû laisser les choses comme ça. Mais heureusement pour moi, il n'avait pas pu.

Tout en me serrant contre lui, il a dit que je rendais les choses difficiles, que bien sûr qu’il m’aimait toujours, mais que l’amour ne suffisait pas toujours et que, d’avance, c’était voué à l’échec. Il ne comprenait pas pourquoi je m’accrochais, qu’il n’en valait pas la peine. Pouuuh, ça c’était à moi de décider, pas à lui. Pascal pensait qu’il ne faisait que mon malheur, ne réussissait qu’à me faire pleurer, qu’il ne voulait pas m’empêcher de vivre ma vie, et tout un tas de foutaises dans le style. Que Thomas était mieux pour moi, que lui au moins pouvait me rendre heureuse, qu’il n’avait pas le droit de se mettre entre nous, etc.

  • Bien sûr que j’ai envi, je veux que tu reste. Quant je te vois, je ne peux pas m’empêcher d’avoir envi d’être près de toi. Je t’ai dans la peau, je n’y peux rien.

Il m'avait dans la peau hein? L'empêche, ça ne le gênait pas de me briser le cœur à répétition! Et encore pire, il avait foncé chez Caro en me laissant pleurer sans scrupule.

  • Tu m’as fait mal... Tu ne m’aime pas pour me faire si mal...
  • Comment peux-tu imaginer que je ne t’aime plus? Je t’aime c’est évident, je le ressens jusqu’au plus profond de mon âme. Et tout ce que j’ai envi, c’est toi. Ne plus t’aimer, quelle blague! J’essaie juste de faire ce qui est juste. Comment ne pas t’aimer quant on sait les wagons de tendresses qui se cachent derrière ses yeux marrons? Enfin... Ce soir, ils sont un peu rouges...

Moi je fondais de bonheur; au moins, il m’aime toujours...

  • Mais Jane, comment résister à toutes les influences extérieures à nous, hein? Comment? Ça ne marche pas, ça ne peut pas marcher! Il faut qu’on arrête ses bêtises, ok. On ne réussira jamais à être ensemble...

Afff, ses lèvres sont si douces, elles sont faites pour les miennes. Elles se connaissent par cœur...

Je tremblotais, mais cette fois ce n’était pas de trouille, j’avais envie de me perdre dans ses bras. J’avais envie de lui tout simplement. Pascal a plongé son regard vert dans le mien, sa voix tremblait et j’ai cru voir des larmes au coin de ses yeux. Il m’a demandé de tirer un trait et de faire ma vie, qu’il n’avait rien à m’offrir, que c’était mieux comme ça.

Même si ça faisait hyper mal, je savais que ça ne servait à rien de discuter; il était sérieux.


Pascal m’a fait promettre de rentrer, je savais que ça ne servait à rien d’essayer de m’accrocher, ce n’était pas la 1ère fois qu’il essayait de rompre. Il fallait que je me fasse une raison, il voulait qu’on en reste là. Il m’a laissé dormir chez lui, mais ça ne changeait strictement rien à la finalité! Il a même enfoncé le clou en disant que, Thomas m’attendait sûrement. Par contre, il pensait qu’il était préférable de garder ma visite en Allemagne entre nous, qu’il réussirait à convaincre Caro de n’en parler à personne.

Bien sûr, ça me faisait un mal de chien, mais le peu d’orgueil qui me restait m’a empêchée de me jeter à ses pieds et le supplier de ne pas me jeter comme un chiffon usé. Quelque part au fin fond de ma tête, je savais que ça n’aurait servi à rien, que la boucle était bouclée et que je devais l’accepté et ne pas me couvrir encore plus de ridicule. Je devais me montrer forte.

Pascal m’a raconté ce qui s’était passé en rentrant dimanche soir avec sa femme. Il l’avait blessée et ils ont passés la nuit à discuter, s’engueuler, puis ils se sont consolés dans les bras l’un de l’autre. Honteux, il m’a avoué qu’il avait ressenti de la tendresse pour elle, et il avait craqué. Il avait pourtant essayé de ne pas en se rappelant de son caractère à chier, de ses crises, de ses trahisons, mais voilà, il éprouve quelque chose pour elle, une certaine forme d’amour ou de tendresses, il ne savait pas très bien comment le définir.

Pascal m’a avoué que c’était tellement difficile de continuer à nous voir, qu’il était obligé parfois d’oublier ses principes, la peine qu’il pouvait faire à ses proches, de braver la tempête en quelque sorte. Que j’avais raison, il avait parlé avec Thomas, qu’il avait beaucoup réfléchi et n’avait trouvé aucune solution. Il avait alors décidé de rompre, de ne s’attacher qu’à quelqu’un comme Caroline, parce qu’il ne l’aimait pas vraiment, en tous cas, pas autant qu’il m’aimait, que ce serait plus simple. En tous cas, jamais Caro ne lui ferait faire les sottises qu’il est capable de faire dans l’espoir de me voir.

Quant il a dit que, s’il était avec une fille comme Caro et pas moi, et qu’elle était restée en Suisse, jamais il n’aurait tous ces trajets pour la voir les week-ends, jamais, ça m'a réchauffé le cœur. Pascal avait vraiment l’art de me faire fondre comme une glace. Mais, je ne devais pas trop faire attention à ce qu’il disait, parce que ça ne changeait rien, il avait quand même décidé de me briser le cœur et de rompre quoi qu’il me raconte.

Ok, il avait couché avec Jess, ils recouchaient ensemble, mais c’était sa femme, je peux l’accepter et le comprendre. Je n’avais pas besoin de le lui dire, mais après tout, c’était ça ou rien, et je préférais ça, à rien du tout.

Collé l’un contre l’autre, c’était impossible de ne pas se toucher, impossible de dormir si près sans se chercher. De la manière qu’il m’a fait l’amour, je ne pouvais pas croire qu’il veuille vraiment qu’on se sépare. Et je ne lui le rappellerais pas, mais il m’a dit encore qu’il m’aimait, alors je ne le crois pas quant il dit qu’il veut rompre.

Puisque c’est ce qu’il voulait, je devais accepter sa décision, mais ce soir, je profitais encore de ses bras, de son amour et de sa tendresse. Je n’allais pas continuer à me battre toute seule pour qu’on reste ensemble, il ne le voulait pas. Le temps de se consoler un peu, quelques paroles d’explications, je me suis endormie le cœur gros, enfermée dans ses bras. Il ne m’a pas lâchée de la nuit.

Je ne voulais pas qu’il puisse regretter d’avoir craquer, de s’être montré tendre, d’avoir osé dire qu’il m’aimait, qu’il m’aimerait toujours. Je ne voulais pas non plus qu’il regrette de m’avoir laissé dormir chez lui, avec lui, de m’avoir fait l’amour, ni de me montrer un semblant de souffrance. Je voulais qu’il sache qu’avec moi, il pouvait toujours être lui-même dans n’importe quelle circonstance, à tous moments. Qu’il pouvait toujours me dire ce qu’il pensait, ce qui lui traversait l’esprit, ce qu’il ressentait, cash, sans détours. Que jamais je n’en profiterais pour m’accrocher comme une anguille.

Je voulais qu’il puisse, n’importe quant, et quoi qu’il arrive, me dire s’il veut qu’on soit ensemble.... De revenir vers lui... Et je crois qu’il l’a compris.

Cette nuit là, Je savais que j’allais m’effondrer plus tard, que j’allais souffrir à mort. Je savais aussi que je ne supporterait jamais de le voir avec une autre, sa femme à la limite, mais j’envierai toutes les filles qui croiseront sa route. Les imaginer dans ses bras allait me faire souffrir comme jamais. Je devais donc chercher au fond de moi, la force de tourner la page. C’était son choix, je m’y ferais... Enfin, j’essayais de m’en convaincre.

Rien à dire... Pascal m’avait fait un super cadeau de Noël... Je n’en demandais pas tant...

Je suis donc rentrée la queue entre les jambes. J’ai passé de longs moments dans les toilettes gelées du train à pleurer toutes les larmes de mon corps. Même si on s’était dit que c’était mieux de cacher ma visite en Allemagne à Thomas, j’ai décidé d’être une grande fille et de le lui dire.

  • Est-ce que je peux venir te chercher à la gare, ou tu penses que je passerais pour une larve trop collante?

Il est chou! Malgré ma confession entre 2 reniflements, il réussissait à me donner envie de rire. Mouais, je crois que je l’adore. Non, je ne voulais pas qu’il passe me chercher, je ne voulais pas qu’il constate que j’avais les yeux rouges pour avoir trop pleurer.

J’ai prétexté devoir passer à mon agence, donc, il n’avait pas besoin de passer. Après avoir insisté lourdement pour me fixer rendez-vous le soir, on a raccroché. J’ai pris le 1er taxi pour filer chez moi et dodo. Dormir pour oublier, c’est une devise absolu chez moi. Le soir, je serais en forme pour le réveillon de Noël chez les parents.

En me réveillant en fin d’après-midi, j’ai vu que Layne m’avait laissé au moins 3 messages, alors je l’ai rappelé. Il voulait qu’on se voit. Je dois dire que j’étais tentée, mais j’avais déjà dit oui à Thomas. C’était vendredi, donc voir Thomas voulait dire, tomber sur Pascal, et après mon périple en Allemagne, je préférais mettre un peu les distances!! On verra bien si je lui manque un peu!

J’ai essayé d’annuler avec Thomas, mais il n’étais pas du genre à accepter aussi facilement, donc, je n’ai pas réussi. En plus, j’ai appris que les parents avaient organisé la veillée de Noël dans leur maison à Coppet, et Thomas tenait à ce que je l’accompagne. Rhooo, la poisse! Ça, c’était vraiment la dernière chose que j’avais envie de faire de ma soirée, ses parents me détestent, pfff.

Etonnament, j’étais hyper calme. Je savais que les parents me détestaient, c’était un fait acquis, alors pourquoi me traumatiser? Rien à foutre. J’allais juste attendre que la soirée se termine et retourner à mes moutons. Point.

J’ai été bien accueilli, par Jess aussi. Elle était déjà sur place. Par contre, j’ai failli perdre de ma superbe en me retrouvant face à Pascal. Apparemment, comme c’était la veille de Noël, ils ont fini plus tôt et il a immédiatement pris la route pour assister au dîner de ses parents. Zut, je ne m’attendais pas à le trouver là-bas. Je pensais qu’il arriverait tard dans la soirée et que je serais déjà rentrée.

Je sais que les parents ont fait des réflexions à Thomas me concernant. C’était reparti mon kiki. Je n’ai pas cherché à savoir ce qu’ils avaient à dire, ni ce qu’ils pensaient. M’en fou. Tant que Thomas voulait que je sois là, j’étais là, point barre. Qu’ils aillent se faire cuire un œufs sur Neptune.

Comédienne, j’ai souri, discuté avec Pascal comme si je n’avais pas fait rehausser le niveau de la mer dans la matinée avec mes larmes. Ouais, j’étais calme comme si rien ne me perturbait.

Thomas me tenait souvent par la main et intervenait quant j’étais un peu trop avec Pascal. Jess s’accrochait à son bras la plupart du temps jouant les femmes amoureuses. Thomas me faisait de temps à autre un petit bisous au creux de l’oreille, ce qui me chatouillait, mais c’était adorable. Par contre, je faisais très attention de me tenir à carreau, je ne voulais pas encourager la haine de ses parents.

En tous cas, j’étais plus à l’aise que Pascal ne semblait l’être... J’avais surpris quelques regards, il me lançait quelques sourires auxquels je répondais gentiment.

J’avais assez souffert, assez pleuré, rien ne pouvait me toucher ce soir. J’étais vannée. Je n’avais plus de larmes à verser et mon chargeur de chagrin était à plat. Tout de même, je remarquais que Pascal recherchait ma compagnie. Je n’ai fait aucune tentative de mon côté pour rechercher le rapprochement, je restais dans mon coin à attendre la fin de cette soirée interminable.

J’avais juste oublié un détail... La veillée de Noël se prolonge jusqu’à minuit, au plus tôt!!!

Peu avant minuit, on s’était tous réunis autour du sapin, les garçons ont épaulés leurs guitares, Thomas s’est installés au piano et on a chanté des chansons de Noël. C’était absolument charmant et m’a replongé des années en arrière quant ma mère était encore de ce monde et que j’étais encore une petite fille. De doux souvenirs heureux m’ont replongé dans une tendre impression de retour en arrière, de chaleur, à mon enfance. C’était bien.

Pascal me suivait souvent du regard, cherchant à me parler, à s’asseoir à côté de moi, à capter mon attention, mais je restais prudente; je ne voulais pas me bruler les ailles. C’était bon, j’avais donné.

Parfois, je m’étonne de ma facilité à zapper,  à couper de ce qui risque de me faire souffrir. Donc pour l’heure, je ne faisais pas attention à Pascal, évitant même de le regarder, ou si possible de me retrouver près de lui. Pourtant, chaque fois qu’il réussissait à me coincer dans un coin, on se parlait tout à fait normalement, à rire comme si de rien n’était.

D’après ce que je sais, il y avait pas mal de membre de la famille et beaucoup d’amis proches, de ses parents. Je ne les connaissais pas et je n’ai pas cherché à les connaître. Ça aussi c’est une de mes défauts/qualités. Je n’avais pas prévu de cadeaux pour tout ce monde, alors je suis restée à l’écart lors de la cérémonie d’ouverture des cadeaux. Je donnerais à Thomas et Pascal leurs cadeaux plus tard.

(<-- Cadeau à Thomas) -- Enfin, finito... On pouvait rentrer... J'ai dormi chez Thomas.

C’était bizarre de savoir Pascal à l’étage inférieur, mais c’était fini, alors j’ai essayé de ne pas trop me focaliser là dessus. En arrivant à la maison, j’ai donné à Thomas son cadeau, et je suis vite descendue poser celui de Pascal devant sa porte. Peut-être que je n’aurais pas dû? Thomas m’a offert une montre sertie de diamant. Il est cinglé, jamais je n’oserai porter ça tous les jours, en plus, je ne porte presque jamais de montre et j'en ai déjà 7!

Pendant la soirée, peu avant minuit, Pascal m’avait glissé une petite boîte dans mon sac, j'imagine qu'il s'agit d'un bijou, mais je n'osai pas l'ouvrir. J’avoue que je n’étais pas pressée, j’avais peur que ça me fasse pleurer. Je crois que je vais attendre... Attendre d’être plus forte, d’être prête.

J’aurai préféré que Thomas ne me touche pas, mais je n’ai rien dit, ç’aurait été horrible de lui balancer ça. Et puis, Pascal en faisait sûrement autant en-dessous alors... C’était dur de ne pas se mordre la lèvre alors que ses mains se baladaient sur moi, dur de ne pas vouloir que ce soit ceux de Pascal, affreux de ressentir du plaisir malgré tout.

------ I dont want to cry.. anymore -- Ven.24.Déc.10 - (358) ------

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J
On verra... pour l'instant je suis un peu trop fragile! J'ai plus envie de me brûler!
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K
;-) je suis contente de voir que ça marche avec Thomas, mais comme l'autre fille l'a dit, je pense qu'il faaut accorder un peu de crédit à Pascal, tu ne sais pas mais il se peut qu'il ait des raisons d'agir comme ça!
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