357 - Désespoir Géant (2)

Publié le par JaneDo

Jeudi, 23 décembre 2010 -- En arrivant chez Caroline, j’ai immédiatement su que Pascal était chez elle, chez Caro... Je n'y croyais pas; sa voiture était parquée dans sa rue, devant son immeuble! Si on m’avait fichu une petite décharge électrique de 220V, ç’aurait été pareil. Cette impression d’avoir des cafards qui se baladent sur tout le corps, d’avoir les idées brouillés, de ne plus savoir comment on s’appelle ou d’avoir loupé un chapitre? Ben, c’était tout ça à la fois et même pire.

Il était donc là? Chez elle? Horrible! Les tremblements ont repris de plus belle. Alors que je l’attendais chez lui, il était là? Peut-être qu’après avoir déposé Caro, quant je l’ai vu s’éloigner et pensé qu’il rentrait, en fait, il n’avait fait que chercher une place de parc? Non, j’étais restée encore bien 15min dans le café d’en face, ça ne se pouvait pas, ça ne lui aurait jamais pris plus de 15min pour trouver une place devant la maison? Et je l’aurai remarqué entrant dans l’immeuble!

Cette fois, même si les tremblements avaient repris, que j’avais de la peine à aligner 2 mots ou 2 pas, même si j’avais le cœur dans les tongues, quitte à me taper la honte du siècle, même si je me doutais bien que Pascal allait me renvoyer sans ménagement, j’ai avalé ma salive avec peine, rempli mes poumons d’air et j’ai été sonner chez Caroline...

La vue de ma tronche dans son oeil de bœuf avait dû provoquer la panique de l’autre côté de la porte. Caro a mis un temps fou avant d’ouvrir. Elle avait les yeux ronds de surprises, je pouvais aussi lire du dépit dans son regard, mon arrivée impromptu ne lui faisait pas plaisir, c’est sûr.

Aucun son n’arrivait à sortir de ma bouche, puis j’ai vu Pascal... Enfin, non, seulement ses yeux!

Le reste est flou, je devais nager dans le brouillard de l’anxiété, du trac, de la tension, que sais-je... Je ne me rappelle que de quelques images; Pascal faisant la bise à Caro, les sourcils froncés, me demandant ce que je foutais là, me prenant par la main, vaguement du trajet en voiture jusque chez lui, même pas de la montée en ascenseur, bref, le néant. Après, je me rappelle seulement être assise dans le canapé les poings serrés. C’était comme si je venais de me réveiller.

Pascal semblait ennuyé. Je me suis demandée s’il était énervé parce que j’avais gâché sa soirée avec Caro? Du coup, je me suis rappelée que Caroline lui avait chuchoté quelque chose à l’oreille et il avait fait oui de la tête. Les battements de mon cœur se sont accélérés. Et s’il cherchait un moyen pour m’expédier vite fait pour retourner vers elle? L’intérieur de ma tête fumait, c’était le Vésuve en irruption.

Les tremblements avaient cessés, mais les battements de mon cœur s’étaient accélérés dangereusement, peut-être parce que j’étais à 2 doigts de m’évanouir. J’avais peur.

Je lui ai dit que; je ne comprenais pas son téléphone, que je ne comprenais pas pourquoi il m’avait dit qu’on devait en rester là? Qu’après ça, Thomas était venu chez moi, donc je pensais qu’il avait dû lui raconter notre conversation. Pourquoi? Est-ce qu’il cherchait à se débarrasser de moi, pour me jeter dans les bras de Thomas? Est-ce que c’était vrai qu’il restait encore en Allemagne et qu’il ne rentrait pas comme prévu à fin décembre?

Pascal restait froid, muet et ça me donnait envie de pleurer. Dans ma tête, je lui criais; “Dis quelque chose? N’importe quoi? Parle, gueule?”. Pourquoi est-ce qu’il ne pouvait pas me répondre, ou au moins m’expliquer? Il avait les sourcils froncés et me regardait comment si j’avais contrarié ses plans. Je trouvais son regard aussi froid que son attitude. J’en avais gros sur la patate. Il restait debout face à la fenêtre, poussait de gros soupirs et secouait la tête par moment, mais il ne parlait toujours pas.

Même si j’avais peur à en mourir, même si mes guiboles tremblaient comme des feuilles et que je ne tenais pas dessus, j’ai fais l’effort de me lever pour m’approcher de lui. Il a dû m’entendre, parce qu’il s’est retourné vers moi, pour s’éloigner aussitôt. Il serrait la mâchoire l’air furieux ou sur le point de me balancer une vacherie, et de me dire de m’en aller. D’ailleurs, c’est ce qu’il a fait; il m’a dit que je n’aurai jamais dû venir à Munich, qu’on s’était tout dit au téléphone, qu’il était préférable que je m’en aille. Mêlant le geste à la parole, Pascal s’était dirigé vers la porte et l’avait ouverte.

Waouh! Ça voulait dire; exit! dégage!

Morte de chagrin, les larmes ont dévalés la pente. Pour ne pas me voir pleurer, il s’est détourné pour appuyer sa tête contre le montant de la porte.

  • Ce n’est pas la 1ère fois que tu es aussi dur avec moi. Ça fait mal. J’ai fait tout ce chemin, par ce temps horrible pour...
  • Tu n’aurai pas dû.

Aïe, la vache! Son ton était dur, sec, sans appel. Il n’y allait pas avec le dos de la cuillère en tous cas!

  • Il faut arrêter ces jeux stupides à se courir après à travers le globe!
  • Je suis sure que tu n’as jamais été aussi dur avec Jess ou même Caro. C’est toujours pour moi. T’as raison, je ne veux pas t’ennuyer plus longtemps, je m’en vais...

J’avais trop mal, Pascal ne me regardait même pas. Il réussissait toujours à me faire du mal. Ce n’était pas la 1ère fois qu’il cherchait à rompre. Tout ce qu’il voulait apparemment, puisque Jess n’était pas là, c’était retourner voir Caro, et pour ça, il devait se débarrasser de moi.

J’ai voulu le toucher une toute dernière fois, me serrer contre lui, comme il me tournait toujours le dos, je l’ai entouré de mes bras. Dans un souffle, timidement, j’en ai profité pour lui demander, s’il ne m’aimait plus? Je connaissais déjà sa réponse, mais je pense que j’avais besoin d’un dernier coup de poignard.

  • Je ne sais pas où aller, mais je ne vais pas te coller aux pattes, j’imagine que Caro t’attend...
  • Arrête ça! Et oui, elle m’attend.

Aïe! Encore un coup de poignard dans les dents! Je n’arrivais pas à me décoller de lui, je voulais profiter encore un peu de le sentir contre moi, juste encore quelques secondes. Puis, miracle, sa main s’est posée sur mon bras. Gros frissons de la tête aux pieds. Mais c’était un tout petit miracle, parce qu’il ne disait toujours rien. Alors, même si ça m’arrachait le cœur, je me suis détachée. Il était temps que je m’en aille. Que j’aille verser mes rivières de larmes ailleurs. Après tout, si je pleurais dans les rues de Munich, je m’en foutais, personne ne me connaissait ici...

Au moment où j’ai passé la porte, Pascal m’a attrapé par la main; Reste.... J’ai cru avoir mal entendu ou pris mes désirs pour la réalité. Ca m’a cloué sur place, mais je n’osais pas me retourner vers lui.  Ne t’en va pas... Reste. Cette fois, j’avais bien entendu, il me demandait de rester. Par pitié? Par amour? Parce que je ne savais pas où aller? Oh puis zut, qu’importe.

Lentement, il m’a tirée à lui et m’a serré dans ses bras.

  • Tu ne peux pas rester ici Jane, tu n’aurais pas dû venir. Je croyais qu’on avait discuter de tout ça! Pourquoi tu nous fais ça?

Je n’ai rien répondu, je n’aurai pas pu sans fondre en larmes. Je pense que je m’étais assez ridiculisée comme ça, mais comme il a continué à me poser des questions pour savoir ce que j’avais voulu dire par; “je ne savais pas où aller” et j’ai dû répondre entre 2 sanglots, pour lui expliquer que je n’avais pas prévu de dormir à l’hôtel, donc.

Mouais... ça l’emmerdait!

Il a voulu me réserver une chambre quelque part, je ne voulais pas. Ciel, ce que ça faisait mal, il n’en avait aucune idée. Je me sentais complètement dévastée, je ne sais pas comment je faisais pour ne pas tomber raide. Je ne voulais pas aller où que ce soit où il n’était pas, je voulais rester avec lui. Il ne le voulait pas. Pour finir, Pascal m’a dit que je pouvais rester chez lui. Après 1 demi seconde de joie, j’ai compris qu’il me plantait là pour aller chez Caro. C’était affreux, horrible et tous les mots qui vont avec du dico ou pas. Il m’a laissé là, toute seule et il a filé.

Dès qu’il a fermé la porte derrière lui, j’ai senti mon cœur se déchirer et les flammes de larmes me monter aux yeux. J’avais quand même l’espoir qu’il fasse marche arrière, je ne pouvais pas croire, qu’il me laissait là comme ça. J’ai couru à la fenêtre en tassant dans un coin de mon cerveau le flot des larmes qui menaçaient de me noyer. Je ne croirais rien tant que je ne verrais pas sa voiture quitter l'hôtel.

Pas possible, il me plantait vraiment là!!! Je venais de voir son 4x4 quitter le garage souterrain, je n’arrivais pas à le croire! Cette fois, les larmes en attente sont sorti tout seul. Et j’ai pleuré, pleuré... Je n’avais même pas assez de larmes dans tout le corps pour apaiser mon chagrin.

------ Désespoir Géant! Je n'arrive pas à croire ce qui nous arrive! (2) -- Jeu.23.Déc.10 - (357) ------

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J
Affff... Je sais pas! Je crois qu'il a été assez clair! Je ne veux pas finir par agir comme Caro! Enfin... je vais voir, je sais pas! Je crois que j'en ai assez fait, ça fait trop mal de continuer à pédaler dans le vide!Bonne Année 2011 les filles... merci milles fois pour tous vos adorables petits mots :)ps: les mecs aussi ;)
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J
Je pense aussi qu'il est temps de jeter l'éponge... mais c'est plus facile à dire qu'à faire :(
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N
Moi je suis pas d'accord. Le pauvre garçon fait de son mieux, tu ne sais pas tout, tu ne sais pas ce qui se passe dans les coulisses? Il essaie de faire de son mieux, il faut lui donner une chance de s'expliquer... plus tard.. parce que pour le moment je pense que les choses sont compliquéés de son côté et il ne peut pas te dire tout ce qui se passe. Alors ne soit pas trop malheureuse. Tu savais qu'il était pris, tu l'a voulu quand même et j'ai l'impression qu'il t'aime vraiment seulement parfois les choses sont un peu plus compliqués qu'il n'y parraisse alors essaie d'e^tre optimiste et attend qu'il s'ouvre à toi. Je pense qu'il a encore plus besoin de ta compréhension que par le passé, prouve lui que tu ne va pas te jeter dans les bras d'un autre aussitôt??? hein? OK? Montre lui (comme le fait l'autre peste) que tu es là, que tu n'as pas l'intention d'abandonner!
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A
:( Suis d'accord avec Akemi, même s'il est revenu il est quand même parti chez l'autre en te laissant après que tu ai traversé la moitié de l'europe pour lui. C'était sans coeur. Malgré ce qu'il dit, je ne peux pas croire qu'on puisse aimer quelqu'un et lui faire un truc pareil. Tu avais fait plus de 500 borgnes, tu l'as cherché toute la nuit et avec ça, juste avant Noël qui plus ait!Même si les hommes sont souvent à côté et ne savent pas faire ce qu'il faut quant il faut, Pascal n'a pas d'excuses, comme Akemi, je pense qu'il est temps de jeter l'éponge, que tu te fasse une nouvelle résolution pour 2011, et sans Pascal!Que tout soit rayonnant dans ton coeur pour 2011 - Bonne Année Jane
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J
A toi aussi, Bonne Année pour 2011 Akemi-sama, arigato :)Oui, c'était horrible, j'en ressens encore les douleurs. Difficile d'imaginer qu'on puisse avoir autant mal avec quelque chose qui ne se voit pas... Mais c'est une blessure qui fait, je trouve, encore plus mal. Heureusement, il est revenu, sinon je crois que je serais morte de chagrin :(Mais, nouvelle année, nouvelle résolution pour 2011.. Je veux plus souffrir
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A
Ca me donne envie de vomir sérieux. J ai eu mal a en pleurer pour toi. Je ne vais rien rajouter pour ne pas remuer le couteau dans la plaie, mais ce qu il a fait la... Laisse le partir Jane, il n en vaut pas la peine. Nouvelle année nouvelles resolutions, bonne année 2011 Jane, du fond du c½ur ;).
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