38/2013 - Encore une clé !
Jeudi - 07 Février 2013 - (38/2013) - Encore une clé!
Question de ne pas pousser Jess à bout, on a décidé, Pascal et moi, de se faire plus discret. Même si on se rencontre chez lui, donc à l’appart de Thomas, je devrais faire en sorte de ne pas croiser Jess. L’éviter à tout prix, quitte à devoir me cacher. Thomas m’a remis encore une clé. Il paraît qu’il m’en avait déjà donnée une, quant on s’était installé à l’étage.
Ça posait quelques problèmes. J’étais sensée être copine avec Jess, d’habiter temporairement et parfois, chez elle. Pour l’extérieur, Pascal était sensé être toujours en bas, même s’il passait beaucoup de temps en haut avec Thomas. Surtout depuis qu’un escalier reliait les 2 étages. De l’extérieur, personne n’était sensé savoir que Pascal habitait maintenant en haut. Mais comment le cacher à ses parents?! Et à long terme à leurs amis?!
Pour Pascal, c’était compliqué, et les changements d’humeurs de sa femme l’agaçait. Moi, je comprenais, je pouvais difficilement la blâmer. Pour lui, ça paraîtrait étrange que je passe par en haut, et il ne voulait pas que leurs connaissances s’imaginent que, j’avais recommencé à sortir avec Thomas. Et pourtant, c’était peut-être la solution.
Ce soir, Pascal avait eu un match, ensuite il avait rendez-vous avec Varios. Jess était sorti, Pascal devait la rejoindre en ville, dans le bar que fréquentait la bande habituelle. On n’avait pas prévu de se voir, mais, j’avais envie de le voir un petit moment. Alors, je l’ai appelé.
J’avais passé la journée à attendre des nouvelles de Tchoy. Il avait promis à ma soeur de passer lui installer ses étagères. Mais, comme à son habitude, on ne peut compter sur lui. Ce n’était pas la 1ère fois qu’il agissait de la sorte. Donc, aujourd’hui, impossible de le joindre. Il ne répondait pas à son natel. Tchoy a fait le mort. Ça m’énerve grave. Je ne lui prêterais plus 1 centime, ne lui rendrait plus service. Et certainement pas avant qu’il respecte sa parole. Quel enfoiré.
J’avais décidé de retrouver Pascal, comme on le faisait au début, près du bar pour lui voler un baiser et quelques câlins. Ça avait toujours été des petits moments passionnants, qui n’appartenait qu’à nous.
Pascal n’a pas semblé enchanté. Il n’osait pas se laisser aller et ne voulait pas se faire attraper en train de m’embrasser, dans un coin cacher, en pleine rue. Il est venu me retrouver dehors, mais n’a pas fait un geste. J’ai voulu tenté un petit rapprochement, mais il m’a découragée. Je me suis sentie repoussée et déprimée.
Pour essayer de se rattraper, il a proposé qu’on se retrouve après chez lui. Il ne pensait pas faire tard, tout au plus, dans une heure, il serait à la maison. Malgré mon abattement, la boule à l’estomac, j’ai souri et accepté en me montrant enjouée. Pas question que je baisse les bras, ni que je fasse la gueule. Ce serait faire le jeu de mes rivales.
Jess ne s’est pas doutée de ma présence à l’appartement du dessus. J’avais parqué près de chez Caro. Et je suis partie dès que Pascal s’est endormi. Ça m’aurait bien plût de prendre le café du matin avec lui. Quelle galère, j’ai l’impression qu’on s’éloigne, il faut absolument que je trouve le moyen de rallumer la flamme!!! Je ne veux pas que notre relation devienne de la routine, je veux qu’il ait toujours les papillons dans le ventre, comme au début.