39/2013 - Seule à ne rien savoir...
Vendredi - 08 Février 2013 - (39/2013) - Seule qui ne sait rien!
Mal de tête incroyable aujourd’hui. Je crois que c’est reparti pour mes maux de tête. J’en ai eu pendant plus de 10ans, puis, du jour au lendemain, plus rien. Ces temps, j’ai l’impression que ça recommence. Avec de petites périodes d’accalmie. Je crois que je vais essayer de reprendre des vitamines B6, peut-être que ça m’aidera. J’ai l’impression que mes règles aussi sont plus douloureuses.
J’ai pensé que Pascal devinerait qu’il me manque, ou à m’appeler aujourd’hui. J’ai attendu toute la journée. Niet.
En désespoir de cause, sans y avoir été spécifiquement invitée, je me suis pointée chez Pascal. C’était bien après minuit, il n’y avait personne dans la maison. Je me suis installée dans la chambre pour lire. Après minuit, j’ai commencé à ressentir de l’angoisse; “et s’ils étaient tous en montagne?”. C’était un peu tard pour descendre vérifier en bas, ou même dans les affaires à Thomas. Il suffisait que quelqu’un rentre et il verra la lumière dans des pièces où je ne suis pas sensé aller.
J’ai voulu envoyer un message à Pascal pour dire que j’étais là. Puis, je me suis sentie bête. Si chaque fois qu’il ne se donne pas la peine de m’appeler, me donner des nouvelles, ou ses plans de sorties, et que je passe mon temps à l’attendre chez lui, Pascal ne se donnera jamais la peine de changer. Wafff, je devais partir. Il aurait dû m’appeler.
Je me suis dépêchée de remballer mes affaires et filer. Si Pascal voulait me voir, il n’avait qu’à m’appeler.
Tout le long du chemin, j’ai croisé des tonnes de personnes qui avaient l’air de s’amuser, d’avoir des choses à faire, des gens à voir, des couples. Triste, les larmes aux yeux, je me sentait désespérément seule. Où était-il? Que faisait-il? Est-ce que je lui manquais? Mon imagination a commencé à me faire souffrir. Je l’imaginais avec Caro, ses amis, sa femme, à rire, à faire la fête. Pourquoi ne m’avait-il pas appelée? Pourquoi n’en a-t-il même pas eu l’idée?
Mon natel a crépité… C’était Pascal. C’était lui. Il demandait où j’étais! Il aurait dû y penser avant, non?
Puis, la colère a pris le relais. Il n’a pas pensé me dire où il était? Seulement où j’étais? C’était un crétin. S’il tenait à moi, il aurait pensé à m’appeler, à me dire ce qu’il faisait ce soir, me proposer de le rejoindre. Pfff, quelque chose, mais certainement pas ce gros vide. Ce gros silence. Je n’étais qu’un bouche-trou? Il voulait savoir où j’étais pour être sûr qu’il était tranquille? Qu’il n’y avait pas de risque que je lui tombe dessus?
J’étais trop énervée pour avoir envie de lui répondre. Parce que j’avais plutôt envie de lui dire d’aller se faire foutre.