39/14 - Ma vie continue? sans lui? (2)
Samedi, 08 février 2014 - 39/14 - Ma vie continue… sans lui… (2)
J’ai vite compris que Pascal pensait qu’on se joindrait aux autres pour le reste de l’après-midi et je ne voyais pas comment on aurait pu faire autrement. Alors, j’ai averti Thomas discrètement que j’avais décidé de prendre la télécabine pour retourner au chalet. Pascal nous dévisageait, mécontent. Il était énervé de nous voir nous chuchoter des trucs à l’oreille.
Au chalet, j’ai été dans ma chambre pour lire, et faire une petite sieste. Qu’on me réveille pas avant 20h au moins. Pourtant, je crois que ça ne m'aurait pas dérangée que Thomas vienne me rejoindre... Hélas, ce n'est pas toujours le genre de chose qu'il fait, Pascal oui. C'était sûr qu'il ne fallait pas que j'espère voir Pascal se pointer!
J’ai pris le temps de me prendre une bonne douche pour me réveiller, j’aurai bien dormi encore un peu. Je n’avais pas faim non plus. J’entendais les bruits de l’excitation provenir du salon, apparemment, ils n’avaient pas besoin de beaucoup pour faire la fête. Je n’avais pas envie de descendre, Je craignais d’avoir l’impression d’être hors du coup.
Debout près de la cheminée, les bras croisés, Pascal discutait avec Paul. Quant j’ai enfin montré le bout de mon nez, je l’ai vu se tourner pour me regarder descendre. Je crois qu’il attendait de voir si j’irai vers lui, mais je n’en avais pas envie. Je ne l’ai jamais fait, je ne sais pas pourquoi je commencerais maintenant, qu’on est plus ensemble.
Thomas était assis sur le canapé du salon et discutait avec une fille, Louisette je crois, qui venait souvent le week-end, depuis quelques temps. Tout en continuant sa conversation, il m’a juste souri et tendu la main. Il s’est poussé pour me faire une place, je me suis donc assise à ses côtés, ignorant totalement la présence de Pascal. Pas mon coeur qui, lui, faisait des sauts de moutons nerveux. J’ai posé ma tête sur l’épaule de Thomas.
L’ambiance était déjà légèrement surchauffé. Il y avait pleins de gens qui n’étaient pas les habituels, mais j’imagine que c’était les amis des amis, ou des rencontres lors des sorties dans le village. Certains avaient déjà assez bu, et étaient d’humeur foufous. J’essayais d’éviter que Thomas ne boive trop, sinon parfois, il devenait un poil agressif.
Ils ont commencés à faire des jeux. J’ai voulu participer. Après le jeu du “macaron”, ils ont lancés le jeu de la vérité, j’ai préféré me retirer. Ils se sont déplacés à la piscine. Ils ne voulaient pas que ceux qui ne participent pas puissent profiter du jeu. Pascal est resté dans le jeu. Je suis retournée m’asseoir près de Thomas, mais je crois que j’avais envie de jouer, parce que je voulais connaître les secrets des autres. Hé oui, je suis curieuse.
Pascal a préféré boire plutôt que de répondre quant on lui a demandé quels étaient les filles du groupe qui l’attiraient. La fille qui a eu la même question a aussi préféré boire. Pascal est tombé sur moi et m’a demandé si j’étais amoureuse et de qui; j’ai aussi préféré boire. Thomas était resté au salon. On dirait qu'il me fait confiance! J’aurai pu répondre, mais il aurait su. Je ne crois pas que ça lui aurait fait très plaisir de savoir que j’avais dit devant tout le monde que j’aimais toujours Pascal.
Au jeu du baiser volé, Thomas était venu nous rejoindre. Pascal ne m’a pas choisi, il a choisi une des filles à côté de lui, Barbara je crois. Ça m’a retourné l’estomac, j’avais les poils au garde à vous. Il me fixait en l’embrassant, cherchant sans doute à voir ma réaction. Je gardais le sourire, mais à l’intérieur, c’était comme s’il me piétinait le coeur. Je faisais semblant de faire le compte, comme si j’en avais quelque chose à fiche qu’il respecte les 30 secondes du baiser. Trop long. Je sentais les yeux de Thomas sur moi, et ça me donnait chaud.
Pour le faire enrager, j’ai choisi Thomas. J’espère qu’il en a crevé autant que moi. La fois suivante, il m’a choisie, et j’aurai bien voulu l’envoyer sur les roses de ne pas m’avoir pris en premier. Mais, je crevais d’envie de l’embrasser. De sentir la douceur de sa bouche sur la mienne. Je n’ai même pas remarqué que Thomas a fichu le camp, ne supportant pas de me voir si… impliquée.
Pour finir, on n’a pas quitté le chalet de la soirée. J’ai même joué au billard. Mon équipe a perdu 2 fois de suite. On a aussi dansé, et j’ai eu la chance de danser avec Pascal. D’être serrée contre lui était juste le summum du blues. Un plaisir sans limite. On n’a pas parlé, seulement se regarder. Ça chauffait à l’endroit de mon dos où il avait posé sa main.
Pascal me serrait contre lui, imperceptible plus fort, à mesure que le disque se terminait. J’ai voulu filer après une danse, mais Pascal m’a retenue. A quoi il jouait? Parce que je suis certaine qu’il s’amuse de voir mon trouble chaque fois qu’il s’approche. J’ai perdu toute envie de résister. Tout ce que j’avais envie, c’était de rester là, dans ses bras à jamais.
Thomas a interrompu notre slow langoureux. Tant mieux, sinon, je crois bien que je l’aurai laissé m’embrasser.
Le coeur atrophié, douloureux de quitter les bras de Pascal, j’ai laissé Thomas m’entraîner en me forçant à sourire. Quant j’ai cherché Pascal des yeux, il me fixait, ça m’a fait rougir. Il savait probablement ce que je ressentais, il me connaissait par coeur. Je me suis forcée à ne plus penser à lui. Ne plus faire des plans sur la comète pour me retrouver dans son lit tout à l’heure. Ne plus penser.
Plus tard, je l’ai vu danser avec une nana, Caroline se rongeait les ongles en les fixant, au bord des larmes. Je l’avais complètement zappée. Je ne me souviens pas d’elle pendant les jeux. Quel horrible copine je fais! Elle avait l’air tellement seule, paumée. Puis je l’ai oubliée à nouveau. Je crois que j’avais trop bu.
Bien sûr, ça me faisait super chier de voir toutes ces filles tournoyer autour de Pascal, et surtout de voir qu'il semblait apprécier!