39/14 - Ma vie continue? sans lui? (1)

Publié le par JaneDo


Samedi, 08 février 2014 - 39/14 - Ma vie continue… sans lui… (1)

Ne me voyant pas à son réveil, Caro est descendue, j’étais déjà sur pieds. Thomas m’avait convaincue d’attaquer les pistes aujourd’hui. J’étais bouffée par le trac, mais lui pétait le feu. Après avoir pris un café avec Caro et les lèves tôt, on a été tous les 3 me chercher un équipement en ville. Contrairement à son habitude, Pascal n’était pas encore debout. Crevé ou pas, Pascal aimait bien, si le temps s’y prêtait, faire un jogging, sinon, quelques brasses dans la piscine.

Caroline a aussi décidé de nous suivre, donc Thomas lui a aussi offert l’équipement pour le week-end.

Thomas a été un chou à la crème avec moi. D’abord, les pompes étaient super confortable, je n’ai pas eu froid aux pieds de la journée. Cela faisait un bail que je n’avais plus mis un snowboard, alors j’avais un peu la trouille de ne plus savoir. Thomas, patient, est resté à mes côtés, m’indiquant les mouvements que je n’avais pas tout à fait oublié. On a eu de gros rires, parce que je me suis flinguée à plusieurs reprises. Caroline n’était pas mieux, alors Thomas a aussi prit le temps de lui montrer les gestes qui sauvent, et en premier; l’arrêt d’urgence, qui consistait à se jeter parterre, point barre. C’était amusant.

Après 2 descentes éreintantes, on a fait un petit stop café. Les fesses planés confortablement dans nos chaises, face à un soleil mourant, les lunettes sur le nez, on a aperçu Pascal, en compagnie de la fille d’hier soir et de ses potes. Petit pincement au coeur. Je suis sûre que Caroline a dû ressentir la même chose, parce que je suis presque certaine qu’elle l’a vue aussi. Jeeez, horrible comme j’ai l’estomac retournée rien que de le voir!

J’ai zappé, touche: effacer Pascal. Je ne voulais pas que sa vue me flingue ma journée. Thomas n’a pas dû s’apercevoir que je l’avais vu, il regardait Caroline, qui s’était avancée et levé ses lunettes pour mieux voir. Quant Thomas a regardé dans ma direction, j’étais en pleine procédure d’effacement, et je balayais une miette imaginaire de ma veste. Je lui ai rendu un sourire éclatant et joyeux.

On s’est à nouveau lancé sur les pistes, et je dois dire que la pose avait fait des merveilles, on se débrouillait beaucoup mieux. Ça n’a pas empêché de sacrés gamelles de Caroline ou moi, ce qui faisait mourir de rire Thomas. Inconsciemment, je cherchais Pascal du coin de l’oeil. A la 2ème descente, Pascal nous a vu, et je dois dire que la tête qu’il a fait, m’a fait bouillir de plaisir. Il était estomaqué. J’en ai profité pour m’arrêter en entourant la taille de Thomas.

Pascal ne pouvait pas voir que je l’avais vu, grâce à mes lunettes. On a ri, et on s’est couché dans la neige, sur le dos; Caroline venait de faire sa énième chute.

Au lieu de suivre son groupe, Pascal a attendu qu’on passe devant pour nous rattraper. J’ai joué la surprise, mais je jubilais intérieurement. Etonné de me voir sur les pistes, il m’a demandé comment cela se faisait, j’ai rigolé; “Hmm, Thomas a été plus que convainquant! Et c’est un bon prof, très patient”. Pascal avait perdu son l’air joyeux qu’il affichait quelques minutes plus tôt; “Mais, moi aussi je sais être patient”.

C’était un fait, mais je n’avais pas envie d’y penser plus que ça, ni d’en débattre. Thomas a fait signe qu’on continue, et je l’ai suivi, laissant Pascal et Caro derrière moi. Le groupe avec qui Pascal était monté l’attendait un peu plus bas, et je l’ai vu hésité à les suivre ou de rester avec nous. En partant, Il nous a lancé qu’on se retrouvait dans une heure au resto pour manger. Hum, je n’avais pas trop envie de lui faire ce plaisir. A la limite, je préférais rentrer au chalet.

Comme il y avait moins de monde sur les piste pendant vers midi, on a préféré continué à surfer. Caroline, elle, a préféré aller rejoindre les autres au bistro, alors Thomas et moi avons continué, rien que les deux. C’était encore plus agréable.

Vers 13h30, on a voulu s’arrêter pour manger. Avant d’aller au bistro, on s’est assis en contrebas du bistro, sur nos snowboard, et on a discuté “snowboard” et ce qu’on voulait faire après avoir dîner. Je lui ai dit que je n’avais pas spécialement envie d’aller au resto ici, je préférais descendre au chalet. J’avais envie qu’il descende avec moi, sinon, je prends le remonté mécanique. Jamais je n’aurai eu le courage de descendre seule.

Pour moi, toutes les pistes se ressemblent, tout est blanc, alors je m’y perds…

Puis, on a décidé de rejoindre le restaurant pour manger. Pascal était sur le poing de partir, quant il nous a vu arriver sur la terrasse, il a décidé de rester. La pouffe est restée aussi. J’ai fait comme si elle était invisible.

Ça m’emmerdait que Pascal soit resté, je n’avais rien à lui dire. Je ne voulais même pas le voir. Il n’avait qu’à partir snowborder avec sa pouffe et nous laisser tranquille.

Pour éviter d’avoir à lui parler, j’ai filé au toilettes. Je n’avais même pas besoin de pisser, mais j’ai traîné. En revenant, je me suis plongée dans le menu. Je n’écoutais même pas ce qu’ils se racontaient.

Du coin de l’oeil, j’ai vu que Pascal cherchait à capter mon regard, mon attention, mais tout sourire, je faisais comme de rien. M’intéressant à ce que racontait Thomas, demandant à Thomas ce que je devais commander, etc. Pascal a essayé de me conseiller un plat, mais j’ai ignoré son intervention. Faisant celle qui n’avait rien entendu.


Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
J
Tu parles! Je suis à 2 doigts de me jeter à ses pieds pour lui demander de ne pas me laisser, de revenir...!!!
Répondre
P
Je suis contente de voir que tu recouvres ton indépendance, que tu tires un trait sur Pascal, cet amour destructrice. Bravo
Répondre