44/2013 - Ils ont profités de passer un w-e en amoureux...

Publié le par JaneDo


Mercredi - 13 Février 2013  - (44/2013) - Ils ont profité d’un W-E en amoureux!

Besoin de le voir, de lui parler. Besoin de lui tout simplement. Pascal m’avait laissé sans nouvelles. J’avais la vague impression qu’il m’évitait. J’ai fait l’effort de l’appeler au travail, mais il paraît qu’il était en réunion. J’ai attendu plusieurs heures qu’il daigne me rappeler. Mais rien. Découragée, je n’osais pas le rappeler.

J’ai donc tenté de passer par Caro. Je voulais savoir ce qui s’était passé ce week-end.

Caroline ne répondait pas non plus. Mais, je n’avais aucun scrupule à a harceler. Tout de même, je voulais avoir l’air cool, donc, j’ai laissé un message sur sa box, pour lui proposer de sortir prendre un verre avec moi et Dol. C’était complètement inventé. Je n’avais pas l’intention de mêler qui que ce soit à notre soirée. Dans mon message, je la prévenais que sans nouvelles, c’est que c’était d’accord pour elle, donc je passais la prendre vers 20h.

1h plus tard, Caroline me rappelait. Je pense qu’elle en avait sûrement discuté avec Pascal avant… :(

Etonnament, ça lui faisait plaisir, une sortie entre filles. Caro avait effectivement tenté de joindre Pascal. Apparemment, il était réellement en réunion. Pascal avait peut-être un match ce soir, et elle aurait bien voulu y aller. Comme elle n’avait pas pu le joindre, elle ne savait pas où et comment y aller.

Complètement prise au dépourvu, je ne m’attendais pas à ce que Pascal m'appelle. Enfin! J'étais contente, mais en même temps, je crois que j’avais déjà conclu, qu’il m’ignorerait pendant plusieurs jours.

Je sentais son malaise au téléphone. Il faisait un peu trop d’efforts pour avoir un air enjoué, faisait comme si de rien. J’ai dû couper court et lui reprocher de m’avoir mise de côté tout le week-end, sans avoir l’air trop fâchée, pour ne pas le braquer.

Pascal m’a fait comprendre, sans vraiment le dire, que c’était une des premières fois, qu’ils se retrouvaient tous les deux, seuls. Loin de tout le monde. Alors, ils en avaient profité pour passer un week-end, rien que tous les deux, en tête à tête. J’avoue que ça m’a tordu les boyaux. La jalousie, l’envie m’a envahie, me faisant traverser des coups de chaleur, aux coups de froids.

Je n’étais pas jalouse d’elle, mais plutôt de n’avoir pas été à sa place.

Vers 20h15, je me suis présentée chez elle, avec une mine déçue, prétendant que Dol avait annulé, que Vania nous attendait au bar des Lesbiennes, mais que ça ne me disait rien. Je voulais la voir, la regarder, voir si elle avait l’air aussi heureuse que je le pensais. Voir celle qui m’avait supplantée. Tenter de voir si j’avais des raisons d’avoir peur. Et je l’ai scrutée de la tête aux pieds.

J’avais la chair de poule, la boule à l’estomac. L’angoisse me terrassait. Caro était magnifique.
Peut-être que j’imaginais, que je voyais des choses qui n’existaient pas. Mais, impossible de ne pas flipper.

Caroline était au courant que je n’avais aucune idée du programme du dernier week-end. Que Pascal ne m’avait rien dit. Qu’il ne m’avait pas appelée. Je n’ai pas jugé nécessaire de lui mentir. Je lui ai raconté un bout de tout ce qui m’avait traversé la tête,. Mes angoisses, ma jalousie. Quant elle m’avait rappelée samedi, elle ne savait pas encore que j’étais complètement dans le noir. C’est plus tard qu’elle a deviné.

Bien sûr, j’ai voulu savoir…

Pascal l’a appelée sur le chemin, en rentrant chez lui. Ça m’a encore une fois tordu l’estomac. Il l’appelait, elle, pas moi. Il n’avait même pas essayé mon numéro. De la voir tenté de s’isoler, sans vraiment oser, aussi sa manière de me regarder du coin de l’oeil, gênée, tout en précisant que j’étais là, me donnait envie de pleurer. Ça faisait mal. Très mal.

Et demain c’est la St-Valentin…

Pour éviter de pleurer sur place, devant elle, je lui ai fait signe que je partais, mais Caro m’a fait signe de rester. Je n’allais pas me faire prier. Je voulais savoir ce qu’ils se disaient. Ils n’ont pas parlé longtemps. Probablement parce qu’il savait que j’étais là. Après le coup de fils, j’ai prétendu ne pas vouloir déranger. Et j’ai filé plus vite que la lumière.

J’ai eu du mal à reprendre mon souffle et ne pas fondre en larmes. Je me sentais vachement rejetée. Mais, je crois que j'étais encore persuadée qu'il m'aimait.

Malgré la neige et le froid, je suis restée à proximité. Je voulais savoir s’il passerait chez Caro. Heureusement, il ne l’a pas fait. Frigorifiée, j’ai quand même été vérifié chez lui. Soulagée, de le voir se mettre en training et à table avec sa femme, j’ai enfin pu rentrer.

Pascal avait laissé un message sur ma boîte vocale. J’avais planté mon natel sur silencieux, donc je n’avais pas vu son appel. Tout de même, j’étais plutôt déçue de voir qu’il m’avait appelée, après avoir parlé à Caroline. J’étais le second choix. Donc, ce n’était pas seulement elle qui l’appelait, pour se tenir au courant de ses plans, lui aussi l’appelait, alors qu’il m’appelait tous les 7 en 14.

Je nageais entre la tristesse, la colère, le dégoût, la haine… Je ne savais plus très bien où j’en étais.


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